Le mystère de Barbe-Noire

Pour votre gouverne

Enigmatic
4 avenue James De Rothschild
77164 Ferrières-en-Brie

https://www.enigmaticparis.fr

Vous vous en doutez, nous ne sommes pas du genre à traverser l’Île-de-France pour nous contenter d’un Braquage à Amsterdam. C’est donc après une petite pause que nous sommes de nouveau dans les starting blocks, prêtes à en découdre avec Le mystère de Barbe-Noire.

Cette plongée sous-marine dans les eaux bleues des Caraïbes vous coûtera entre 18€ et 33€ par personne. Nous ne voudrions pas avoir l’air de nous répéter au fil des articles mais le prix dépend du nombres de participants ainsi que du jour et de l’heure du voyage. Notons cependant qu’Enigmatic propose des tarifs réduits aux moins de vingt-cinq ans. Malheureusement pour nous, ce temps est révolu… Nous avons cependant la chance d’être invitées ; nous n’allons donc pas nous plaindre…

Le scénario ?

Dans les années 1700 et des poussières, le capitaine Barbe-Noire pille îles et navires sur son passage. Histoire que la légende perdure, sachez que ce célèbre pirate anglais, Edward de son prénom, avait pour habitude d’enflammer quelques mèches à canon à l’intérieur de sa barbe tressée. Si ça ce n’est pas du bad boy… Bref !

Le roi d’Angleterre, bien décidé à ne pas laisser Barbe-Noire sévir davantage, envoie un jeune officier dans les Caraïbes afin de défaire ce vandale sans pitié. Le petit jeune a aussi pour mission de ramener le butin du pirate…  Tant qu’à faire, autant se remplir un peu les poches.
Pour vous la faire courte, le jeune homme parvient à vaincre Barbe-Noire mais pas à débusquer le trésor. Il laisse donc le navire à l’abandon…

Quelques années plus tard, vous tentez le tout pour le tout et pénétrez dans la cabine du capitaine à la recherche du fameux trésor perdu. Cependant, une tempête fait rage… Vous n’avez donc qu’une heure pour mettre la main dessus au risque de périr au fond des mers… Tâchez de ne pas vous rater !

Barbe noire

Et tout le toutim…

Histoire que vous soyez mis au parfum, apprenez immédiatement que notre défi du jour consiste à écrire un maximum de fois le mot cadenas dans cet article.

Nous voilà donc devant la porte de la cabine du capitaine. Cette dernière, joliment décorée d’épées, nous met directement le rhum l’eau à la bouche.
Halte-là moussaillons ! Avant de pouvoir monter à bord du bateau, une petite vidéo résumant le scénario nous est diffusée. Nous ne parlerons pas du fait que celle-ci s’adresse aux joueurs lyonnais… Oups ! Ah bah si en fait !

Une fois l’histoire bien comprise, nous pénétrons dans la cabine et découvrons un décor tout en bois qui, soyons objectives, est sincèrement réussi. Nous avons réellement le sentiment d’être à bord d’un bateau pirate : boussole, coffres, hublots, cage de perroquet et bibliothèque pleine de vieux livres nous entourent. La salle est remplie d’éléments à trouver et à analyser.

Nous ne perdons pas de temps et nous mettons tout de suite au travail. Dès les premières minutes de fouille, c’est le drame. La grosse décéption. Le cataclysme. Oui… Au moins tout ça ! Sur le bureau, nous découvrons… Un écran mesdames et messieurs ! Un écran avec un compte à rebours et un bouton HELP pour réclamer des indices. Nous ne voudrions pas être vulgaires mais qu’est-ce que ça fout là ? En pleine mer des Caraïbes ? Dans un bateau du XVIIIème siècle ? Déjà que nous ne sommes pas fans des boutons d’indice, si en plus ils se pointent en mode anchronismes, c’est non de chez non !

Cette première déception digérée, nous nous remettons à fouiller. Autour de nous, des cadenas à code, des cadenas à clé, des cadenas à droite, des cadenas à gauche…Phobiques de cadenas, passez votre chemin… Dans cette salle, il y en a beaucoup !

Nous trouvons assez facilement les réponses aux premières énigmes. Grace à ces dernières, nous parvenons à ouvrir… Des cadenas voyons ! Suivez un peu !

L’une des boîtes fermée par un cadenas nous permet d’obtenir un indice concernant l’emplacement d’un objet que nous avons déjà trouvé. Que voulez-vous, nous sommes trop fortes ! Ne prenons tout de même pas la grosse tête ; notre sens de l’observation nous fait rapidement défaut et nous perdons quelques minutes à chercher des éléments qui se trouvaient juste sous nos yeux.
Fort heureusement, le magnifique écran anachronique, pas du tout à sa place sur le bateau, permet à notre game master de nous aider. Nous parvenons ainsi à reprendre nos investigations…

C’est alors que nous découvrons une deuxième salle aux décors tout aussi réussis que la première. Nous avançons rapidement avant d’être à nouveau bloquées. Comme dirait l’autre, nous sommes un peu sous l’eau…
Cette fois, c’est la fouille qui nous pose problème. Devinez quoi ? Il nous manque une clef. Pour ouvrir un coffre. Un coffre fermé par un cadenas.
Trève de plaisanterie, les éléments se déchaînent à l’extérieur. La tempête n’est pas loin. Il est grand temps de s’activer ! Profitons-en pour souligner les magnifiques jeux de lumières qui donnent vraiment l’impression que des éclairs frappent le ciel.

Revenons à nos moutons… Nous finissons par trouver la clef manquante grâce aux bons conseils de notre game master. Une énigme assez classique mais longue nous permet d’accèder à une nouvelle salle. Cette dernière étant vraiment exigüe, nous en faisons vite le tour… Juste le temps d’y trouver deux coffres, deux cadenas et les deux clefs qui vont avec.
Nous découvrons alors le trésor de Barbe-Noire… Ça sent la fin ! Il nous faut néanmoins trouver le moyen de regagner la terre ferme.

Voilà maintenant le moment de résoudre la dernière énigme, encore une fois très classique. Jusqu’à présent et malgré l’overdose de cadenas, ces dernières ont toujours été en lien avec le scénario. Il s’avère malheureusement que celle qui nous fait maintenant face tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Comprenez donc que nous nous interrogeons fortement sur la pertinence de cette ultime énigme.
Nous parvenons cependant à la résoudre et sortons de la cabine du capitaine après 55 minutes et 50 secondes à bord.

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Après délibération du conseil

Vous l’aurez compris, les décors sont le gros point fort de cette salle. Réalistes et assez jolis, ils nous plongent immédiatement dans l’univers attendu. L’immersion serait parfaitement réussie si l’écran ainsi que le bouton d’indice ne venaient pas gâcher ce bel environnement.

