Stranger game

Pour votre gouverne

Kubik
121 boulevard Macdonald
75019 Paris

Ligne 7 : Station Porte de la Vilette
RER E : Station Rosa Parks

https://kubik-escapegame.com

Nous ne savons pas ce que vous avez pour habitude de faire le samedi à 14H mais, en ce qui nous concerne, nous aimons nous enfermer une petite heure entre quatre murs. C’est donc précisément en ce jour et à cette heure que nous avons mis les pieds, pour la première fois, chez Kubik, une toute nouvelle enseigne aux locaux agréables et à l’équipe qui l’est tout autant.

Dans le cas où vous voudriez vous lancer dans l’aventure Stranger game et vous plonger dans l’univers de la série Netflix presque éponyme, nous vous conseillons de prendre le métro ou d’enfourcher votre vélo, histoire de vous mettre dans l’ambiance.
Quoi qu’il en soit et quel que soit votre moyen de transport, vous aurez besoin de réunir trois à quatre de vos copains ainsi que la modique somme de 25€ à 29€ chacun.

Alors… Prêt à vous mettre la tête à l’envers* ?

*Cette référence ne s’adresse qu’aux fans de la série Netflix. Petit big up tavu.

Le scénario ?

Commençons par le commencement… Avez-vous déjà entendu parler du Stranger game ? Si ce n’est pas le cas, apprenez qu’il s’agit d’un jeu quelque peu mystérieux qui fut commercialisé dans les années 80. Manque de bol, ce dernier fut retiré du marché et interdit à la vente suite à la disparition inexpliquée de nombreux joueurs.

Vous trouvez que ça sent le sapin ? Nous aussi !

Outre le fait de remonter le temps jusqu’à l’époque où Bob Morane était égaré dans la vallée infernale, votre mission consiste à braver l’interdit en jouant au jeu sus-cité ! Afin d’éviter tout malentendu, sachez que la technologie Kubik qui est à l’origine du voyage temporel ne peut rien contre les effets du jeu… De ce fait, ces derniers ne cesseront qu’au moment où l’un des participants terminera la partie.

Un jeu pour tous ceux qui espèrent laisser derrière eux leur univers en somme… Voilà qui nous rappelle quelque chose !

kubik-escape-paris-stranger-game

Et tout le toutim…

Dans le cas où vous seriez passé à côté du film Jumanji et de la série Stranger Things, nous vous invitons chaudement à mettre votre lecture en pause et à passer les vingt prochaines heures de votre vie devant Netflix afin de parfaire votre culture et de nous faire plaisir… Si vous avez la flemme ou si vous êtes déjà à la page, nous vous proposons d’enchainer sur Peaky Blinders de continuer.

C’est à la fois excités et intrigués que nous nous rendons chez Kubik… En effet, à la tête de cette toute nouvelle enseigne parisienne se trouvent d’anciens blogueurs passionnés d’escape games. Cerise sur le gâteau, la salle que nous nous apprêtons à découvrir semble avoir pour thème un mélange d’une série que nous avons dévorée et d’un film cultissime de notre enfance. Il ne nous en faudrait pas beaucoup plus pour faire sauter nos pacemakers.

Lors de notre arrivée, nous sommes accueillis par la copropriétaire des lieux qui nous invite à nous installer confortablement… Que c’est beau ! Que c’est propre ! Que c’est neuf !
Nous prenons quelques minutes pour hydrater notre corps, ingurgiter de quoi frôler le diabète et échanger quelques mots avant que notre hôtesse ne nous fasse entrer dans le vif du sujet. Après tout, nous ne sommes pas venus ici pour discutailler du yucca qui trône à l’entrée… Discutailler… Le yucca… Tailler le yucca… Vous l’avez ?

Notre mission est simple et peut se résumer en une seule et unique phrase : nous allons jouer à un jeu… Certes, cette dernière peut aussi bien être prononcée dans la bouche d’un enfant que dans celle de Jigsaw mais, rassurez-vous, il n’est aucunement question d’horreur dans cette salle.

Il est maintenant temps de nous mettre en route mauvaise troupe ! Une fois le brief terminé, nous empruntons un couloir et, grâce à la technologie Kubik, nous remontons le temps… Sans prendre le risque de dévoiler trop de détails, sachez tout de même que la mise en scène est fort bien réalisée. Autrement dit, il ne s’agit pas seulement de pousser une porte pour traverser les âges.

Parvenus à destination, nous nous retrouvons dans le salon le plus connu de Stranger Things et… Tout est là ! Le papier peint à l’ancienne, les loupiottes multicolores, les lettres écrites à la main, la bibliothèque vintage, le poste radiocassette, la console de jeux d’époque et la télévision à tube cathodique à ne pas confondre avec catholique… Soyons francs, le décor est impressionnant de réalisme. Nous avons vraiment le sentiment d’avoir pénétré tout près de l’Upside down… Boy, you turn me !
Mais ? Que voyons-nous au plafond ? Surprise ! Nous préférons garder un peu de mystère afin que vous pensiez à lever les yeux… Pour tout vous dire, c’est si beau que nous aimerions prendre le temps d’inspecter, voire même d’admirer, ce décor tant il est réussi. Malheureusement, le temps presse et le plateau de jeu qui trône sur la table basse nous rappelle notre mission première.

En utilisant nos neurones, nous comprenons rapidement que cette salle cache de nombreux secrets. Fouille, logique, observation, dextérité… Tout doit être mis en pratique pour réussir à avancer. Important en escape game mais nécessaire dans celui-ci, la communication nous met quelques bâtons dans les roues. C’est couill*n… Mais c’est drôle !

Bon… Entrons dans le vif du sujet ! Qu’en est-il du Stranger game posé au centre de la pièce ? Nous tentons de le déchiffrer et, une fois la règle du jeu comprise, le rythme s’intensifie. Comme il nous est impossible de savoir si nous sommes dans les temps, nous arrêtons de nous tourner les pouces et passons la vitesse supérieure. Une étape après l’autre et nous voilà arrivés au bout du jeu. Enfin… C’est ce que nous croyons !

Une porte s’ouvre et nous plonge dans un tout autre univers… Quelle claque ! Qui dit nouvel espace de jeu dit forcément retour de la fouille et, en ce qui nous concerne, difficultés… Si nous devions nous trouver une excuse, nous dirions sûrement que le nombre de mètres carrés a diminué mais, rassurez-vous, ceci est un prétexte tout pourri pour éviter d’assumer nos piètres compétences dans ce domaine. Nous avons moins de place, il est vrai, mais nous trouvons dans un lieu loin d’être exigu.

Nous réussissons néanmoins à avancer dans le jeu grâce à notre admirable travail d’équipe, à notre sensationnelle détermination et à la sueur de nos fronts. Nous réfléchissons, nous hurlons et nous rions… Quel plaisir de prendre son pied de la sorte ! Titre !
Une ultime étape à réaliser nous permet de venir à bout du Stranger game après 55 minutes et, par la même occasion, de rejoindre le XXIème siècle aka l’époque d’Aya Nakamura. Voilà qui fut moins plan-plan qu’une partie de Monopoly…

IMG_1485

Après délibération du conseil

Cher lecteur, nous arrivons à la conclusion de cet article… Versez votre larme ! Pour ne rien vous cacher, il peut nous arriver d’avoir du mal à accorder nos violons en sortant d’une salle mais, cette fois-ci, il n’en a rien été puisque nous étions unanimes… Le Stranger game de Kubib est incroyable !

Comme vous l’avez très probablement compris en lisant notre article, les décors sont si incroyables qu’ils ne peuvent qu’être encensés. L’univers créé par ces derniers est plus que réussi et, de ce fait, immersif au possible.
Nous souhaitons également insister sur l’ambiance sonore qui a su nous motiver et qui, pompon sur la Garonne, n’a jamais fait preuve d’anachronisme.
Pour couronner le tout, ajoutons le fait que nous avons pris énormément de plaisir à résoudre et à enchaîner les différentes étapes du jeu. Autrement dit, les énigmes sont à la hauteur de ce que nous avons sous les yeux et dans les oreilles…

Cette salle est si exceptionnelle qu’elle ravira les débutant comme les habitués, les blonds comme les bruns, les petits comme les grands et les jeunes comme les vieux… De plus, nous sommes certains qu’elle saura convaincre les fans de Stranger Things et de Jumanji comme ceux qui n’en ont jamais entendu parler. En bref, cet escape game se doit d’être joué !

