Nautilus : L’expédition Aronnax

Pour votre gouverne

Unleash
5 Rue Henri Desgrange
75012 Paris

Lignes 6 et 14 : Station Bercy

https://unleashescape.com

Au cas où vous ne le sauriez pas encore, tous les membres de notre équipe ont pour points communs d’avoir cohabité avec un poisson à un moment de leur vie, de raffoler des avocats et de haïr Michel Sardou le jour mais de lui vouer un culte en fin de soirée. Au même titre que ces informations ô combien capitales, ajoutons le fait que nous soyons de grands amoureux de la littérature ! Quelle ne fut donc pas notre joie lorsque nous avons appris la naissance d’une enseigne y étant consacrée…
Cette dernière, de son petit nom Unleash, a choisi de s’inspirer de Vingt mille lieues sous les mers en intitulant Nautilus sa toute première salle.

Pour espérer plonger dans l’univers de Jules Verne, il est nécessaire que vous composiez une équipe de trois à six explorateurs et que vous investissiez entre 24€ et 38€ chacun. Rien de sorcier donc… Surtout compte tenu du monde merveilleux qui vous attend !

Le scénario ?

Avant toute chose, merci de respecter une minutes de silence en l’honneur de Pierre Aronnax, défunt narrateur de Vingt mille lieues sous les mers… Apprenez maintenant, qu’outre le fait d’avoir passé l’arme à gauche, cet homme a légué le manuscrit original de son œuvre à son rejeton.

Ce dernier, Louis pour les intimes, possède donc entre ses mains un écrit des plus précieux dans lequel apparaissent les plans du Nautilus ainsi que des coordonnées géographiques indiquant une île jusqu’alors non répertoriée.
C’est là que vous devez commencez à comprendre ce qui vous attend…

Louis Aronnax, accompagné d’un armateur et de son équipage, décide de suivre les traces de son père en montant une expédition dans l’espoir de retrouver le célèbre sous-marin… Coup de chance oblige, vous êtes de la partie !

Nautilus

Et tout le toutim…

Lorsque nous pénétrons pour la première fois dans les locaux d’Unleash, nous sommes bien loin, vraiment loin, d’imaginer ce qui nous attend… C’est donc plein d’innocence que nous arrivons sur place, impatients de découvrir l’univers du Nautilus.
Le seuil de la porte franchi, nous rencontrons Loïc, unique créateur de l’enseigne, qui nous accueille dans un très joli salon. Ce dernier, en plus de nous proposer quelques bonbons, nous offre à boire… Voilà de quoi ravir les gourmands que nous sommes.
Une fois désaltérés et au bord du diabète, nous sommes fins prêts à examiner le document préalablement confié par notre hôte. Nous découvrons alors une lettre donnant plus de détails quant aux raisons de notre présence en ces lieux. Les choses sont maintenant bien plus claires… Nous allons avoir la chance d’explorer l’épave du Nautilus. Rien que ça ! Néanmoins, une zone d’ombre persiste toujours… L’objectif de cette visite… Mais ne tergiversons pas, il est déjà temps de rejoindre le sous-marin.

Nous nous tenons face à une porte somme toute classique, persuadés qu’elle nous mènera à bon port. C’est alors que notre aventure prend un tournant inattendu… Nous empruntons un accès incroyable, tout simplement merveilleux et ô combien extraordinaire ! Aucun superlatif ne semble suffisant pour décrire le moment que nous sommes en train de vivre. L’élément nous permettant d’accéder au Nautilus est parfaitement fondu dans le décor et, pour tout vous dire, aucun d’entre nous ne s’y était préparé. Jusqu’à présent, il s’agit incontestablement de la meilleure entrée en matière que nous ayons connue dans un escape game. L’immersion est totale et immédiate ! Une vraie claque ! Dire que notre aventure ne fait que commencer…

À peine remis de nos émotions, nous découvrons un décor à la hauteur de cette mise en bouche. Nous sommes dans un couloir, juste un couloir, et nous ressentons déjà l’investissement sans limite de l’enseigne en matière de réalisme. Nous sommes bien loin d’une salle fabriquée de carton et de papier… Nautilus est plutôt faite d’un joli fil doré… Autrement dit, le métal est en métal, le bois est en bois et le velours est en velours.

Dès lors, nous remarquons de nombreuses portes qu’il nous tarde d’ouvrir et, pour tout vous dire, nous sommes déjà impatients d’explorer les salles qui se cachent derrière. À la suite d’une observation et d’une fouille minutieuses, nous comprenons et atteignons rapidement notre objectif initial.
Chaque action de notre part a un impact sur le déroulement du jeu puisque, dans cette salle, l’histoire se raconte au fur et à mesure… Aussi incroyable que cela puisse être, rien n’est prédéfini à l’avance.