Le mystère de Barbe-Noire est annoncée comme étant la salle la plus difficile de l’enseigne mais n’ayez crainte, les énigmes sont assez classiques et d’un niveau tout à fait abordable. Il semblerait que la difficulté générale vienne principalement du (trop) grand nombre de cadenas à ouvrir.
Si vous êtes de grands amateurs de cadenas, cette salle vous comblera sans aucun doute. Vous n’aurez néanmoins pas le temps de lambiner…

Ajoutons à cela qu’il est possible de venir jouer jusqu’à six moussaillons mais étant donné le peu d’espace disponible dans la salle, nous vous conseillons d’opter pour un plus petit équipage.

Nous regrettons le peu d’échanges avec le game master qui, comme lors du Braquage à Amsterdam, s’est contenté de nous prendre en photo sans chercher à savoir ce que nous avions compris ou non. Un peu léger comme débriefing…
Au cas où vous auriez besoin de quelque chose de plus explicite, comprenez que nous avons quitté les lieux légèrement déçues.

Si vous êtes à la recherche de salles innovantes et modernes, Le mystère de Barbe-Noire n’est pas fait pour vous. En revanche, si vous aimez les énigmes à l’ancienne et, par dessus tout, ouvrir des cadenas, foncez !

NB : Le mot « cadenas » a été mentionné quinze fois dans cet article. Record battu !

Bulletin scolaire

Décor :4
Fouille :3
Réflexion :3
Difficulté générale :3

Braquage à Amsterdam

Pour votre gouverne

Enigmatic
4 avenue James De Rothschild
77164 Ferrières-en-Brie

https://www.enigmaticparis.fr

Il est 09H30 lorsque, nos valises bouclées et le plein d’essence effectué, nous amorçons notre long voyage vers l’est… Metz ? Strasbourg ? Que nenni pardi ! Nous nous dirigeons tout droit vers Ferrières-en-Brie… Histoire que vous puissiez vous repérer, il s’agit d’une petite bourgade de trois-mille habitants, située non loin de Marne-la-Vallée, au sein de laquelle se trouve un musée ! Et oui jeunes gens, après trois ans d’échappées belles, nous sommes fin prêtes à réaliser notre premier Braquage à Amsterdam. Enfin… à Ferrières-en-Brie quoi.

Avant d’espérer dérober quoi que ce soit, vous devrez payer votre billet d’entrée qui vous coûtera entre 18€ et 33€ selon que vous avez ou non moins de vingt-cinq ans, selon que vous êtes ou non disponible en pleine journée et selon que vous êtes ou non en grand nombre.
Voilà qui fait beaucoup de conditions mais il faut ce qu’il faut pour prendre la relève d’Arsène Lupin.

Le scénario ?

Le très célèbre tableau L’homme au chapeau de paille vient d’être acquis par le Van Gogh museum. De ce fait, le système de sécurité a été amélioré afin d’être à son maximum, c’est à dire inviolable.
Le conservateur des lieux ne se sent plus péter au point de provoquer les plus talentueux cambrioleurs… Sacrément confiant le mec !

L’envie de lui faire fermer son caquet vous pousse à relever le défi. Vous n’aurez qu’une heure pour déjouer le dispositif anti-intrusion, mettre la main sur cette œuvre et quitter le musée comme un pet sur une toile cirée…

Braquage

Et tout le toutim…

Après nous être dégourdi les jambes quelques minutes, nous entrons dans les locaux de l’enseigne où notre game master, tout sourire, nous accueille gentiment. Ce dernier nous invite à rejoindre un joli salon puis nous propose à boire. Nous avons même le choix dans la date… Voilà qui commence plutôt bien !

Une fois le scénario assimilé, nous nous dirigeons vers l’entrée du musée dont la porte, magnifiquement décorée par une reproduction du Portrait de l’artiste*, nous laisse sans voix.

Arrive alors le moment où nous accédons à la première salle du musée. Un obstacle se présente alors à nous : la lumière est éteinte ! Comme si notre casse allait avoir lieu en pleine journée… Nous aurions peut-être du y penser plus tôt ! Tranquillou bilou, nous parvenons tout de même à allumer la lumière.

Nous voilà au cœur d’une véritable salle d’exposition. Celle-ci, bien qu’un peu étroite, parvient tout à fait à nous transporter dans l’univers attendu. Du parquet, une banquette, des tableaux et une statue nous entourent. Tout semble parfait à l’exception de quelques œuvres qui, jusqu’à preuve du contraire, n’ont jamais été exposées au musée Van Gogh d’Amsterdam…

Une fois notre contrariété mise de côté, nous nous lançons dans une rapide exploration des lieux. Grâce à notre leitmotiv consistant à fouiller « avec les mains », c’est à la vitesse de l’éclair que nous en venons à bout.

Les premières énigmes pointent alors le bout de leur nez. Ces dernières, très cérébrales, nous amènent à récupérer des codes et des clefs. Histoire que vous sachiez à quoi vous attendre, préparez-vous à calculer ! Précisons même qu’il s’agit de calcul mental. En effet, aucun élément pour écrire n’est mis à disposition dans la salle. Cela aurait pourtant pu se révéler grandement utile.

L’incroyable génie de nos cerveaux nous permet de vite avancer. Deux sympathiques manipulations nous rappelent nos premiers escape games.
Malgré le fait que ces dernières n’aient strictement rien à faire dans un musée, ce retour aux sources nous donne le sourire. Que voulez-vous, il en faut peu pour être heureux !

Ce n’est qu’en accédant à la dernière salle que nous découvrons l’objet de notre visite. Le tableau tant convoité nous fait face… Afin de pouvoir le dérober, nous devons résoudre une énigme qui nous laisse perplexe. Soyons honnêtes avec vous, nous n’avons aucune idée de la tâche à réaliser ; nous ne sommes entourées que d’objets déjà utilisés ou comportant une étiquette rouge. La fameuse étiquette rouge qui nous ordonne de ne pas toucher…
Pour la première fois depuis le début, nous décidons de demander de l’aide à notre game master… En vain ! Ce dernier a probablement estimé, pendant dix minutes, que nous n’étions pas digne d’obtenir un indice.

Le temps de faire cuire un œuf dur, notre hôte décide finalement de refaire surface. Ce dernier nous informe que nous devons utiliser un élément que nous ne pensions pas faire partie du jeu. Le bougre !

L’interdiction transgressée, nous résolvons les dernières énigmes et quittons le musée, peinture en main. Il nous aura fallu 53 minutes pour prouver la faillibilité du nouveau système de sécurité.