Si point négatif il devait y avoir, nous évoquerions le manque de temps pour contempler l’ameublement… En ce qui nous concerne, nous n’avons pas pris le risque de perdre la moindre minute pour admirer les décors.
Ne tortillons donc pas du postérieur, le Stranger game de Kubik nous a plus qu’emballés tant les énigmes étaient fluides, les décors magnifiques, le scénario réfléchi et les manipulations drôles…

Bulletin scolaire

Décors :5
˜Fouille :4
˜Réflexion :4
Difficulté générale :4

Menace soviétique

Pour votre gouverne

The escape agency
36 rue du Faubourg Saint-Martin
75010 Paris

Ligne 5 : Station Jacques Bonsergent
Lignes 4 & 8 & 9 : Station Strasbourg – Saint-Denis

http://the-escape-agency.fr

C’est à seulement quelques jours des trente ans de la chute du mur de Berlin que nous nous sommes donné rendez-vous chez The escape agency, tout près de la porte Saint-Martin, afin de découvrir la Menace soviétique… Quel timing !

Dans le cas où vous souhaiteriez mettre votre grain de sel dans la guerre froide ou, tout simplement, ingurgiter un mélange de caviar et de vodka, sachez que 23€ à 48€ par personne seront demandés selon que vous serez deux ou cinq à vous remplir la panse.

Alors… Prêt à découvrir le cyrillique ?

Le scénario ?

Ne passons pas par quatre chemins… Nous sommes sur le point de calancher ! Et oui Jamy, un ancien centre de commande nucléaire du fin fond de la Crimée, donc de feu l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, a été réactivé.
Bien que cette action aurait pu avoir un côté fort attrayant touristiquement parlant, elle s’avère finalement être assez inquiétante et quelque peu compromettante pour notre avenir puisque, d’ici soixante-dix minutes, l’arsenal nucléaire de l’ex-URSS fera passer Hiroshima pour un vulgaire feu d’artifice.

Par chance, une ancienne base soviétique cachée dans les sous-terrains de notre chère capitale s’avère aujourd’hui inoccupée et prête à remettre le couvert. Libre à vous de reprendre le contrôle de la situation afin d’éradiquer la menace…

Menace-SoviÇtique-The-Escape-Agency-42

Et tout le toutim…

C’est plus de trois ans après avoir fouillé de fond en comble L’appartement du Docteur Kang que nous pénétrons chez The escape agency… Il nous tarde donc de découvrir ce que l’enseigne nous réserve. En effet, notre équipe ayant bien plus d’atomes crochus avec l’histoire qu’avec les sciences, nous ne sommes que hâte. Nous devrions donc trouver notre bonheur dans leur nouvelle salle : Menace soviétique.

À notre arrivée, nous sommes accueillis par le propriétaire des lieux qui nous propose gentiment de quoi nous hydrater avant d’entrer dans le vif du sujet. À ce propos, notre hôte ne tourne pas longtemps autour du pot puisque, nos verres à peine finis, il nous annonce que nos vies sont en danger et que l’avenir de l’humanité repose sur nos épaules. Rien que ça…

Maintenant que nous savons à quoi nous attendre, il est grand temps de passer aux choses sérieuses… L’entrée dans la salle se fait par un passage discret que nous trouvons extrêmement bien pensé. En effet, aucun de nous ne l’avait repéré avant d’y mettre les pieds. Il s’agit sans aucun doute de l’une des plus impressionnantes entrées en matière que nous ayons rencontrées jusqu’alors.

Nous voilà maintenant dans la salle de commande, au cœur d’une magnifique cave voutée qui, dans d’autres circonstances et avec un peu plus d’aération, aurait fait un parfait bar à vins. Le décor semble figé dans le temps… Plusieurs machines électroniques nous entourent et nous font de l’œil. Pour tout vous dire, il nous tarde déjà de les mettre en marche. Un buste de Lénine et de fascinantes affiches de propagandes soviétiques viennent achever ce décor chaleureux réaliste. Afin de ne rien laisser au hasard, l’alphabet latin a laissé place au cyrilique… Voilà qui ne va pas nous simplifier la tâche mais qui, avouons-le, est un excellent point en terme d’immersion !

Nous sommes directement plongés dans l’ambiance et sentons qu’il ne va pas falloir chômer pour mener à bien notre mission. Devant l’ampleur de la tâche à accomplir, c’est tout naturellement que notre fine équipe se scinde en deux groupes. Malgré cela et compte tenu du fait que nous sommes tous obnubilés par l’envie d’utiliser les machines, nous oublions totalement de fouiller la pièce… Rappelons qu’il s’agit là de l’une des règles de base de l’escape game. Une fois n’est pas coutume, ce n’est donc pas par cette étape cruciale que nous mettons le pied à l’étrier. Bravo le veau !

L’un des binômes s’attèle de suite à relier la base parisienne à la Cimée, tâche ô combien capitale selon les dires de notre game master. Malgré moult échecs, cette étape s’avère être à l’origine de nombreux fous rires.
Pendant que ces deux énergumènes galèrent donc à réussir leur mission, l’autre binôme, composé de membres brillants, pertinents et cultivés, prend de l’avance et découvre rapidement un élément de décor assez incroyable.

Bien évidemment, chacun d’entre nous, persuadé de vivre la meilleure partie du jeu, se fiche royalement de ce que l’autre binôme est en train d’accomplir. C’est mal… Mais c’est drôle !
À tour de rôle, nous hurlons des choses totalement incompréhensibles pour les autres. Tout cela, bien que très égoïste et assez peu académique, semble porter ses fruits. Nous enchaînons les différentes étapes du jeu, nous fendons la poire et prenons franchement notre pied !

Une fois la base reliée, nous mettons tout en œuvre pour empêcher l’attaque. Nous activons des mécanismes les uns à la suite des autres et, histoire de nous lancer quelques fleurs, cogitons plutôt bien. Nous comprenons parfaitement ce que nous avons à faire mais, malgré le fait que les énigmes soit fluides, certaines manipulations, pas toujours faciles à effectuer, nous retardent quelque peu.

Au fur et à mesure de notre avancée, nous découvrons de nouveaux espaces de jeu où nous ne nous marchons pas dessus. De plus, chacun de nous a toujours quelque chose à faire. Nous nous rendons compte que, malgré un air vintage, le décor cache en réalité des mécanismes très modernes.

Nous accédons à une dernière salle après avoir assisté à un moment qui nous a laissé sans voix. Nous nous réunissons enfin et avançons tous les quatre jusqu’à ce que la panique nous gagne… Nous venons de réaliser l’ampleur de ce que nous devions accomplir. Chaud patate !

Nous voilà maintenant face à la dernière énigme. Il ne nous reste que trois minutes et le stress est à son apogée. Nous sommes à deux doigts de faire un arrêt cardiaque alors que nous devrions plutôt garder la tête froide. L’ambiance sonore ne nous aide pas à rester calmes… Nous prenons conscience qu’elle a évolué tout au long du jeu jusqu’à nous faire perdre la tête. L’un des membres de notre équipe finit par prendre les choses en main et parvient à apaiser la situation.
Vient alors le moment de faire preuve de cohésion et d’organisation afin d’annuler l’attaque ; ce que nous parvenons à faire après 69 minutes et 33 secondes. Nous quittons les lieux, épuisés mais heureux d’avoir sauvé le monde !

