Station spatiale Athéna

Pour votre gouverne

Kairos escape game
42 rue Sedaine
75011 Paris

Ligne 5 : Station Bréguet-Sabin
Ligne 9 : Station Voltaire

https://kairos-escapegame.com

Le personnel de chez Kairos peut se réjouir : il va avoir le privilège de nous revoir dans ses locaux ! Quelle chance ! Juste au cas où vous ne l’auriez pas compris, nous avons de nouveau rendez-vous au sein de l’enseigne Kairos. Cette fois-ci, point de pirates à l’horizon mais la perspective d’un grand voyage dans l’espace… Nous nous apprêtons à intégrer leur Station spatiale Athéna, actuellement en orbite autour de Saturne.

Un voyage d’une telle envergure a forcément un prix ! Ce dernier est compris entre 25 et 32€ selon le nombre d’astronautes prenant part à l’aventure. Voilà qui nous semble plutôt raisonnable pour aller dans l’espace…

Le scénario ?

L’an 2540 : la Station spatiale Athéna est en orbite autour de Saturne. Tout va pour le mieux lorsque des événements étranges semblent soudainement se produire à bord : l’équipage ne répond plus…

L’agence secrète Kairos vous envoie sur place afin de comprendre ce qui se passe à bord. Vous devez donc rejoindre la station, tenter de retrouver l’équipage et ramener un artefact… Vaste programme !

Juste pour information, vous ne bénéficierez que de soixante minutes pour réaliser cette mission. Au-delà, l’oxygène viendrait à manquer. Ce serait ballot !

Athéna 2

Et tout le toutim…

Si vous vous intéressez à la mythologie grecque et que vous souhaitez savoir qui est Kairos, nous vous invitons à lire notre article sur Les pirates des Antilles.
Hop ! Emballé… C’est pesé ! L’art de se débarrasser d’une introduction vite fait bien fait.
Nous pourrions également vous faire un cours sur la déesse Athéna mais nous avons la flemme considérons que nos lecteurs sont cultivés. Nous partons donc du principe que vous savez déjà tout ce qu’il y a à savoir.

Bref… Si vous lisez cet article, c’est sûrement parce que vous avez tapé « escape game » dans Google et pas « mythologie grecque » alors concentrons-nous sur le sujet.

À notre arrivée chez Kairos, nous sommes accueillis par le big boss de l’enseigne. Excusez-nous du peu ! Confortablement installés dans de jolis canapés, nous sommes rapidement invités à rejoindre l’hôtel servant de couverture à l’agence secrète d’agents secrets. Oui, ça fait deux fois agence et oui, ça fait deux fois secret.

Petite piqûre de rappel : chaque porte de cet hôtel permet de faire un bond dans le temps et de se retrouver dans le passé ou dans le futur… C’est au choix !

Notre game master du jour, qui est officiellement recruteur d’agents, souhaite nous envoyer en 2540 afin de comprendre ce qui est arrivé à l’équipage de la Station spatiale Athéna. Histoire de ne pas rentrer les mains vides, nous avons aussi pour mission de localiser un artefact afin le ramener dans le présent.

S’en suit alors une conversation houleuse concernant la définition précise d’artefact. Nous ne savons pas trop qui a gagné mais nous sommes toujours persuadés que les Horcruxes ne sont pas des artefacts ! Au cas où vous souhaiteriez revenir sur cet échange, n’hésitez pas à nous contacter en privé.
Quoi qu’il en soit, nous sommes prêts à embarquer en direction des planètes, des étoiles et des météorites… Autrement dit, vers l’infini et au-delà ! L’espace quoi !

La première étape de notre voyage commence dans la capsule qui permet de rallier la station spatiale. Des accessoires forts sympathiques nous accueillent… C’est parti pour un premier fou rire. En effet, des gilets spatiaux et des pistolets intergalactiques sont à disposition sur les banquettes. Attention… Ils sont chargés donc, petit conseil, ne visez pas la tête !
Ça sent le vécu ? Si peu…

Pour rejoindre la station, nous devons d’abord déverrouiller le système de sécurité. Logique ! Une énigme assez classique se présente alors à nous. Comme vous vous en doutez, les talentueux astronautes que nous sommes en viennent rapidement à bout.