*Si vous ne l’avez pas encore fait, nous vous conseillons grandement de vous rendre au musée d’Orsay pour admirer cette œuvre…

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Après délibération du conseil

Par où commencer… Si nous ne nous attardons pas sur les détails qui font aujourd’hui la qualité des grands escape games, nous pouvons dire que cette salle est correcte, notamment en ce qui concerne les jolis décors.
Malheureusement, nous sommes pointilleuses et ces fameux détails sont très importants pour nous.

Vous trouverez dans cette salle beaucoup d’énigmes et manipulations très classiques mettant en jeu des clefs et des codes. Il est regrettable qu’elles n’aient parfois aucun rapport avec le scénario.

En parlant de scénario, de grosses erreurs ont hérissé les cheveux des passionnées d’art que nous sommes. En effet, nous devons dérober le tableau appelé L’homme au chapeau de paille. Figurez-vous que ce tableau n’existe pas sous ce nom et qu’il se trouve encore moins à Amsterdam. Par contre, si vous voyagez du côté de Detroit, n’hésitez pas à vous rendre au Detroit Institut of Arts afin d’admirer le Self-portrait with Straw Hat.
De plus, si vous vous rendez au Van Gogh museum d’Amsterdam et que vous y voyez des tableaux de Cézanne, n’hésitez pas à nous faire signe. D’ici là, nous continuerons de nous plaindre… Plutôt que de commettre un tel impair, il aurait peut-être été plus judicieux d’inventer un musée auquel il est impossible de se référencer. Le thème du musée était vraiment intéressant… Dommage !

Ajoutons à cela une très mauvaise isolation phonique venant quelque peu gâcher l’immersion. Entendre les petites caisses de la Cellule 23 hurler à côté vient perturber le calme attendu dans un musée.

Pour finir, nous avons été assez déçues par notre game master. Ce brave garçon, aussi gentil soit-il, nous a laissé galérer dix minutes sur une énigme, ce qui a légèrement fait retomber notre enthousiasme. De plus, nous avons du nous contenter d’une simple photo à la fin de la partie. Pour le debrief, nous attendons toujours…

Bulletin scolaire

Décor :3
Fouille :1
Réflexion :3
Difficulté générale :2

Le studio

Pour votre gouverne

Radio France
116 Avenue du Président Kennedy
75016 Paris

Ligne 6 : Station Passy
Ligne 9 : Station Ranelagh
Ligne 10 : Station Javel – André Citroën
RER C : Station Avenue du Président Kennedy – Maison de Radio France

http://www.maisondelaradio.fr/escape-game-le-studio

3, 2, 1… Direct ! Mesdames et messieurs, bonjour ! Il est 08H00 et nous vous souhaitons la bienvenue. Ne ratez pas notre chronique du jour qui sera consacrée à l’escape game de Radio France intitulé Le studio. Avant cela, une petite page de publicité.

Notre découverte du jour porte donc sur une salle originale, conçue par des passionnés et localisée au sein de la Maison de la radio, bâtiment culturel parisien par excellence… Oui, rien que ça !

Si vous pensiez vous trouver là pour jouer les chroniqueurs, que nenni ! Vous vous mettez le doigt dans l’œil ! Votre rôle est bien plus important puisque vous êtes convié en tant que technicien… À vous les câbles, les branchements et les micros !

Pour entrer dans Le studio, il vous faudra réunir une équipe de cinq à huit personnes et débourser la somme de 25€ chacun. Et oui mon petit, même les intermittents doivent mettent la main à la poche !

Le scénario ?

Vous avez été convoqué par Michel, un collègue, parce qu’il paraît que votre équipe est la meilleure. Radio France a justement besoin d’un coup de main niveau technique… Voilà qui tombe à pic !

Effectivement, Michel, un autre collègue qui s’est envolé pour Mars, doit émettre le premier message en direct depuis cette belle planète. Le problème c’est qu’un parfait alignement des planètes est nécessaire pour établir la connexion correctement.
Comme de par hasard, les astres sont en votre faveur puisque, au moins pendant l’heure à venir, les planètes seront parfaitement alignées. C’est votre heure de chance !

À vous de faire fonctionner Le studio ! Vous devrez œuvrer avec votre équipe de techniciens sur le plateau ainsi qu’en régie afin de rebrancher les bons câbles aux bonnes prises. Bien entendu, il faudra vous débrouiller pour accomplir cette tâche en moins de soixante minutes.

Alors… Serez-vous ON AIR à temps ?

escape game 7 LE STUDIO c rédit Frédéric Poirier

Et tout le toutim…

Tout commence après une journée de travail pluvieuse… Le moral dans les chaussettes et les chaussettes mouillées, nous arrivons devant la Maison de la radio, un lieu à couper le souffle. Waouh ! Totalement admiratifs des lieux, c’est le nez en l’air que nous pénétrons dans les locaux…

Après quelques minutes d’attente, un certain Michel nous rejoint pour nous souhaiter la bienvenue. Au-delà du fait d’avoir le sourire, ce dernier semble être hyper pressé. Notre tâche aurait-elle déjà commencée ? En théorie seulement puisque l’équipe qui devait nous accompagner manque à l’appel. Rassurez-vous, ceci ne vous arrivera pas puisqu’il s’agit d’un honneur réservé aux sessions presse. Dans le cas où vous seriez aussi famous que nous, donc si vous êtes Madonna, attendez-vous à la possibilité d’attendre des inconnus ! Tout ça pour dire que nous avons patienté une dizaine de minutes… En vain ! Fort heureusement, Michel a décidé de ne pas nous faire attendre plus longtemps.

Nous montons donc dans les étages supérieurs puis nous rendons au fond d’un couloir, juste devant la porte du studio. Classe ! Aucun d’entre nous n’ayant jamais pénétré dans un tel lieu, Michel nous explique, avec un humour décapant, les consignes à suivre.

Briefés et prêts à sauver le monde, ou en tout cas l’honneur de Radio France, nous sommes séparés en deux groupes. Histoire que vous suiviez toujours : nous étions quatre ; cela fait donc deux équipes de deux. Et oui, les maths, nous maîtrisons ! La première équipe sera envoyée en régie tandis que l’autre pénètrera sur le plateau d’enregistrement.
Chaque groupe est à sa porte… Il est enfin temps d’entrer dans un studio de radio. Un vrai studio de radio.

Côté plateau, le décor est absolument génial : micros, chaises de chroniqueurs, caisses de rangement, câbles et, bien sûr, une grande vitre qui donne sur la régie. C’est dingue ! Côté régie, c’est tout aussi sympa. Il y a évidemment des boutons à presser, à lever, à tourner… C’est la foire aux boutons ! Le reste du décor se compose d’une armoire, d’un bureau d’ordinateur et de quelques meubles de rangement.
C’est que nous nous croirions presque dans un studio de radio… Logique, nous y sommes !