Mission accomplie en 69min 33sec

Après délibération du conseil

Cher camarade, voici venu le temps des rires et des chants de conclure simplement et efficacement en revenant, dans un premier temps, sur les décors de la Menace soviétique. Ces derniers, incroyablement immersifs, sont parfaitement aboutis et travaillés… Cerise sur le gâteau, chaque détail semble avoir été réfléchi de façon à ce qu’aucun anachronisme ne puisse entacher l’expérience. Même un professeur d’histoire ne trouverait rien à redire…

Ajoutons à cela que, pour notre plus grand bonheur, The escape agency a réussi l’exploit de faire du moderne avec du vintage. Les mécanismes, extrêmement présents, sont magnifiquement bien dissimulés et inattendus. Les énigmes, quant à elles et malgré le fait qu’elles aient parfois pu nous sembler aussi improbables que difficiles, n’ont jamais cessé de nous amuser. Pour tout vous dire, ce petit détail nous a fait une belle jambe et ne nous a jamais empêché de nous poiler. Pour faire bref, nous avons pris énormément de plaisir résoudre chaque étape du jeu.

Cette salle est tellement chouette que nous n’avons qu’un seul et unique regret… Ne pas avoir assez profité de toutes les énigmes, notamment celles résolues lorsque notre équipe a fait le choix de se répartir les tâches.

Bulletin scolaire

Décors :5
˜Fouille :2
˜Réflexion :4
Difficulté générale :5

Nautilus : L’expédition Aronnax

Pour votre gouverne

Unleash
5 Rue Henri Desgrange
75012 Paris

Lignes 6 et 14 : Station Bercy

https://unleashescape.com

Au cas où vous ne le sauriez pas encore, tous les membres de notre équipe ont pour points communs d’avoir cohabité avec un poisson à un moment de leur vie, de raffoler des avocats et de haïr Michel Sardou le jour mais de lui vouer un culte en fin de soirée. Au même titre que ces informations ô combien capitales, ajoutons le fait que nous soyons de grands amoureux de la littérature ! Quelle ne fut donc pas notre joie lorsque nous avons appris la naissance d’une enseigne y étant consacrée…
Cette dernière, de son petit nom Unleash, a choisi de s’inspirer de Vingt mille lieues sous les mers en intitulant Nautilus sa toute première salle.

Pour espérer plonger dans l’univers de Jules Verne, il est nécessaire que vous composiez une équipe de trois à six explorateurs et que vous investissiez entre 24€ et 38€ chacun. Rien de sorcier donc… Surtout compte tenu du monde merveilleux qui vous attend !

Le scénario ?

Avant toute chose, merci de respecter une minutes de silence en l’honneur de Pierre Aronnax, défunt narrateur de Vingt mille lieues sous les mers… Apprenez maintenant, qu’outre le fait d’avoir passé l’arme à gauche, cet homme a légué le manuscrit original de son œuvre à son rejeton.

Ce dernier, Louis pour les intimes, possède donc entre ses mains un écrit des plus précieux dans lequel apparaissent les plans du Nautilus ainsi que des coordonnées géographiques indiquant une île jusqu’alors non répertoriée.
C’est là que vous devez commencez à comprendre ce qui vous attend…

Louis Aronnax, accompagné d’un armateur et de son équipage, décide de suivre les traces de son père en montant une expédition dans l’espoir de retrouver le célèbre sous-marin… Coup de chance oblige, vous êtes de la partie !

Nautilus

Et tout le toutim…

Lorsque nous pénétrons pour la première fois dans les locaux d’Unleash, nous sommes bien loin, vraiment loin, d’imaginer ce qui nous attend… C’est donc plein d’innocence que nous arrivons sur place, impatients de découvrir l’univers du Nautilus.
Le seuil de la porte franchi, nous rencontrons Loïc, unique créateur de l’enseigne, qui nous accueille dans un très joli salon. Ce dernier, en plus de nous proposer quelques bonbons, nous offre à boire… Voilà de quoi ravir les gourmands que nous sommes.
Une fois désaltérés et au bord du diabète, nous sommes fins prêts à examiner le document préalablement confié par notre hôte. Nous découvrons alors une lettre donnant plus de détails quant aux raisons de notre présence en ces lieux. Les choses sont maintenant bien plus claires… Nous allons avoir la chance d’explorer l’épave du Nautilus. Rien que ça ! Néanmoins, une zone d’ombre persiste toujours… L’objectif de cette visite… Mais ne tergiversons pas, il est déjà temps de rejoindre le sous-marin.

Nous nous tenons face à une porte somme toute classique, persuadés qu’elle nous mènera à bon port. C’est alors que notre aventure prend un tournant inattendu… Nous empruntons un accès incroyable, tout simplement merveilleux et ô combien extraordinaire ! Aucun superlatif ne semble suffisant pour décrire le moment que nous sommes en train de vivre. L’élément nous permettant d’accéder au Nautilus est parfaitement fondu dans le décor et, pour tout vous dire, aucun d’entre nous ne s’y était préparé. Jusqu’à présent, il s’agit incontestablement de la meilleure entrée en matière que nous ayons connue dans un escape game. L’immersion est totale et immédiate ! Une vraie claque ! Dire que notre aventure ne fait que commencer…

À peine remis de nos émotions, nous découvrons un décor à la hauteur de cette mise en bouche. Nous sommes dans un couloir, juste un couloir, et nous ressentons déjà l’investissement sans limite de l’enseigne en matière de réalisme. Nous sommes bien loin d’une salle fabriquée de carton et de papier… Nautilus est plutôt faite d’un joli fil doré… Autrement dit, le métal est en métal, le bois est en bois et le velours est en velours.

Dès lors, nous remarquons de nombreuses portes qu’il nous tarde d’ouvrir et, pour tout vous dire, nous sommes déjà impatients d’explorer les salles qui se cachent derrière. À la suite d’une observation et d’une fouille minutieuses, nous comprenons et atteignons rapidement notre objectif initial.
Chaque action de notre part a un impact sur le déroulement du jeu puisque, dans cette salle, l’histoire se raconte au fur et à mesure… Aussi incroyable que cela puisse être, rien n’est prédéfini à l’avance.

Un mécanisme magnifiquement magnifique nous permet de déverrouiller une première porte… Comprenez ici qu’il n’y a point de serrure classique en ces lieux ; le Nautilus est bien plus surprenant que tout ce à quoi vous pourriez vous attendre. Derrière cette porte se cache une scène encore plus impressionnante que ce que nous avons vu jusque-là. Nous commençons alors à fouiller mais comprenons vite que nous avons oublié des choses en chemin. Il nous faut donc revenir en arrière et ouvrir une deuxième porte. C’est à ce moment du jeu que l’apothéose en matière de décor est atteinte ! Il est quasiment impossible de décrire ce que nous voyons sans prendre le risque de gâcher votre future expérience. Contentons-nous seulement d’affirmer que nous en prenons plein les mirettes !

Après quelques minutes d’émerveillement, nous parvenons à reprendre le fil de notre histoire. Les puzzles s’imbriquent les uns à la suite des autres et les manipulations s’enchaînent avec une limpidité sans nom. À chacun de nos actes et à chacun des décors qui s’offre à nous, nous sommes aussi émerveillés que des adultes un matin de Noël. Il nous est soufflé dans l’oreillette que l’expression concerne normalement les enfants mais, compte tenu du fait qu’il s’agisse d’une matinée dédiée à l’amour et aux cadeaux, nous estimons que les adultes ont aussi le droit d’avoir leur place dans cette phrase.

Nous suons sang et eau, sans perdre de temps, pour que notre aventure avance… Étant motivés comme jamais pour mener à bien cette expédition, il nous est inconcevable de manquer une seule seconde de cette incroyable salle. Heureusement, en cas de doute, nous pouvons compter sur notre game master qui veille au grain grâce à un système d’indices pleinement intégré au décor et admirablement pensé en matière d’immersion. Pour couronner le tout, aucun anachronisme ne vient gâcher l’expérience. Nous ne sommes que joie !

Nous enchaînons les étapes et découvrons, suite à un mécanisme encore plus fou que les précédents, une dernière pièce… Le scénario ne cesse d’évoluer, le rythme s’accélère et la pression monte ! Nous sentons que nous ne sommes pas en avance mais tout est tellement magnifique que nous nous risquons à perdre du temps afin de reluquer cette salle dans les moindres détails.