Un mécanisme magnifiquement magnifique nous permet de déverrouiller une première porte… Comprenez ici qu’il n’y a point de serrure classique en ces lieux ; le Nautilus est bien plus surprenant que tout ce à quoi vous pourriez vous attendre. Derrière cette porte se cache une scène encore plus impressionnante que ce que nous avons vu jusque-là. Nous commençons alors à fouiller mais comprenons vite que nous avons oublié des choses en chemin. Il nous faut donc revenir en arrière et ouvrir une deuxième porte. C’est à ce moment du jeu que l’apothéose en matière de décor est atteinte ! Il est quasiment impossible de décrire ce que nous voyons sans prendre le risque de gâcher votre future expérience. Contentons-nous seulement d’affirmer que nous en prenons plein les mirettes !

Après quelques minutes d’émerveillement, nous parvenons à reprendre le fil de notre histoire. Les puzzles s’imbriquent les uns à la suite des autres et les manipulations s’enchaînent avec une limpidité sans nom. À chacun de nos actes et à chacun des décors qui s’offre à nous, nous sommes aussi émerveillés que des adultes un matin de Noël. Il nous est soufflé dans l’oreillette que l’expression concerne normalement les enfants mais, compte tenu du fait qu’il s’agisse d’une matinée dédiée à l’amour et aux cadeaux, nous estimons que les adultes ont aussi le droit d’avoir leur place dans cette phrase.

Nous suons sang et eau, sans perdre de temps, pour que notre aventure avance… Étant motivés comme jamais pour mener à bien cette expédition, il nous est inconcevable de manquer une seule seconde de cette incroyable salle. Heureusement, en cas de doute, nous pouvons compter sur notre game master qui veille au grain grâce à un système d’indices pleinement intégré au décor et admirablement pensé en matière d’immersion. Pour couronner le tout, aucun anachronisme ne vient gâcher l’expérience. Nous ne sommes que joie !

Nous enchaînons les étapes et découvrons, suite à un mécanisme encore plus fou que les précédents, une dernière pièce… Le scénario ne cesse d’évoluer, le rythme s’accélère et la pression monte ! Nous sentons que nous ne sommes pas en avance mais tout est tellement magnifique que nous nous risquons à perdre du temps afin de reluquer cette salle dans les moindres détails.

Alors qu’une ultime décision doit être prise, un moment de flottement immobilise notre équipe quelques minutes. Fort heureusement, l’un d’entre nous reprend les commandes et nous remet sur la bonne voie jusqu’à ce que notre objectif soit atteint…

Une fois chose faite et après 77 minutes d’immersion, nous retrouvons la terre ferme, heureux d’être allés au bout de notre épopée et de n’avoir manqué aucune miette de ce somptueux voyage.

Unleash

Après délibération du conseil

Histoire que personne ne perde du temps bêtement, mettons de suite les pieds dans le plat… Le Nautilus est une merveille en matière d’escape game !

Qu’il s’agisse des décors, plus sublimes les uns que les autres, des mécanismes, plus époustouflants les uns que les autres, ou des manipulations, plus inattendues les unes que les autres, Unleash a réussi l’exploit de nous surprendre et de nous faire vivre une aventure au-delà de nos attentes.

L’immersion, quant à elle, nous a happés de long en large… Le scénario évolutif, le système d’indices et les musiques entendues nous ont plongés au plus profond de l’imaginaire de Jules Verne. Tout a été mis en œuvre pour que nous nous sentions de plus en plus impliqué dans l’histoire et que nous ayons plaisir à nous prendre au jeu.

Cerise sur le gâteau, les énigmes n’ont cessé de nous demander une concentration sans faille et un investissement sans limite. Ces dernières, toujours en lien avec l’intrigue, furent d’une impressionnante fluidité et d’un incontestable bonheur à résoudre. Cependant, il est probable que l’omniprésence de la lecture puisse déplaire à certains d’entre vous… Mais d’un autre côté, choisir un escape game lié à un roman et ne pas aimer lire serait quand même un choix sacrément farfelu.

Unleash et son Nautilus nous ont littéralement enchantés et, pour tout vous dire, nous sommes convaincus d’avoir vécu un moment hors du temps que nous pourrions qualifier de véritable expérience… Sans aucun doute l’un des meilleurs escape games de la capitale !

Bulletin scolaire

Décors :5
˜Fouille :3
˜Réflexion :5
Difficulté générale :5

Le tour du monde en 60 minutes

Pour votre gouverne

LeavinRoom
28 bis boulevard Pereire
75017 Paris

Ligne 3 : Station Wagram
RER C : Station Pereire-Levallois

www.leavinroom.fr

Lundi 17 août 2015 : nous revenons de nos vacances londonniennes et, pour réveiller nos neurones, décidons de nous lancer dans un marathon d’escape games. Trois salles en une semaine. No more, no less.
Nous commençons donc notre folle semaine chez LeavinRoom en affrontant leur tour du monde en 60 minutes. Here we go!