Pas le temps de profiter du décor, une vidéo se lance. C’est Michel, pas le monsieur qui nous a accueillis mais celui qui est parti en mission sur Mars. Grosso modo, il nous contacte pour nous raconter ce que vous venez de lire plus haut : l’alignement des planètes, le message, toussa toussa… Le compte à rebours est lancé !

Comme à notre habitude, nous prenons le temps d’analyser la situation, de récupérer quelques idées de décoration et de boire un petit thé. La blague !
Soyons honnêtes : nous démarrons la fouille au quart de tour. Cette salle étant proposée aux équipes de cinq à huit personnes, nous savons, n’étant que quatre, que nous allons avoir pas mal de boulot. Nous tâtons, fouillons et regardons partout… Les premiers indices ne sont pas longs à être découverts.

Au cours de notre avancée, nous rencontrons un problème de taille : la communication. Notre équipe, habituée à échanger des informations à tort et à travers, en hurlant à tout va, doit s’adapter aux conditions réelles du studio. En effet, le plateau et la régie sont isolés phoniquement afin qu’aucun bruit ne vienne déranger le direct.

Pour échanger avec l’autre pièce, nous devons utiliser un petit interphone, appelé bouton des ordres dans le jargon. Celui-ci nous permet, lorsque nous restons appuyés dessus, d’enclencher les micros d’un côté et les hauts parleurs de l’autre. Niveau immersion, nous sommes vraiment au top ! Cette méthode de communication a beau être frustrante, nous devons avouer qu’elle est vraiment drôle !

Observation, logique, fouille… À force de faire marcher nos yeux et d’échanger à travers le bouton des ordres, nous finissons par ouvrir la porte qui communique entre la régie et le plateau. Il était temps !
Les joueurs du plateau découvrent enfin la régie et ceux de la régie, le plateau. Un rapide coup d’œil sur ce que nos collègues ont déjà trouvé puis vient le temps de la réflexion… Quoi qu’on fait maintenant ?

À quatre cerveaux et huit mains, nous allons assez vite. Pour cause de lampe qui lâche, nous perdons néanmoins un peu de temps mais, grâce aux petits coups de pouce de notre game master, nous avançons plutôt bien. Au fur et à mesure du jeu, quelques têtes et voix bien connues de Radio France viennent nous prêter main forte. Alex Vizorek, Frédérick Sigrist et Antoine de Caunes, si vous nous lisez…

Après un petit coup d’accélérateur, nous retrouvons et branchons, non sans sueurs froides, les derniers câbles indispensables à la connexion avec Mars. Notons qu’une rapide explication concernant les mâles et les femelles aura été nécessaire afin que chaque câble soit branché un par un dans le bon trou.

C’est gagné ! Il nous aura fallu en tout et pour tout 57 minutes et 41 secondes pour rétablir la connexion et recevoir le message transmis depuis Mars. L’honneur de Radio France est sauf !

séance 23 01 20h30

Après délibération du conseil

Cette salle, conçue par Alicia Vullo et Frédéric Poirier, des employés de Radio France passionnés d’escape games, est vraiment de qualité ! Nous sentons réellement qu’il s’agit de connaisseurs. En plus de jouer son rôle à la perfection, l’équipe est sympathique et hyper accueillante.
Autrement dit, tout est vraiment bien rodé et maîtrisé. L’équipe n’a clairement pas à rougir face aux enseignes spécialisées !

Les décors, aussi authentiques qu’originaux, jouent un rôle capital dans le réalisme et l’immersion de cette énigme.

Même si les énigmes peuvent parfois manquer de lien avec le scénario, elles n’en restent pas moins ludiques et agréables. De plus, nous avons même vécu le fameux moment Onestdanslecaca, celui qui laisse à penser que nous ne terminerons pas à temps. Un pic final d’adrénaline fait toujours plaisir !

Nous plaçons également un petit bémol sur le nombre de personnes que peut accueillir la salle. Malgré le fait que les pièces soient suffisamment grandes pour accueillir huit personnes, il est fort possible qu’une petite partie de l’équipe risque de s’ennuyer en venant aussi nombreux. De plus, il serait chouette de permettre à des équipes de quatre personnes de réserver ; nous sommes la preuve vivante que cela est faisable.
Qui dit preuve vivante dit interviews… Nous envoyer un mail si besoin !

Globalement, cet escape game éphémère n’a rien à envier aux salles bien installées de la capitale. Nous la recommandons aux joueurs avides de lieux originaux.

Pour l’anecdote, il est à noter que l’agent de sécurité ne savait pas qu’un escape game se déroulait dans les locaux. Fort heureusement, il était au courant pour l’escape room. Bien, bien, bien… Pour la leçon de vocabulaire, n’hésitez pas à nous contacter !

Bulletin scolaire

Décor :5
˜Fouille :4
˜Réflexion :3
Difficulté générale :4

Station spatiale Athéna

Pour votre gouverne

Kairos escape game
42 rue Sedaine
75011 Paris

Ligne 5 : Station Bréguet-Sabin
Ligne 9 : Station Voltaire

https://kairos-escapegame.com

Le personnel de chez Kairos peut se réjouir : il va avoir le privilège de nous revoir dans ses locaux ! Quelle chance ! Juste au cas où vous ne l’auriez pas compris, nous avons de nouveau rendez-vous au sein de l’enseigne Kairos. Cette fois-ci, point de pirates à l’horizon mais la perspective d’un grand voyage dans l’espace… Nous nous apprêtons à intégrer leur Station spatiale Athéna, actuellement en orbite autour de Saturne.

Un voyage d’une telle envergure a forcément un prix ! Ce dernier est compris entre 25 et 32€ selon le nombre d’astronautes prenant part à l’aventure. Voilà qui nous semble plutôt raisonnable pour aller dans l’espace…

Le scénario ?

L’an 2540 : la Station spatiale Athéna est en orbite autour de Saturne. Tout va pour le mieux lorsque des événements étranges semblent soudainement se produire à bord : l’équipage ne répond plus…

L’agence secrète Kairos vous envoie sur place afin de comprendre ce qui se passe à bord. Vous devez donc rejoindre la station, tenter de retrouver l’équipage et ramener un artefact… Vaste programme !

Juste pour information, vous ne bénéficierez que de soixante minutes pour réaliser cette mission. Au-delà, l’oxygène viendrait à manquer. Ce serait ballot !