Alors qu’une ultime décision doit être prise, un moment de flottement immobilise notre équipe quelques minutes. Fort heureusement, l’un d’entre nous reprend les commandes et nous remet sur la bonne voie jusqu’à ce que notre objectif soit atteint…

Une fois chose faite et après 77 minutes d’immersion, nous retrouvons la terre ferme, heureux d’être allés au bout de notre épopée et de n’avoir manqué aucune miette de ce somptueux voyage.

Unleash

Après délibération du conseil

Histoire que personne ne perde du temps bêtement, mettons de suite les pieds dans le plat… Le Nautilus est une merveille en matière d’escape game !

Qu’il s’agisse des décors, plus sublimes les uns que les autres, des mécanismes, plus époustouflants les uns que les autres, ou des manipulations, plus inattendues les unes que les autres, Unleash a réussi l’exploit de nous surprendre et de nous faire vivre une aventure au-delà de nos attentes.

L’immersion, quant à elle, nous a happés de long en large… Le scénario évolutif, le système d’indices et les musiques entendues nous ont plongés au plus profond de l’imaginaire de Jules Verne. Tout a été mis en œuvre pour que nous nous sentions de plus en plus impliqué dans l’histoire et que nous ayons plaisir à nous prendre au jeu.

Cerise sur le gâteau, les énigmes n’ont cessé de nous demander une concentration sans faille et un investissement sans limite. Ces dernières, toujours en lien avec l’intrigue, furent d’une impressionnante fluidité et d’un incontestable bonheur à résoudre. Cependant, il est probable que l’omniprésence de la lecture puisse déplaire à certains d’entre vous… Mais d’un autre côté, choisir un escape game lié à un roman et ne pas aimer lire serait quand même un choix sacrément farfelu.

Unleash et son Nautilus nous ont littéralement enchantés et, pour tout vous dire, nous sommes convaincus d’avoir vécu un moment hors du temps que nous pourrions qualifier de véritable expérience… Sans aucun doute l’un des meilleurs escape games de la capitale !

Bulletin scolaire

Décors :5
˜Fouille :3
˜Réflexion :5
Difficulté générale :5

La mission spatiale

Pour votre gouverne

The game
51 rue du Cardinal Lemoine
75005 Paris

Ligne 10 : Station Cardinal Lemoine
Lignes 7 et 10 : Station Jussieu

http://www.thegame-france.com

Encore chez The game ? Quoi qu’en pensent nos détracteurs et comme s’en doutent nos plus fidèles lecteurs, la réponse est oui ! En effet, The game a récemment ouvert une nouvelle salle ce qui, vous vous en doutez, nous a fait autant plaisir qu’une plâtrée de pâtes un lendemain de cuite. C’est beaucoup dire !

L’équipe de The game étant quelque peu magicienne sur les bords, elle a réussi l’exploit de pousser les murs afin de ne pas avoir à changer de local. De ce fait, c’est avec le sourire aux lèvres que nous retrouvons cette enseigne historique de la place parisienne, lieu de nos premières amours. C’est donc toujours au cœur du Vème arrondissement de la capitale que nous avons décollé en direction de La mission spatiale.

Si vous aussi, vous voulez jouer les Thomas Pesquet et faire un tour dans l’espace avec The Game Airspace, vous devrez réunir une équipe de trois à cinq astronautes et vous délester de 25€ à 32€ chacun. Ne vous plaignez pas, vous serez plus léger pour être en apesanteur pourvu qu’on soit les seuls dans cet ascenseur !

Le scénario ?

Contrairement à ce que vous pouvez croire, ce que vous voyez dans le ciel n’est pas Superman mais bien un astéroïde fonçant droit sur notre planète. Fâcheuse nouvelle, vous pouvez en convenir. Ajoutons à cela que les meilleurs astronautes des alentours sont indisponibles. Tous… Sauf vous !

Pour éviter la collision et, devant l’urgence de la situation qui, rappelons-le, implique un astéroïde, la seule solution est de rejoindre l’une des stations de la The Game Airspace. Afin de sauver l’humanité d’une mort certaine, le mot d’ordre consiste à sacrifier la dite station en la plaçant sur la trajectoire du gros caillou.
Au cas où vous auriez besoin d’un petit résumé, disons que vous devez organiser un Titanic dans l’espace et vous carapater avant l’impact.

Vous l’avez compris, l’enjeu est de taille et, comme dans toute bonne mission qui se respecte, le temps est compté ! L’impact est prévu dans… 60 minutes ! Comme de par hasard ! Il ne vous reste donc plus qu’à réunir une équipe d’astronautes pleine de courage et de sang-froid, enfiler vos combinaisons et vous installer. Quatre… Trois… Deux… Un…

Article

Et tout le toutim…

C’est pile à l’heure que nous entrons dans les locaux de l’enseigne où nous nous sentons un peu comme à la maison. Nous sommes de suite conduits vers l’un des nombreux salons d’accueil où un verre bien frais nous est proposé. Depuis notre dernière venue et hormis le fait que la The Game Airspace ait pris ses quartiers dans les locaux, rien n’a vraiment changé. Nous avons comme l’impression de retrouver de vieux amis…

Après une brève discussion avec Hugo, notre maître du jeu, nous sommes fins prêts à entrer dans la salle où un brief, certes rapides mais néanmoins alarmant, nous est conté. Ce lieu d’un blanc immaculé n’est, ni plus ni moins, que la navette spatiale devant nous faire voyager. De par son aspect futuriste et épuré, cette dernière nous plonge instantanément dans l’immersion attendue. Pour tout vous dire, nous nous y croyons !

Nous voilà parés au décollage… Ah non en fait ! Une petite surprise nous attend avant… Tout le monde est à sa place, nous pouvons dès à présent nous envoler vers l’infini et au-delà, en direction de la station spatiale.

Il est maintenant temps de nous mettre à l’œuvre… Nous commençons à fouiller la navette dans ses moindres recoins et ne découvrons que peu de choses. À travers le hublot, nous apercevons l’entrée de la station spatiale. C’est bien beau mais… Comment y accéder ? Nous comprenons rapidement que cette première étape donne la part belle à la coopération et à la communication. C’est donc après quelques incompréhensions et un petit fou rire que nous parvenons à rejoindre la station spatiale ! Une bonne chose de faite !

La température monte… En effet, à peine arrivés, nous découvrons la salle de dépressurisation. Bien que le temps presse, nous prenons quelques secondes afin de jeter un coup d’œil pas trop loin à la décoration. Nous avons vraiment l’impression d’avoir fait un bond dans l’espace… Pour couronner le tout, des combinaisons de cosmonautes, des casques et des drapeaux trônent fièrement de chaque côté de la pièce.

Allez… Au boulot maintenant ! Nous cherchons tout ce qui pourrait nous aider à avancer. Sans blague ! Prenons les choses dans l’ordre… Avant de pouvoir espérer accéder à la salle de pilotage afin de placer notre station sur la route de l’astéroïde, nous devons d’abord dépressuriser l’habitacle. Quel programme !
Après quelques manipulations, des mécanismes apportant du sens au scénario et un grand coup de pression, nous arrivons à régler… La pression voyons !
De plus et pour notre plus grand plaisir, une surprise totalement inédite vient pointer le bout de son nez… Du jamais vu !

À force d’observation, nous réussissons à connecter nos neurones et accédons à la salle de pilotage. Les étapes du jeu n’étant pas linéaires, nous nous partageons naturellement les tâches et progressons deux par deux.
Cette pièce, digne des plus grands films traitant du sujet, autrement dit l’espace, nous déconcerte quelque peu. De ce fait, c’est légèrement la panique à bord. Sur quel bouton devons-nous appuyer ? Pour être honnêtes, l’endroit nous donne du fil à retordre. Nous avançons néanmoins lentement mais sûrement et ce, bien que nous nous aimions beaucoup, toujours en binôme. Il faut croire que nous n’avons pas envie de travailler à quatre aujourd’hui… Une partie d’entre nous finit par prendre les commandes, accélérant ainsi le rythme. C’est désormais le moment de dévier la trajectoire !