Il est maintenant temps de pénétrer dans les lieux… Les décors sont assez impressionnants de par leur réalisme. La salle est très épurée et très bien éclairée. L’immersion est totale.
Des écrans fixés aux murs donnent la sensation d’être réellement en orbite dans l’espace. L’ambiance sonore, quant à elle, est aussi très travaillée.
Tout est fait pour que vous perdiez tous vos repères spatio-temporels. Il s’avère d’ailleurs qu’aucun timer n’est présent.

À travers des hublots, nous pouvons apercevoir d’autres parties de la station qui sont inaccessibles pour le moment. La station spatiale propose un espace de jeu est assez vaste au sein duquel nous circulons sans aucune difficulté.

Les énigmes s’enchaînent rapidement. Elles sont assez classiques mais se fondent parfaitement dans le scénario. Le game mastering se fait via une intelligence artificielle très bien pensée qui nous aide tout au long du périple. Pour cela aussi, Kairos a fait un réel effort sur l’immersion de ses joueurs.

Si un petit bug informatique ralentit notre progression de quelques minutes, celle-ci n’en reste pas moins fluide et linéaire. Nous ne sommes pas perdus et savons toujours ce que nous avons à faire… Même si nous ne savons pas toujours comment le faire. Oui, ça fait deux fois savons et oui, ça fait deux fois faire.

Une fois n’est pas coutume, l’intelligence artificielle nous est d’une aide précieuse. Loin de nous l’idée de nous la raconter mais nous commencions à prendre l’habitude de sortir des salles avec très peu d’indices. Avec la Station spatiale Athéna, nous devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas en forme !

Nous parvenons tout de même à accéder à la deuxième partie de la station spatiale. Une manipulation assez sympathique se présente à nous. La tâche étant simple, nous nous imaginons déjà victorieux ; tout cela devrait être plié en quelques secondes… Mais c’est sans compter sur l’âme de Pierre Richard qui a décidé de s’installer dans notre équipe.
Et voilà qu’un deuxième problème vient s’ajouter à cette manipulation. Nous sommes des boulets : bonjour !

Nous perdons de précieuses secondes… Nos zygomatiques, quant à eux, gagnent des crampes. Grosso modo, c’est la barre de rire ! Comme quoi, ça a parfois du bon de se planter !
Qu’à cela ne tienne, nous ne perdons pas espoir et parvenons à nous dépatouiller de la situation.

À ce stade de l’aventure, nous devons avouer que nous sommes un peu perdus et ne savons pas trop quelles sont les étapes à franchir. Pour faire bref, c’est la galère !

Ne nous demandez pas comment mais le fait est que nous parvenons à mettre la main sur l’artefact et à sortir vivants de la station en 59 minutes et 59 secondes ! C’était moins une…

Kairos athéna

Après délibération du conseil

La Station spatiale Athéna est une salle pleine de qualités. Le thème est original, les décors sont soignés et les énigmes plutôt sympathiques. Le grand point fort reste l’immersion. En effet, aucun élément extérieur ne vient troubler l’aventure. Tout laisse à penser que nous sommes réellement dans l’espace.

Comme d’habitude, nous allons nous forcer à chercher la petite bête. Une fois toutes les tâches effectuées, rien n’indique la réussite de la mission. Autant vous dire que cela nous a déroutés. Ils auraient au moins pu tirer un feu d’artifice pour fêter notre victoire que diable !
Nous regrettons aussi qu’une partie du scénario ait été abandonnée en cours de route. À l’heure actuelle, nous ne savons toujours pas ce qu’il est advenu de l’équipage. Les pauvres…

Allez… Fin des critiques, retour des compliments. Il nous faut absolument souligner la qualité du game mastering dont nous avons grandement profité. Non seulement, le système d’indices est parfaitement intégré au scénario mais de plus, les interventions du game master sont pertinentes et tombent toujours à pic. Ce dernier nous a laissé le temps de la réflexion sans pour autant nous abandonner vingt minutes sur une énigme.

La Station spatiale Athéna vous promet un bon moment de rigolade. Nous nous sommes vraiment beaucoup amusés et ce, malgré le fait que cette salle nous ait posé de grosses difficultés… Il est donc de notre devoir de la recommander aux joueurs quelque peu expérimentés.
Que voulez-vous, un voyage dans l’espace n’est pas donné à tout le monde !