Athéna 2

Et tout le toutim…

Si vous vous intéressez à la mythologie grecque et que vous souhaitez savoir qui est Kairos, nous vous invitons à lire notre article sur Les pirates des Antilles.
Hop ! Emballé… C’est pesé ! L’art de se débarrasser d’une introduction vite fait bien fait.
Nous pourrions également vous faire un cours sur la déesse Athéna mais nous avons la flemme considérons que nos lecteurs sont cultivés. Nous partons donc du principe que vous savez déjà tout ce qu’il y a à savoir.

Bref… Si vous lisez cet article, c’est sûrement parce que vous avez tapé « escape game » dans Google et pas « mythologie grecque » alors concentrons-nous sur le sujet.

À notre arrivée chez Kairos, nous sommes accueillis par le big boss de l’enseigne. Excusez-nous du peu ! Confortablement installés dans de jolis canapés, nous sommes rapidement invités à rejoindre l’hôtel servant de couverture à l’agence secrète d’agents secrets. Oui, ça fait deux fois agence et oui, ça fait deux fois secret.

Petite piqûre de rappel : chaque porte de cet hôtel permet de faire un bond dans le temps et de se retrouver dans le passé ou dans le futur… C’est au choix !

Notre game master du jour, qui est officiellement recruteur d’agents, souhaite nous envoyer en 2540 afin de comprendre ce qui est arrivé à l’équipage de la Station spatiale Athéna. Histoire de ne pas rentrer les mains vides, nous avons aussi pour mission de localiser un artefact afin le ramener dans le présent.

S’en suit alors une conversation houleuse concernant la définition précise d’artefact. Nous ne savons pas trop qui a gagné mais nous sommes toujours persuadés que les Horcruxes ne sont pas des artefacts ! Au cas où vous souhaiteriez revenir sur cet échange, n’hésitez pas à nous contacter en privé.
Quoi qu’il en soit, nous sommes prêts à embarquer en direction des planètes, des étoiles et des météorites… Autrement dit, vers l’infini et au-delà ! L’espace quoi !

La première étape de notre voyage commence dans la capsule qui permet de rallier la station spatiale. Des accessoires forts sympathiques nous accueillent… C’est parti pour un premier fou rire. En effet, des gilets spatiaux et des pistolets intergalactiques sont à disposition sur les banquettes. Attention… Ils sont chargés donc, petit conseil, ne visez pas la tête !
Ça sent le vécu ? Si peu…

Pour rejoindre la station, nous devons d’abord déverrouiller le système de sécurité. Logique ! Une énigme assez classique se présente alors à nous. Comme vous vous en doutez, les talentueux astronautes que nous sommes en viennent rapidement à bout.

Il est maintenant temps de pénétrer dans les lieux… Les décors sont assez impressionnants de par leur réalisme. La salle est très épurée et très bien éclairée. L’immersion est totale.
Des écrans fixés aux murs donnent la sensation d’être réellement en orbite dans l’espace. L’ambiance sonore, quant à elle, est aussi très travaillée.
Tout est fait pour que vous perdiez tous vos repères spatio-temporels. Il s’avère d’ailleurs qu’aucun timer n’est présent.

À travers des hublots, nous pouvons apercevoir d’autres parties de la station qui sont inaccessibles pour le moment. La station spatiale propose un espace de jeu est assez vaste au sein duquel nous circulons sans aucune difficulté.

Les énigmes s’enchaînent rapidement. Elles sont assez classiques mais se fondent parfaitement dans le scénario. Le game mastering se fait via une intelligence artificielle très bien pensée qui nous aide tout au long du périple. Pour cela aussi, Kairos a fait un réel effort sur l’immersion de ses joueurs.

Si un petit bug informatique ralentit notre progression de quelques minutes, celle-ci n’en reste pas moins fluide et linéaire. Nous ne sommes pas perdus et savons toujours ce que nous avons à faire… Même si nous ne savons pas toujours comment le faire. Oui, ça fait deux fois savons et oui, ça fait deux fois faire.

Une fois n’est pas coutume, l’intelligence artificielle nous est d’une aide précieuse. Loin de nous l’idée de nous la raconter mais nous commencions à prendre l’habitude de sortir des salles avec très peu d’indices. Avec la Station spatiale Athéna, nous devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas en forme !

Nous parvenons tout de même à accéder à la deuxième partie de la station spatiale. Une manipulation assez sympathique se présente à nous. La tâche étant simple, nous nous imaginons déjà victorieux ; tout cela devrait être plié en quelques secondes… Mais c’est sans compter sur l’âme de Pierre Richard qui a décidé de s’installer dans notre équipe.
Et voilà qu’un deuxième problème vient s’ajouter à cette manipulation. Nous sommes des boulets : bonjour !

Nous perdons de précieuses secondes… Nos zygomatiques, quant à eux, gagnent des crampes. Grosso modo, c’est la barre de rire ! Comme quoi, ça a parfois du bon de se planter !
Qu’à cela ne tienne, nous ne perdons pas espoir et parvenons à nous dépatouiller de la situation.

À ce stade de l’aventure, nous devons avouer que nous sommes un peu perdus et ne savons pas trop quelles sont les étapes à franchir. Pour faire bref, c’est la galère !

Ne nous demandez pas comment mais le fait est que nous parvenons à mettre la main sur l’artefact et à sortir vivants de la station en 59 minutes et 59 secondes ! C’était moins une…

Kairos athéna

Après délibération du conseil

La Station spatiale Athéna est une salle pleine de qualités. Le thème est original, les décors sont soignés et les énigmes plutôt sympathiques. Le grand point fort reste l’immersion. En effet, aucun élément extérieur ne vient troubler l’aventure. Tout laisse à penser que nous sommes réellement dans l’espace.

Comme d’habitude, nous allons nous forcer à chercher la petite bête. Une fois toutes les tâches effectuées, rien n’indique la réussite de la mission. Autant vous dire que cela nous a déroutés. Ils auraient au moins pu tirer un feu d’artifice pour fêter notre victoire que diable !
Nous regrettons aussi qu’une partie du scénario ait été abandonnée en cours de route. À l’heure actuelle, nous ne savons toujours pas ce qu’il est advenu de l’équipage. Les pauvres…

Allez… Fin des critiques, retour des compliments. Il nous faut absolument souligner la qualité du game mastering dont nous avons grandement profité. Non seulement, le système d’indices est parfaitement intégré au scénario mais de plus, les interventions du game master sont pertinentes et tombent toujours à pic. Ce dernier nous a laissé le temps de la réflexion sans pour autant nous abandonner vingt minutes sur une énigme.

La Station spatiale Athéna vous promet un bon moment de rigolade. Nous nous sommes vraiment beaucoup amusés et ce, malgré le fait que cette salle nous ait posé de grosses difficultés… Il est donc de notre devoir de la recommander aux joueurs quelque peu expérimentés.
Que voulez-vous, un voyage dans l’espace n’est pas donné à tout le monde !