Bien que nous ayons tous les éléments entre nos mains, nous n’avançons pas. Huston… Nous avons un problème ! Nous décidons alors de nous poser deux minutes afin de reprendre nos esprits.
Nous faisons marcher nos cerveaux à plein régime, parvenons à y voir plus clair et franchissons ainsi les étapes une par une. L’heure est venue de faire preuve de sang-froid ; la dernière énigme nous ouvre les bras.

Malgré notre bonne volonté, nous avons beaucoup de difficultés à communiquer. Le fait que la salle soit grande ne nous aide d’ailleurs pas franchement. Nous sommes obligés de crier pour nous entendre mais, hormis déranger les voisins, cela ne nous avance pas des masses. L’une d’entre nous prend alors les choses en main et débloque la situation. Nous en suons mais atteignons notre but !

La trajectoire est validée, la station est au bon endroit… C’est le moment de décamper ! Vamos ! Andiamo ! Let’s go !
Nos précieux séants sont assis dans la navette qui nous ramène sur Terre. Nous avons sauvé le monde ainsi que nos humbles personnes en 55 minutes et 34 secondes !

Mission spatiale 2 V2

Après délibération du conseil

Avec ses précédentes salles, The game avait déjà mis la barre bien haut et, soyons honnêtes, garder le cap n’est pas toujours facile au vu de la concurrence actuelle. L’enseigne frappe donc fort avec La mission spatiale en prouvant, une nouvelle fois, qu’elle est capable de proposer un escape game d’excellente qualité.
Qu’il s’agisse de l’immersion ou des décors, cette salle n’a rien à envier aux meilleures de la capitale. Elle propose d’ailleurs un petit quelque chose exceptionnel qui nous a cloué le bec.

Ajoutons à cela quelques compliments chers à nos cœurs qui font de La mission spatiale un lieu où se rendre les yeux fermés :
– Big up à l’agencement des salles qui nous a permis de déambuler sans nous marcher dessus.
– Big up à l’absence de cadenas qui apporte une vraie plus-value aux mécanismes.
– Big up aux combinaisons d’astronautes qui sont, d’après nos sources, d’authentiques équipements russes et américains.
– Big up à notre game master qui, en plus d’avoir été accueillant et sympathique, a parfaitement joué le jeu en nous accompagnant tout en restant dans son rôle. Il nous a également fait profiter d’un parfait débrief.
– Big up à nos mères… TMTC !

Tout ça pour dire que La mission spatiale est une salle moderne qui, de par ses mécanismes et son appel à la coopération, ravira tous les joueurs souhaitant mettre un pied dans l’espace.
Un conseil ? Enfilez vos combinaisons et dirigez-vous vers la The Game Airspace !

Bulletin scolaire

Décors :5
˜Fouille :3
˜Réflexion :4
Difficulté générale :3

Mission Evolvis

Pour votre gouverne

Immersia
21 rue Frédérick Lemaître
75020 Paris

Ligne 11 : Station Jourdain
Lignes 7bis et 11 : Station Place des fêtes

https://www.immersia.fr

Il y a cent-vingt-neuf ans jour pour jour, Vincent Van Gogh se tirait une balle dans la poitrine… Paix à son âme. C’est en ce jour anniversaire que notre équipe décide de tester Mission Evolvis chez Immersia. Lien de cause à effet ? Absolument aucun ! Que voulez-vous, il fallait bien trouver de quoi commencer… Comme nous apprécions le peintre qu’il était et que caler une date dans un article est toujours interessant, nous tenions à étaler notre culture.

Le 27 juillet 2019, alors que Paris est deserté par la quasi-totalité de ses habitants, sans doute en pèlerinage à Auvers-sur-Oise, nous décidons de découvrir une enseigne réputée pour mettre le jeu de rôle à l’honneur, chose assez peu répandue sur la capitale. Ayant beaucoup entendu parler de cet escape game d’un genre nouveau, nous n’avons d’autre possibilité que d’aller voir cela de plus près. En effet, comme Saint Thomas, nous ne croyons que ce que nous voyons…

Si vous souhaitez risquer votre peau dans l’espoir de réussir ou pas Mission Evolvis, vous devez réunir une équipe de deux à six joueurs et débourser entre 24€ et 48€ chacun. Pas plus. Pas moins. Tagada tsouin-tsouin !

Le scénario ?

Commençons par vous donner un petit conseil d’ami… Avant d’entamer la lecture de ce pitch, munissez-vous de vivres et asseyez-vous confortablement. Histoire que vous soyez au parfum, sachez que vous vous apprêtez à lire le scénario le plus long et le plus compliqué de l’histoire de l’humanité. À côté de Mission Evolvis, Mulholland Drive et Inception sont d’une simplicité enfantine.

Nous sommes en 2084… La planète est surpeuplée, polluée et les ressources de base comme l’eau potable viennent à manquer. Ça sent la m*rde… Et ça ne fait pas rêver ! Bienvenue dans un monde digne du plus pessimiste épisode de Black Mirror !

Les grandes multinationales que nous connaissions jadis ont fusionné pour former la société Evolvis. Vous cherchez le rapport entre cette grande compagnie maîtresse du monde et la descente aux enfers de l’humanité ? Figurez-vous que la dite entreprise a découvert une planète, nommée Utopia, située hors de notre système solaire, qui s’avère totalement viable. Evolvis a donc décidé d’y envoyer l’élite de l’humanité quitte à laisser crever de nombreux individus. Nombreux… Vraiment nombreux ! Afin de sélectionner la crème de la crème, la société a mis au point des tests sensoriels, logiques et cognitifs. Seules les personnes retenues au terme de ces derniers auront la chance de découvrir Utopia, nouveau lieu de vie où règnent la paix, la nature et les Bisounours… Le tout chapeauté par Evolvis bien sûr !

Ayant une haute opinion de nos capacités, nous sommes volontaires pour réussir cet examen et ainsi obtenir le sésame nous permettant de survivre loin de la Planète bleue.

Ce scénario, déjà complexe, aurait pu s’arrêter là mais, comme vous vous en doutez, cela aurait été trop simple ! Apprêtez-vous donc à découvrir de plus amples informations…

En cas d’échec aux tests, Evolvis a pour habitude de condamner les mauvais élèves à un sort extrêmement funeste. Afin que ces agissements cessent au plus vite, un groupe de révolutionnaires est bien décidé à intervenir. Ce dernier, dont les membres répondent au doux nom de Philistin, nous recrute dans le but d’infiltrer Evolvis. Déjà assomés par la quantité d’informations fournies, nous acceptons sans broncher de trahir nos hôtes, au risque d’y laisser notre place pour Utopia. Puisque nous allons mourir, autant que ce soit pour la bonne cause…
Nous avons donc soixante minutes pour réussir les tests et mettre la main sur des données confidentielles permettant aux Philistains de faire tomber Evolvis. Pas plus. Pas moins. Tagada tsouin-tsouin !

Et tout le toutim…

À notre arrivée chez Immersia, nous sommes pour le moins déstabilisés… En effet, après nous avoir invités à entrer, notre game master nous propose de déposer nos affaires et… S’en va ! Salut ! Bye ! Adios ! Sayonara ! Nous voilà donc aussi perdus que Franck Ribéry devant un dictionnaire. Nous prenons alors l’initiative de poser nos fessiers sur un canapé et d’attendre… Peut-être aurait-il pu nous prévenir avant de disparaître.
Heureusement, un gentil monsieur, dont nous tairons le nom car nous ne le connaissons pas, nous sauve du malaise et nous accompagne en salle de réunion. Voilà ce que nous pouvons appeler un accueil nonchalant, presque limite s’il s’était agi de notre premier escape game…

C’est alors que surgit notre game master, revenu de derrière les fagots… Ce dernier devait sûrement être en :
– Pause pipi
– Pause clope
– Pause café
Rayezlamentioninutile !