Si vous souhaitez partir à l’aventure, sachez que LeavinRoom ne propose qu’une seule salle. Il est donc impossible de défier une autre équipe de globe-trotters lors de cet escape game. Damn it !

Afin de parcourir le monde, vous devez débourser entre 20€ et 34€ par personne. Comme à l’accoutumé, le prix dépend du nombre de voyageurs à vos côtés.

Le scénario ?

Vous avez toujours rêvé d’entrer au très select LeavinClub ? Afin de valider votre adhésion, ses membres vous mettent à l’épreuve : vous devez accomplir le tour du monde… Mais attention !
Contrairement à Phileas Fogg, célèbre héros du roman de Jules Verne, qui a eu quatre-vingt jours pour accomplir cet exploit, vous, vous ne disposez que de soixante minutes… Challenge accepted !

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Et tout le toutim…

Lorsque nous arrivons chez LeavinRoom, nous sommes légèrement plus stressés que d’habitude. En effet, c’est la première fois que notre équipe se mesure à une salle dont le taux de réussite ne dépasse pas les 30%. Certes, nous sommes stressés, mais nous sommes surtout déterminés à venir à bout du défi qui nous attend. Bring it !

Nous sommes accueillis par une game master très aimable qui nous met à l’aise et nous offre à boire dès notre arrivée. Une fois prêts, nous sommes conviés dans les sous-sols de l’enseigne, là où se trouve le bureau de Phileas Fogg. Ce dernier sera notre guide tout au long de la partie et c’est par sa voix que les indices ainsi que le décompte du temps nous parviendront.

Bien qu’il fasse très sombre, nous entrons dans une pièce aux jolis décors. Le bureau contient beaucoup de souvenirs de voyages : valises, photos de villes européennes, objets ethniques… S’y trouvent aussi une bibliothèque, des cartes du monde et un plan de métro parisien.
Autant vous dire que la thématique du voyage et du transport n’est pas sans rappeler l’époque de la révolution industrielle.

A travers une porte entrouverte, nous découvrons un accès vers une seconde salle. Accès condamné par un cadenas… Evidemment ! LeavinRoom ne va pas nous faciliter la tâche.
En parlant de cadenas et après avoir regardé attentivement notre aire de jeu, nous nous rendons compte qu’il y en a un certain nombre. Le défi s’annonce ardu ! Sh*t !

Après une brève introduction sonore, la fouille peut commencer. Comme d’habitude, nous retournons tout sur notre passage. Ce n’est qu’une fois cette étape terminée que vient le moment de réfléchir.
Contrairement au Pays des merveilles où nous avions trouvé les énigmes assez simples, Le tour du monde en 60 minutes nous invite vraiment à nous creuser les méninges. En creusant un peu plus, nous aurions probablement débouché sur les couloirs du métro.

Fouille, réflexion, manipulation et culture générale… Tous ces éléments sont présents pour que cet escape game ne nous laisse aucun répit ! Bizarrement, ce n’est pas l’aspect cérébral mais la fouille qui nous pose quelques soucis. Nous pensions avoir tout trouvé… Que nenni ! Il faut s’y remettre !
Bien évidemment, les fausses pistes sont également là pour nous ralentir : nous pensons notamment à ce p*tain de **** qui nous a fait perdre de précieuses minutes ! M*ther f*cker !

Finalement, nous réussissons à déverrouiller l’accès à la seconde salle et à venir à bout des mystères, assez coriaces, qu’elle propose. La dernière énigme, quant à elle, ne nous résiste pas longtemps.
Notre tour du monde se termine après 59 minutes et 01 seconde. C’était juste !

Bilan des courses : nous faisons désormais partie du célèbre LeavinClub !

TDM

Après délibération du conseil

Sans aucun doute, cette salle est l’une des plus difficiles que nous ayons affrontée jusqu’à présent… Et cela n’est pas pour nous déplaire ! The harder, the better !
Nous avons retrouvé cette adrénaline, cette motivation d’aller au bout du défi, ce moment de doute où l’un d’entre nous se dit « On n’y arrivera pas » et ça fait du bien !

Nous avons beaucoup apprécié le fait de devoir sortir du bureau de Phileas Fogg en déverrouillant la porte. Nous sommes dans un véritable escape game où le but, comme son nom l’indique, est de s’évader.

Les fausses pistes ont parfois cassé le rythme de nos recherches, nous empêchant de cerner la continuité des énigmes. Malgré cela, les énigmes sont bien ficelées, la fouille est présente et le décor très travaillé. Well done !
Le tour du monde en 60 minutes est une très bonne salle que nous recommandons aux joueurs déjà aguerris !

That’s all folks !

NB : Suite à notre récent voyage à Londres, nous avons décidé d’ajouter de l’anglais à nos propos…
NB2 : Toutes nos excuses pour la vulgarité qui émane de notre article. Bisous bisous.

Bulletin scolaire

Décors :4
˜Fouille :3
˜Réflexion :4
Difficulté générale :4