Bulletin scolaire

Décor :4
˜Fouille :2
˜Réflexion :4
Difficulté générale :4

L’avion

Pour votre gouverne

The game
51 rue du Cardinal Lemoine
75005 Paris

Ligne 10 : Station Cardinal Lemoine
Lignes 7 et 10 : Station Jussieu

http://www.thegame-france.com

Mesdames et messieurs, bienvenue à bord ! Afin de lire cet article (tant attendu) dans des conditions optimales, nous espérons de tout cœur que vous êtes confortablement installés. Avis aux lecteurs qui se trouvent présentement debouts, collés à des inconnus, dans les transports en commun, sachez que nous pensons bien à vous.

En parlant de transports, nous avons rendez-vous à l’aéroport le plus discret de Paris afin de monter à bord de L’avion… Il est grand temps de partir en week-end !

Si la perspective de changer d’air vous fait de l’œil, n’hésitez-pas une seule seconde : rares sont les compagnies à proposer des billets oscillants entre 25€ et 32€ par personne. Comme vous vous en doutez, le prix varie selon le taux de remplissage de l’appareil.

Le scénario ?

En bon amateur de Desireless que vous êtes, voyager fait partie de votre vie… C’est donc tout naturellement que vous avez réservé un aller simple pour Londres.

Vous n’en saurez pas plus… Le décollage est imminent ! Rendez-vous de l’autre côté de la Manche dans soixante minutes !

THE GAME ESCAPE GAME PARIS - avion-6

Et tout le toutim…

Tout commence au petit matin lorsque nous recevons un message de confirmation. Notre vol étant annoncé à l’heure, c’est le cœur léger et le sourire aux lèvres que nous pénétrons chez The game.

Nous sommes alors accueillis par un steward qui, pour ne rien vous cacher, ne porte même pas d’uniforme. Il est beau le professionnalisme !
Ce dernier en profite pour nous annoncer qu’il ne voyagera pas en notre compagnie. Ni lui, ni aucun autre personnel de bord d’ailleurs… The game airlines aka le low cost du low cost !

Une fois notre carte d’embarquement en main, nous accédons à nos places respectives. Un avion pour quatre… Plutôt la classe non ?

Alors que les consignes de sécurité nous sont rappelées, nous n’avons d’yeux que pour les décors. The game a vu les choses en (très) grand en mettant la main sur un Airbus A320 dont les activités professionnelles viennent tout juste de cesser.

Arrive alors le moment tant redouté où notre steward décide de nous quitter. Rassurez-vous, ce dernier n’a pas mis fin à ses jours ; il a seulement choisi de garder les pieds sur terre, nous laissant seuls, livrés à nous-mêmes, dans le ciel. Toutestnormal

Paré au décollage !

Et là, c’est le drame… Il se passe ce qu’il se passe. Histoire de garder l’effet de surprise, nous ne vous en dirons pas plus. Sachez toutefois que notre voyage ne se passe pas comme prévu.
Malheureusement, seuls les plus futes-futes d’entre nous comprennent le souci. Les autres semblent minimiser ce qu’il vient de se passer… Que voulez-vous, tout le monde ne peut pas être capable d’inventer la machine à courber les bananes…

Grâce à notre infaillible coopération, nous venons rapidement à bout de la première énigme. Il est maintenant temps de fouiller les moindres recoins de l’habitacle. Autant vous dire que chacun d’entre nous a vécu un moment d’anthologie : qui n’a jamais rêvé d’ouvrir les placards cachés dans les placards ou de décrocher le téléphone du personnel ? Il ne manquerait plus qu’il faille armer les toboggans. Un bonheur de tripotage* !

Nous faisons face à des énigmes, toujours en lien avec les lieux, qui s’enchainent de façon linéaire. Hormis la fouille, ces dernières font aussi appel à la manipulation, l’observation et la logique.

Au cours de notre avancée, nous sommes amenés à nous grimper dessus. Juste au cas où vous auriez envie d’imaginer la situation : avez-vous déjà essayé d’ouvrir une valise dans l’allée centrale d’un avion pendant qu’un autre passager s’amuse à baisser les tablettes de chaque siège ?

La dernière énigme pointe le bout de son nez au moment où nos neurones se déclarent officiellement mous du genou… Fort heureusement, monsieur le steward, bien que resté au sol, nous contacte afin de nous remettre dans le droit chemin.

Il est grand temps de se bouger les miches !

Nous arrivons finalement à quitter cet avion de malheur après 58 minutes et 20 secondes. Tu parles d’un voyage…

*Et plus si affinités… Bien entendu !

Escape blog

Après délibération du conseil

Qu’il s’agisse du message matinal de confirmation, du parfait accueil ou de notre game master inclus au scénario, The game ne laisse rien au hasard. Cette enseigne est sans conteste l’une des meilleures, si ce n’est la meilleure, de notre capitale.

Compte tenu de l’authenticité des lieux, L’avion est une salle aux décors époustouflants. Il ne nous a fallu qu’une fraction de secondes pour que chacun d’entre nous ait réellement l’impression de partir en week-end. L’immersion est immédiate !
De plus, et pour notre plus grand plaisir, aucune pastille rouge ne vient limiter nos idées les plus incongrues. Il est officiellement possible de tout toucher !

Que les choses soient claires : L’avion de The game nous a permis de vivre la meilleure entrée en matière qui soit. Malheureusement, cet excellent point fort est aussi le point faible de cette salle. En effet, les premières minutes du jeu sont tellement intenses que l’adrénaline ne peut que redescendre.

Nous devons également avouer que nous aurions aimé davantage de brutalité au niveau des effets spéciaux afin que la totalité de l’équipe comprenne la gravité de la situation.
Un peu de violence que diable ! Christian Grey si tu nous lis…
Pour être totalement honnêtes, nous avons manqué d’un moment où « Onestdanslecaca » devient le sentiment ressenti unanimement.

De par les énigmes qu’elle propose, cette salle permet aux joueurs de ne pas s’ennuyer. En effet, ces dernières, bien que linéaires, s’enchaînent à un rythme soutenu au sein, rappelons-le, d’un espace plus que réduit.

Autrement dit, voilà de quoi passer un bon moment au sein d’une salle qui passe à un doigt, ou à un whisky d’abord, d’être la meilleure de Paris…

Bulletin scolaire

Décor :5
˜Fouille :4
˜Réflexion :3
Difficulté générale :4

Prison room

Pour votre gouverne

LockedUp
ZAC du Carré Sénart
2 allée de la Mixité
77127 Lieusaint

http://www.lockedup-escapegame.com/fr/

Fin août : le soleil amorce son hibernation, les places se font rares dans le métro et l’odeur de la soupe aux choux s’apprête à remplacer celle du barbecue… Autant vous dire que l’ambiance est quelque peu déprimante à l’approche de la rentrée. Afin de ne pas succomber à la morosité parisienne, nous optons pour un séjour champêtre à l’endroit même où la Seine et la Marne se côtoient.
Figurez-vous cependant qu’au milieu de ce décor bucolique se trouve un établissement carcéral de haute sécurité… Comprenez ici que LockedUp a décidé de nous enfermer derrière ses barreaux !