Après présentation, le gugusse s’avère en fait assez sympathique. Commence alors le brief… Le long brief. Le très long brief. Le très compliqué et très long brief ! Pour tout vous dire, ce moment a au moins le mérite de nous mettre dans l’ambiance. À défaut d’être dans son rôle, notre game master est dans ses rôles. Pour cause, il est à la fois un Philistain cherchant des copains révolutionnaires et un scientifique d’Evolvis bien décidé à nous terroriser afin de nous faire échouer.

C’est incognitos et munis d’un téléphone donné par la version Philistain de notre game master que nous entrons dans la salle. La pièce est plus qu’épurée ; nous n’avons donc que peu de choses à découvrir ou à fouiller. Tous les meubles et les murs sont blancs, éclairés par une lumière bleue… Voilà qui plairait au créateur des publicités Apple. Hormis deux bureaux et un écran, aucun élément de décor n’est présent dans la pièce. Si cette simplicité d’ornement colle bien au thème et est assez immersive, nous aurions aimé que l’enseigne pousse un peu plus loin le côté futuriste mais, ne chipotons pas… Concentrons-nous sur les énigmes !
Si nous sommes quelque peu déconcertés par l’absence d’éléments dans la salle et par la rapidité de la fouille, nous comprenons néanmoins ce que nous devons faire et parvenons rapidement à résoudre les premières énigmes.

Immersia nous avait promis des épreuves sensorielles… Nous sommes servis ! Chacun des tests prévus par la multinationale met un sens à l’épreuve. Si la vue et le toucher ont souvent la part belle dans les escape games, nous avions assez peu rencontré des énigmes faisant appel à l’ouïe, rarement à l’odorat et jamais au goût… Avec Mission Evolvis, nous observons, touchons, écoutons, sentons et goûtons. Du jamais vu pour notre équipe !

Les épreuves sont fluides et nous enchaînons les étapes sans trop de difficultés. C’est sans compter sur l’intervention des scientifiques qui font en sorte de perturber notre avancée… Auraient-ils des soupçons quant à notre véritable identité ? Ces derniers emploient les grands moyens pour nous faire avouer notre véritable motivation. Ne nous laissant pas démonter, nous tenons tête à ces agités du bocal quitte à parfois nous perdre dans nos propres mensonges. Nous sommes totalement ridicules mais cela semble convaincre notre interlocuteur.
Nous prenons vraiment conscience de l’importance du jeu de rôle… La moindre de nos actions, de nos décisions et même de nos paroles a un impact sur le cours de la partie. Le scénario s’adapte totalement à nos réactions ce qui, soyons objectifs, peut aussi bien être source de marrade que de déstabilisation.

Nous finissons tout de même par réussir les tests et parvenons à récupérer les informations compromettantes au bout de 53 minutes. Malheureusement, étant démasqués en tant que Philistains, nous sommes à deux doigts de nous faire prendre donc devons littéralement nous enfuir afin de sauver notre peau. Nous sommes en vie mais, en ce qui concerne les places sur Utopia, nous pouvons nous brosser… Pas plus. Pas moins. Tagada tsouin-tsouin !

Après délibération du conseil

Notre expérience chez Immersia a été, sans aucun doute, originale voire inédite. Nous n’avions jamais été confrontée à une salle dans laquelle le roleplay était à ce point valorisé. Ne vous fiez pas à la simplicité des décors et des énigmes… Là n’est pas l’important ! Dans Mission Evolvis, ce sont surtout les réactions et les prises de décisions qui comptent.

Pour être honnêtes, nous avons parfois eu du mal à suivre ce qu’il en était concernant notre jeu de rôle. Nous sommes sortis légèrement assommés par le nombre d’informations entendues lors du scénario et avons, par la suite, parfois eu du mal à nous rappeler notre propre rôle.
Cependant, nous ne pouvons que saluer l’implication du game master qui s’est montré incroyable dans l’art de l’improvisation et du rebondissement. Grâce à ce dernier, l’immersion a été poussée au maximum, ce qui en fait le gros point positif de cette salle.

Si nous avons beaucoup aimé le fait que les cinq sens soient mis à l’épreuve, nous aurions sans doute apprécié un nombre d’énigmes un peu plus important. Un tout petit effort au niveau des décors aurait aussi accentué notre enthousiasme. Certes, nous sommes dans un laboratoire du futur et l’endroit se doit d’être épuré, cependant, quelques éléments de décor supplémentaires n’auraient pas été superflus.

Si vous êtes à la recherche de décors aboutis et d’énigmes qui demandent une grande réflexion, cette salle risque de vous décevoir. La timidité et la difficulté à fabuler peuvent également être un frein pour apprécier Mission Evolvis. En revanche, si vous aimez les jeux de rôle et que vous souhaitez donner de votre personne, il est certain que vous aurez quelques fous rires et que vous sortirez ravis de cette expérience. Pas plus. Pas moins. Tagada tsouin-tsouin !

Bulletin scolaire

Décors :2
Fouille :
Réflexion :2
Difficulté générale :2

L’abattoir

Pour votre gouverne

One hour
23 rue Servan
75011 Paris

Ligne 9 : Station Voltaire
Lignes 2 et 3 : Station Père Lachaise

https://www.one-hour.fr

Notre équipe ayant toujours fait preuve d’honnêteté envers vous, nous devons vous avouer avoir longuement hésité avant de répondre favorablement à la très gentille mais néanmoins sadique invitation de One hour… En effet, sur les trois membres composant notre petit groupe, deux tiers s’avèrent être des mauviettes n’ayant aucune envie de ressentir la moindre once de peur et ce, malgré le fait qu’il s’agisse d’une enseigne que nous aimons d’amour. Autant vous dire que le tiers restant a légèrement tendance à se sentir comme Will dans la troisième saison de Stranger Things… Au cas où vous n’auriez pas la référence, contentez-vous de savoir qu’il s’agit d’un personnage incompris qui n’a d’autre solution que de prendre son mal en patience… La seule personne vaillante de notre équipe s’est donc retrouvée en tête-à-tête avec elle-même jusqu’à ce que les moins valeureux d’entre nous trouvent le courage nécessaire pour pénétrer dans L’abattoir.

Trêve de blabla inutile… Surtoutquetoutlemondesenfout ! Dans le cas où vous trépigneriez d’impatience à l’idée de vous enfermer dans un lieu que nous avons délibérément évité pendant près de huit mois, n’oubliez pas de venir accompagné… Comprenez ici que, plus vous êtes nombreux, plus vos chances de survie sont élevées.
Afin que vous puissiez risquer votre vie dans les meilleures conditions possibles, One hour propose de visiter les lieux au prix de 22€ à 50€ par personne. Libre à vous de crier en duo, trio, quartet ou quintet et, bien entendu, de choisir le jour et l’heure de votre éventuel décès. Souvenez-vous qu’il faut ce qu’il faut pour défendre son bout de gras… Au sens propre !
Quoi qu’il en soit, tâchez de ne pas oublier l’un des avertissements les plus utile qui ait été donné dans un film : « The question isn’t who am I… The question is where am I » !

Le scénario ?

Voilà quelque temps que tout à chacun a tendance à disparaître dans le quartier, et ce, sans laisser de trace… Louche ! En outre, d’étranges bruits se font entendre aux abords d’un ancien abattoir censé être totalement abandonné… Encore plus louche ! Pour couronner le tout, des sacs Cadaveroo ont été retrouvés, tâchés de sang, en ces lieux… Vraiment très louche !

Malgré le fait que la maréchaussée soit déjà sur le coup, vous et votre équipe êtes réquisitionnés afin de lui prêter main forte et ainsi découvrir le pot aux roses. Là où le bât blesse, c’est que cet abattoir ne semble pas aussi inoccupé qu’annoncé… Une vague histoire de boucher paraît-il…

OHpresse14

Et tout le toutim…

Compte tenu de la canicule environnante, c’est tout en eau, la raie servant de gouttière, que nous découvrons, à seulement quelques mètres du plus grand cimetière parisien, le nouveau local de One hour. Bien que l’envie de faire demi-tour soit encore présente dans certains esprits, nous sommes une nouvelle fois comblés par l’accueil qui nous est réservé ! Le calme avant la tempête…
Dans le mille Émile ! En effet, notre hôte du jour décide rapidement de nous conduire dans un second espace d’accueil qui s’avère, pour cause de décor sanguinolant, être bien moins chaleureux que le précédent. Comme vous vous en doutez, c’est au sein de cet endroit que notre game master, déjà dans son rôle, décide de nous exposer le scénario. Fini la rigolade ! Adieu pauses pipi et autres discussions autour d’un petit verre… Il est maintenant temps de parler disparitions, abattoir et hémoglobine !

Sans que nous ayons le temps de réfléchir à quoi que ce soit, les aléas de la vie nous amènent à enfiler un tote bag Cadaveroo sur le tête et à pénétrer dans l’abattoir à la queue leu-leu tout le monde s’éclate. Notre hôte nous envoie à la mort mais, comme il est sympa, il nous donne quand même un téléphone afin de nous aider à distance. Nous apprécions le geste…

Nous voilà dans l’antre le plus répugnant qui soit… Les pièces que nous découvrons sont aussi sales et petites que les toilettes à la turque d’une aire d’autoroute. De plus, une présence quelque peu dérangeante nous pousse à longer les dits murs. C’est ballot !
Ne passons pas par quatre chemins en ce qui concerne l’ambiance et les décors, nous sommes enfermés dans un abattoir et nous risquons, à tout moment, de finir en pâté. Aucun d’entre nous ne doute de la crédibilité des événements.

Malgré la situation loin d’être rassurante, nous tâchons de nous bouger les miches. La fouille, très sommaire, ne nous prend que quelques secondes mais la résolution de la première énigme, pourtant très simple, ne s’avère pas facile pour autant. Nous sentons clairement que nos capacités de réflexion et d’exécution sont mises à l’épreuve. Soyons clairs, il ne s’est quasiment rien passé et nous faisons déjà pipi dans notre culotte.

À force de communication et de coopération, nous mettons à mal les premiers pièges du boucher et accédons à de nouvelles salles où les décors, plus aboutis les uns que les autres, ne nous mettent pas franchement l’eau à la bouche. Si cette salle avait une odeur, il s’agirait probablement de celle de l’haleine d’un chien au petit matin mais, contrairement à ce que vous pourriez croire, nous sommes bien loin d’avoir les dents du fond qui baignent… La crasse environnante n’a que peu d’importance face à la compagnie du boucher.

Compte tenu de la tension instaurée par ce dernier, même la plus simple des énigmes nous prend énormément de temps. Est-il réellement utile de vous expliquer à quel point la non-gestion de nos émotions entrave la connexion de nos neurones ? Alors que deux d’entre nous ont déjà envie de se faire la malle, les autres se donnent corps et âmes pour tourner la situation à notre avantage.

Au fur et à mesure de notre avancée, la pression ne cesse de monter… L’ambiance sonore n’y est d’ailleurs pas pour rien. Autant vous dire que nous ne sommes vraiment pas aidés !
Nous parvenons toutefois à nous sortir les doigts et réussissons les épreuves une à une. Voilà qui tombe à pic puisque l’une d’elles, liée à une manipulation, nous demande d’être plus réactifs que de coutume.

Pour notre plus grand bonheur, toutes les énigmes, parfaitement équilibrées entre mécanisme, réflexion et manipulation, sont en totale cohérence avec le scénario. Malheureusement, le boucher fait en sorte de perturber le bon fonctionnement de notre groupe. Soyons francs, dans cet abattoir où aucun timer ne vient perturber notre immersion, chacun de nous serait prêt à trahir sa mère, ou ses copains, pour sauver sa peau.

S’en suit ce qui suit… Un troisième membre de notre équipe perd ses moyens jusqu’à ne faire plus qu’office de présence tel Jon Snow dans la dernière saison de Game of Thrones. Il n’y a donc plus trois mais seulement deux cerveaux en activité. Au pifomètre, ça commence à sentir mauvais !
Malgré tout, le rythme s’accélère… Les décors prennent une petite teinte rougeatre quelque peu inquiétante et l’espace de jeu devient complètement labyrinthique. Nous pouvons dire adieu à notre sens de l’orientation !

Le boucher, loin d’être là pour nous compter fleurette, ne cesse de rôder… Nous sommes sous tension jusqu’au dernier moment mais, grâce aux intrépides de la bande, nous trouvons le moyen d’échapper au propriétaire des lieux et parvenons à nous enfuir après 66 minutes et 02 secondes d’agréable cruauté…

L'abattoir

Après délibération du conseil

Pas la peine de tergiverser… L’abattoir de One hour est une salle exceptionnelle ! Compte tenu de sa réputation, nous attendions énormément de cet escape game et devons vous avouer avoir été plus que comblés. À l’heure où nous écrivons ces mots, nous n’avons toujours pas trouvé à redire…

En effet, l’immersion proposée dans L’abattoir est d’une qualité incroyable. Les décors, angoissants au possible, sont si aboutis que même Stephen King prendrait ses jambes à son cou. Nous voulions de la crasse, du sang et la pénombre… Nous avons été servis !
De plus, les différentes étapes du jeu, de par leur cohérence avec le scénario, n’ont fait que renforcer l’ambiance dans laquelle nous étions plongés. Impossible de chercher la petite bête, l’histoire tient la route et, si vous réussissez à faire abstraction du boucher, les énigmes ne vous poseront pas de grosse difficulté.

Afin de terminer en beauté, nous souhaitons plus que tout souligner le talent du game master qui a su nous terroriser dans les règles de l’art. Ce dernier, toujours dans les parages, a su ajuster ses interventions à notre anxiété. Il a également pris en compte notre niveau de jeu en nous faisant subir une version un peu plus difficile. Que dire si ce n’est que One hour fait très fort en proposant différentes fins alternatives capables de s’adapter à chaque équipe.

Pour toutes ces raisons, nous ne pouvons que recommander L’abattoir à toutes celles et ceux qui aiment se faire peur dans la joie et la bonne humeur…

Bulletin scolaire

Décors :5
Fouille :2
Réflexion :3
Difficulté générale :4

Coca-cola

Pour votre gouverne

Palais de Tokyo
4 rue de la manutention
75116 Paris

Ligne 9 : Station Iéna

https://hinthunt.fr

Le mois de juin est déjà bien entamé lorsque nous nous rendons à quelques minutes de marche des jardins du Trocadéro et des Champs-Elysées, endroits ô combien familiers de notre équipe qui s’avère être plus blindée que Bernard Arnault et Picsou réunis. Ou pas.
Ceci dit, histoire que vous sachiez tout, les grands cultivés que nous sommes doivent avouer se rendre régulièrement en ces lieux pour des questions d’ordre muséal.

Est-ce que, vous aussi, vous vous dites que nous sommes particulièrement doués en matière de transitions ?

Maintenant que les musées parisiens ont été mis sur le tapis en toute subtilité, nous pouvons évoquer le Palais de Tokyo. Ce qui s’avère être le plus grand centre d’art contemporain d’Europe héberge présentement, et jusqu’à la fin du mois de septembre, un escape game éphémère consacré à l’histoire de Coca-Cola et ce, à l’occasion des cent ans de la marque en France.
Ce dernier, proposé par HintHunt, a été fabriqué et conçu par Eludice et Coqs en pâte. Ça en fait du monde… Et ce, que vous les connaissiez ou non !

Si vous voulez savourer l’instant et prendre la vie côté Coca-Cola, composez une équipe de trois à cinq copains de breuvage et prévoyez 22€ à 32€ chacun pour payer l’addition. Avant de râler, rappelez-vous que ces prix sont ceux du XVIème arrondissement…

Le scénario ?