Si l’envie vous prend de devenir le Michael Scofield des temps modernes, vous devrez vous acquitter de 18€ à 45€ par personne. Tout dépend du moment de votre arrivée et du nombre de codétenus avec qui vous décidrez de partager votre cellule. À savoir que deux à six prisonniers ont la possibilité de cohabiter en ces lieux…

Au cas où vous ne l’auriez pas compris, il faut payer pour avoir l’honneur d’une telle incarcération ! Tout se mérite mon petit !

Le scénario ?

Ne nous demandez pas comment vous en êtes arrivé là mais le fait est que vous êtes en prison. Scélérat que vous êtes !

Le moment est venu où vous décidez de vous évader… Malheureusement, vous n’avez ni tatouage sur le corps, ni panier de linge sale dans lequel vous cacher, ni même petite cuillère vous permettant d’agrandir la bouche d’aération de votre cellule. Autant vous dire que même les Dalton ne miseraient pas sur votre réussite.

Votre humeur est donc au ras des pâquerettes lorsque vous découvrez que le précédent habitant des lieux, lui même évadé, a laissé quelques indications capitales. Le moment est donc venu de vous bouger les miches !
Vous avez 75 minutes pour sortir de ce trou… Et comme disait Faf Larage* : pas l’choix, faut y aller !

*Nous vous informons du non-décès de cette légende de la chanson…

Prison 2

Et tout le toutim…

Lorsque nous pénétrons chez LockedUp, nous sommes très gentiment accueillies par des bonbons et des verres d’eau. Oui oui ! Des gobelets avec des bras, des jambes, des yeux et une bouche… Nawak !

La salle est fin prête à nous accueillir en son sein… Il est grand temps d’entrer dans le vif du sujet. Nous sommes d’ailleurs tout excitées à l’approche de ce Prison break grandeur nature.

Notre game master nous fait franchir la porte chacune notre tour afin de nous attacher de part et d’autre de la pièce. C’est que ça sait jouer des menottes chez LockedUp !

Nous découvrons alors un décor digne de ce à quoi nous nous attendions : un lit superposé en fer forgé, un matelas, une armoire métalique et un lavabo. Les lieux d’aisance, présents eux aussi, occupent l’un des coins de la cellule. El chapo, si tu nous lis…
Tous ces éléments de décor ont permis une immersion rapide. Les murs, extrêment fins, ont malheureusement mis fin à ce sentiment d’enfermement.

Grâce à un joli travail d’équipe, nous réussissons rapidement à nous défaire de nos liens. Voilà nos mains prêtes à en découdre ! Nous entamons alors une fouille qui s’avère être extrêmement vicieuse… S’évader de prison n’est vraiment pas chose aisée !

L’une des premières énigmes nous met dans la panade. En effet, celle-ci ne nous parle pas et ne nous semble pas logique. Nous comprenons néanmoins que quatre coffres doivent être ouverts pour pouvoir continuer notre échappée. Il s’avère que les énigmes permettant cela peuvent être réalisées en parallèles les unes des autres… Chose que nous n’arrivons pas à faire compte tenu du fait que la mayonnaise ne prend pas. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas !

Nous décidons donc d’appeler notre game master à l’aide afin de remettre notre équipe sur le droit chemin… Que devons-nous faire ? Dans quel but ? Quel est le lien avec l’histoire ?
Chacune de nos avancées nous rapproche de la sortie mais nous éloigne de nos sourires… Fort heureusement, l’une de nous voit sa motivation revenir au galop !

Une sympathique manipulation nous remet alors en selle jusqu’à l’ouverture de nos barreaux. Nous voilà enfin sorties de notre cellule… Mais pas de la prison !

Nous pénétrons alors dans une nouvelle pièce ; à en croire le calendrier accroché au mur, nous sommes maintenant dans la salle des gardiens. Nous comprenons rapidement la dernière tâche à effectuer afin d’espérer quitter les lieux. Le tout n’étant pas seulement de comprendre, nous nous retrouvons dans le flou, ne sachant pas comment faire.

Nous décidons donc, encore une fois et à notre grand regret, de faire appel à l’aide de notre game master. Ah ! Mais non en fait ! Aucun bouton d’aide n’existe dans cette pièce. Une seule solution s’offre à nous : faire coucou à la caméra et toquer à la porte en espérant que quelqu’un nous entende. Ça craint du boudin non ?

Après cinq bonnes minutes de patience, nous avons réussi à effectuer la dernière manipulation, nous permettant de réussir notre évasion. Pas moins de 70 minutes sur les 75 proposées auront été nécessaires à notre inefficace équipe pour venir à bout de la Prison room.

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Après délibération du conseil

Comme vous l’avez compris, Prison room de LockedUp ne nous a pas vraiment emballées. Nous tenons d’ailleurs à nous excuser platement pour le manque d’entrain de cet article. Nous tâcherons de retrouver notre bonne humeur et notre humour pour le prochain…

Les décors, bien que de qualité, n’ont pas suffi à satisfaire notre besoin d’immersion. Les prisonnières que nous étions auraient grandement apprécié comprendre le pourquoi du comment.
Autrement dit, Prison room est une salle où l’absence totale de fil conducteur nous a laissées sur notre faim, nous empêchant malheureusement de nous amuser.

Bulletin scolaire

Décor :3
Fouille :4
Réflexion :3
Difficulté générale :3

Motel

Pour votre gouverne

LeavinRoom
14 rue Nollet
75017 Paris

Ligne 13 : Station La Fourche
Lignes 2 et 9 : Station Place de Clichy

http://leavinroom.fr

Quel ne fut pas notre plaisir lorsque nous avons appris l’ouverture d’une nouvelle salle chez LeavinRoom ! Motel a ouvert ses portes pour Halloween, date qui n’a pas été choisie au hasard !

Comme tout établissement sulfureux qui se respecte, les chambres se louent à l’heure pour tout groupe allant de trois à cinq personnes. Deux chambres étant ouvertes au public, vous avez la possibilité de vous pointer à dix si le cœur vous en dit. Une partie de Scrabble, ça vous tente ?

Si vous êtes un client en manque d’affection, ou plus si affinité, vous devrez débourser entre 20€ et 34€ par personne. Chez LeavinRoom, plus on est de fous, moins c’est cher !