Un coffre vient d’être retrouvé dans les sous-sols du Palais de Tokyo… Un coffre qui intrigue le commun des mortels pour la simple et bonne raison qu’il s’avère être fermé. Suite à cela, des recherches ont été effectuées afin d’en apprendre un peu plus et, truc de dingue, ont permis d’en découvrir l’aspect exceptionnel. En effet, ce dernier, datant de 1919, n’est autre que le coffre de Georges Delcroix, homme à l’origine de la première importation de Coca-Cola en France.
Voilà donc cent ans qu’une grosse boîte noire, ayant appartenu à un ancien Poilu et regorgeant probablement de surprises, croupit dans les bas-fonds de l’un des plus importants musées parisiens sans que personne ne se bouge les miches ?
À défaut d’avoir trouvé un professionnel digne de ce nom, c’est-à-dire une personne capable de forcer le dit coffre-fort, notre équipe a été appelée à la rescousse. Voilà qui ne risque pas de faire dégonfler notre melon…

Afin de mener à bien cette opération capitale, nous devons voyager dans le temps, mettre la main sur trois capsules de la marque ayant été égarées à différentes époques et ouvrir le précieux sésame. Si avec ça Coca-Cola n’appose pas notre logo sur sa future bouteille…

Coca-Cola

Et tout le toutim…

Cher lecteur… Prenez cinq minutes pour imaginer les trois membres de notre équipe, tout guillerets et pleins d’entrain, persuadés d’être à la bonne adresse, attendant dix bonnes minutes devant une porte d’immeuble… Vous avez maintenant une idée du début de notre aventure. En effet, il s’avère que, depuis un bon bout de temps, nous nous trouvons à cinquante mètres de l’entrée de l’escape game, qu’aucun de nous n’a vu l’énorme panneau indiquant le lieu et que, sans l’aide téléphonique d’HintHunt, cet article n’aurait probablement jamais vu le jour.
Il est peut-être pertinent de se demander comment une équipe incapable de trouver une entrée d’escape game peut espérer en trouver la sortie…

Après cette péripétie, nous parvenons finalement à pénétrer dans les sous-sols du Palais de Tokyo où une gentille game master nous accueille. Afin de nous rendre devant la porte de la salle, notre hôte nous invite à emprunter un monte-charge digne des usines les plus authentiques ! Voilà une expérience qui restera dans nos mémoires…
Une fois descendus de l’engin et remis de nos émotions, nous avons droit à un briefing dans les règles de l’art. Notre game master nous explique le scénario et nous équipe d’un nombre incalculable de gadgets. Nos six mains suffisent à peine à porter lampes torches, tablette, caméra et téléphone, accessoire muy importante puisqu’il est l’unique moyen de rester en contact avec 2019. Rien que ça ! Nous devons d’ailleurs reconnaître, qu’à cet instant, nous sommes quelque peu dubitatifs devant tant de technologie.

Faisant fi de nos inquiétudes, nous entamons notre voyage dans le temps et, avouons-le, sommes tout de suite bluffés par la qualité des décors qui nous entourent.
En une fraction de seconde, nous sommes projetés au sein d’un café parisien des années 30 où se trouvent quelques vieilles bouteilles de Coca-Cola. Aucun détail n’est laissé au hasard : un joli piano, un gramophone, une caisse enregistreuse et, cerise sur le gâteau, une vue sur une ruelle pavée. Nous ne pouvons que saluer les efforts faits en terme décors, d’autant plus que, rappelons-le, cet escape game est éphémère.

Nous commençons à fouiller les lieux, étape du jeu qui s’avère assez simple et rapide. Les premières énigmes, classiques et toujours en rapport avec le scénario, pointent le bout de leur nez. Nous avons un peu de mal à faire le lien entre les éléments et sommes assez lents à la comprenette.
Heureusement, un éclair de génie vient frapper l’une d’entre nous ; nous réussissons alors à nous magner la rondelle et venons à bout des énigmes. Au passage, nous rencontrons quelques mécanismes fort sympathiques que nous enclenchons grâce à des manipulations assez originales. Dès la première partie du jeu, les gadgets trouvent leur place et ne gênent en rien notre progression. Il n’y avait finalement pas lieu de douter !
Nous trouvons la première capsule puis accédons à une deuxième salle et à une nouvelle époque par la même occasion.
Là encore, nous découvrons des décors aboutis, travaillés et sans aucun anachronisme.

Si nous avions eu du mal à nous lancer dans la première salle, nous sommes cette fois à fond les ballons et comprenons très rapidement ce que nous avons à faire. Sans laisser de côté quelques manipulations, notre sens de l’observation est mis à rude épreuve. L’un comme l’autre s’avèrent nécessaires à notre avancée. De plus, une intervention très chouette de notre game master vient ajouter une bonne touche d’humour à l’aventure.
Nous nous prenons réellement au jeu et sommes totalement entrés dans le scénario lorsque nous mettons la main sur la deuxième capsule.

Nous pensons alors accéder à la troisième et dernière époque… Que nenni ! Arrêtons tout de suite de faire des plans sur la comète ! Un léger contretemps interrompt notre voyage mais nous tenons à ne pas vous en dire plus hormis le fait que nous prenons beaucoup de plaisir et que cette étape marque un réel revirement de situation. Plongés au cœur même de l’histoire de Coca-Cola, nous souhaitons tout observer et prendre le temps mais le chrono tourne… Fichtre !

À force de technologie, de réflexion et d’observation, nous parvenons à revenir dans le droit chemin et reprenons le cours initial de notre mission.

Nous accédons alors à la troisième époque qui n’est autre que la dernière étape de notre voyage dans le temps. Bien plus actuelle que les deux précédentes, celle-ci nous permet de découvrir, une nouvelle fois, des décors criants de réalisme. Nous plongeons immédiatement dans l’ambiance de cette salle qui nous donne le sourire !
Les énigmes trouvent un équilibre parfait entre logique, déduction et observation. Elles sont relativement simples et classiques, ce qui, contrairement à ce que vous pourriez croire, ne gâche en rien le plaisir du jeu… Au contraire, cela nous permet de prendre le temps de nous amuser !
Alors que la troisième capsule est enfin en notre possession, nous découvrons un étonnant mécanisme, franchement cool, qui nous permet d’accéder au fameux coffre… Encore un petit effort et ce sera au poil !

Fini de rire ! C’est le moment de nous concentrer pour espérer ouvrir l’objet de notre convoitise. Une seule grosse énigme faisant appel à toute la logique et l’attention dont nous sommes capables nous fait face. Nous perdons d’ailleurs complètement l’une d’entre nous, pas franchement à l’aise avec ce genre d’énigme. Heureusement, deux cerveaux et quatre yeux suffisent à venir à bout de cette dernière étape… Nous parvenons enfin à mettre la main sur le contenu du coffre au bout de 49 minutes et découvrons, en prime, une petite surprise délicieuse et rafraichissante.

Coca Hinthunt

Après délibération du conseil

Que dire de cet escape game si ce n’est que nous avons été particulièrement surpris ? Pour être tout à fait honnêtes avec vous, nous ne nous attendions pas à une telle qualité de jeu venant d’une salle éphémère.

Avec Coca-Cola, HintHunt propose un escape game aux décors soignés, aux mécanismes originaux et aux énigmes intéressantes, bien que classiques. De plus, ces dernières restent fidèles et cohérentes au scénario.
Parlons-en du scénario d’ailleurs et profitons-en pour évoquer les voyages dans le temps… Nous devons avouer qu’il aurait été bien agréable qu’un peu de fumée ou de musique accompagne nos changements d’époques.

L’espace de jeu, quant à lui, s’avère être vraiment petit. Nous avons d’ailleurs manqué une ou deux fois de nous casser la margoulette. Ne comptez donc pas vous sentir à l’aise si votre équipe est composée de plus de quatre soiffards…

Pour conclure, nous ne pouvons que vous orienter vers cet escape game estival qui est aussi frais qu’un Coca-Cola en terrasse… Mais sans les guêpes !

Bulletin scolaire

Décors :4
Fouille :4
Réflexion :4
Difficulté générale :4