Le scénario ?

Dans le quartier des Batignolles, de mystérieuses disparitions inquiètent la population. L’origine de ces troubles semble provenir d’un ancien hôtel de passe reconverti aujourd’hui en ce qui semble être un simple établissement de villégiature.

Les nouveaux propriétaires ont décidé de conserver la tradition et de louer les chambres à l’heure. Vous aurez donc 60 minutes pour enquêter et tenter de comprendre le pourquoi du comment de ces disparitions.

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Et tout le toutim…

Soyons claires, nous sommes absolument ravies de revenir chez LeavinRoom mais une légère appréhension plane au-dessus de nos têtes. Nos plus fidèles lecteurs* n’auront pas oublié que notre première défaite a eu lieu dans la salle Instinct de survie. Comme nous sommes des personnes très cool, nous leur avons tout de même pardonné cet affront.
* Nous contacter par mail pour une séance de dédicaces

Après avoir attendu quelques minutes sur le trottoir pour cause de sonnette cassée, nous sommes accueillies par l’un des co-fondateurs de l’enseigne. Nos plus fidèles lecteurs** auront remarqué que cela nous est déjà arrivé peu de temps avant. Notre karma a visiblement un souci avec les sonnettes.
** Se reporter au paragraphe précédent pour les séances de dédicaces

L’immersion a toujours été le point fort de LeavinRoom. Les décors aussi mais nous ne voudrions pas qu’ils prennent la grosse tête… C’est donc tout naturellement que notre entrée se fait directement dans l’hôtel. Nous sommes bien loin d’une simple enseigne d’escape game.

L’accueil se fait dans la bonne humeur et avec le sourire au sein du lobby de l’hôtel. De petits casiers pour les clés des chambres se trouvent derrière un comptoir sur lequel repose une petite sonnette pour appeler le gardien de l’hôtel. En parlant de sonnette, nous n’avons pas osé l’essayer, rapport à notre karma…

L’auteur de l’énigme en personne est là pour nous expliquer le scénario, nous rappeler les consignes de base et nous donner une tablette qui pourra nous aider dans notre enquête. En effet, l’une des personnes disparues a réussi à se filmer pour nous communiquer de précieux indices. Nous recevons également la clé de notre chambre qui n’est autre que la numéro 13. Ben voyons…

L’hôtel étant « un peu miteux », nous descendons seules dans notre chambre. Ici, pas de room service pour nous escorter. N’y voyez aucun jugement de valeur de notre part, c’est le propriétaire lui-même qui dénigre son établissement !

Nous voilà tout excitées, mais pas trop non plus, rapport à l’hôtel de passe toussa toussa… Bref, nous voilà devant la porte de notre chambre, impatientes de commencer notre enquête.

À notre entrée dans la chambre, nous constatons que le passé, c’est le passé… Rien n’est fait pour que de sulfureux ébats aient lieu ici. Un papier peint sobre, un portemanteau, un téléphone, une armoire et un lit. En parlant de lit, il est minuscule. Pour le Scrabble, on repassera…

Comme à notre habitude, nous commençons notre fouille. Dire qu’elle sera rapide est un euphémisme. Il y a très peu de choses à faire dans cette salle et nous comprenons rapidement que nos hôtes n’ont pas prévu de nous y garder bien longtemps.

Nous débloquons rapidement l’accès à la deuxième salle et… Vivons un changement d’ambiance radical. Nous ne décrirons pas le décor afin de garder le mystère entier mais nous pouvons vous affirmer que les disparitions ont bien un rapport avec cet hôtel.
Pour faire simple, c’est sale, c’est glauque et c’est angoissant. L’établissement ne doit pas être super bien classé sur TripAdvisor !

Dans cette salle immense, exploitée du sol au plafond, la fouille n’est toujours pas l’élément principal de difficulté. En revanche, les manipulations très originales s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Les mécanismes, vraiment sympathiques, sont à l’origine de quelques frayeurs.

Les énigmes sont linéaires. L’une permet l’accès à la suivante qui permet elle-même de progresser dans l’enquête. Les joueurs en overdose de cadenas ne seront pas déçus ici puisqu’il n’y en a qu’un seul. Lors du debrief, nous avons même appris que ce vilain petit canard est voué à disparaître.

Nous avançons très rapidement dans notre enquête et commençons à comprendre ce qui est arrivé aux pauvres malheureux qui se sont aventurés dans l’hôtel. Toutefois, au moment d’une étape cruciale du jeu, c’est le drame. Blocage total ! Black-out ! Trou noir ! Rien ! Nada ! Keutchi ! Niet ! Walou ! Vous avez compris ? Nos cerveaux n’ont aucune idée de ce qu’ils doivent faire. Nous tentons même une manipulation absurde au milieu de la pièce qui, avouons-le, est digne d’un rite sectaire. Le ridicule ne tue pas mais il semblerait tout de même que la mort nous guette en ces lieux.

Heureusement, un indice sur la tablette remet nos cerveaux dans le droit chemin. C’est reparti ! La fin de l’énigme ne nous pose pas de souci particulier et nous sortons de la chambre au bout de 52 minutes. Mission accomplie ! Pipi, les dents et au lit !

Escape blog

Après délibération du conseil

Motel est sans conteste une salle d’excellente qualité. L’immersion est totale et les décors, très réalistes, sont réussis. Les manipulations sont originales ; certaines sont mêmes totalement inédites. De plus, la bande sonore s’intègre parfaitement au jeu et fait monter la pression.
Les passages secrets de Motel figurent parmi les meilleurs que nous ayons vus en escape game.

Nous ne nous sommes jamais ennuyées alors que nous étions cinq. Nous nous sommes même beaucoup amusées, ce qui n’était pas gagné étant donné l’ambiance régnant dans la deuxième salle.

Si vous souhaitez parfaitement comprendre le scénario, vous devrez faire attention au moindre petit détail. Tout est expliqué ! Vous pourriez aussi demander à votre game master de vous éclairer mais ce serait là la solution de facilité.

Pour les joueurs appréciant la fouille, le gros manque de celle-ci pourrait néanmoins être considéré comme un petit point faible.

Motel est une salle facilement réalisable sans indice. Il faut cependant avoir le cœur et l’estomac bien accrochés pour se lancer dans l’aventure. Sachez également que l’accès à l’hôtel est réservé aux personnes de plus de quinze ans. Voilà qui annonce la couleur !

Pour terminer, nous tenons à souligner l’accueil très agréable qui nous a été réservé… Il ne manquait qu’un petit coup à boire. Oui cher lecteur, nous aimons toujours autant pinailler.

Bulletin scolaire

Décor :5
˜Fouille :1
˜Réflexion :3
Difficulté générale :3