Bulletin scolaire

Décor :4
˜Fouille :2
˜Réflexion :4
Difficulté générale :4

L’avion

Pour votre gouverne

The game
51 rue du Cardinal Lemoine
75005 Paris

Ligne 10 : Station Cardinal Lemoine
Lignes 7 et 10 : Station Jussieu

http://www.thegame-france.com

Mesdames et messieurs, bienvenue à bord ! Afin de lire cet article (tant attendu) dans des conditions optimales, nous espérons de tout cœur que vous êtes confortablement installés. Avis aux lecteurs qui se trouvent présentement debouts, collés à des inconnus, dans les transports en commun, sachez que nous pensons bien à vous.

En parlant de transports, nous avons rendez-vous à l’aéroport le plus discret de Paris afin de monter à bord de L’avion… Il est grand temps de partir en week-end !

Si la perspective de changer d’air vous fait de l’œil, n’hésitez-pas une seule seconde : rares sont les compagnies à proposer des billets oscillants entre 25€ et 32€ par personne. Comme vous vous en doutez, le prix varie selon le taux de remplissage de l’appareil.

Le scénario ?

En bon amateur de Desireless que vous êtes, voyager fait partie de votre vie… C’est donc tout naturellement que vous avez réservé un aller simple pour Londres.

Vous n’en saurez pas plus… Le décollage est imminent ! Rendez-vous de l’autre côté de la Manche dans soixante minutes !

THE GAME ESCAPE GAME PARIS - avion-6

Et tout le toutim…

Tout commence au petit matin lorsque nous recevons un message de confirmation. Notre vol étant annoncé à l’heure, c’est le cœur léger et le sourire aux lèvres que nous pénétrons chez The game.

Nous sommes alors accueillis par un steward qui, pour ne rien vous cacher, ne porte même pas d’uniforme. Il est beau le professionnalisme !
Ce dernier en profite pour nous annoncer qu’il ne voyagera pas en notre compagnie. Ni lui, ni aucun autre personnel de bord d’ailleurs… The game airlines aka le low cost du low cost !

Une fois notre carte d’embarquement en main, nous accédons à nos places respectives. Un avion pour quatre… Plutôt la classe non ?

Alors que les consignes de sécurité nous sont rappelées, nous n’avons d’yeux que pour les décors. The game a vu les choses en (très) grand en mettant la main sur un Airbus A320 dont les activités professionnelles viennent tout juste de cesser.

Arrive alors le moment tant redouté où notre steward décide de nous quitter. Rassurez-vous, ce dernier n’a pas mis fin à ses jours ; il a seulement choisi de garder les pieds sur terre, nous laissant seuls, livrés à nous-mêmes, dans le ciel. Toutestnormal

Paré au décollage !

Et là, c’est le drame… Il se passe ce qu’il se passe. Histoire de garder l’effet de surprise, nous ne vous en dirons pas plus. Sachez toutefois que notre voyage ne se passe pas comme prévu.
Malheureusement, seuls les plus futes-futes d’entre nous comprennent le souci. Les autres semblent minimiser ce qu’il vient de se passer… Que voulez-vous, tout le monde ne peut pas être capable d’inventer la machine à courber les bananes…

Grâce à notre infaillible coopération, nous venons rapidement à bout de la première énigme. Il est maintenant temps de fouiller les moindres recoins de l’habitacle. Autant vous dire que chacun d’entre nous a vécu un moment d’anthologie : qui n’a jamais rêvé d’ouvrir les placards cachés dans les placards ou de décrocher le téléphone du personnel ? Il ne manquerait plus qu’il faille armer les toboggans. Un bonheur de tripotage* !

Nous faisons face à des énigmes, toujours en lien avec les lieux, qui s’enchainent de façon linéaire. Hormis la fouille, ces dernières font aussi appel à la manipulation, l’observation et la logique.

Au cours de notre avancée, nous sommes amenés à nous grimper dessus. Juste au cas où vous auriez envie d’imaginer la situation : avez-vous déjà essayé d’ouvrir une valise dans l’allée centrale d’un avion pendant qu’un autre passager s’amuse à baisser les tablettes de chaque siège ?

La dernière énigme pointe le bout de son nez au moment où nos neurones se déclarent officiellement mous du genou… Fort heureusement, monsieur le steward, bien que resté au sol, nous contacte afin de nous remettre dans le droit chemin.

Il est grand temps de se bouger les miches !

Nous arrivons finalement à quitter cet avion de malheur après 58 minutes et 20 secondes. Tu parles d’un voyage…

*Et plus si affinités… Bien entendu !

Escape blog

Après délibération du conseil

Qu’il s’agisse du message matinal de confirmation, du parfait accueil ou de notre game master inclus au scénario, The game ne laisse rien au hasard. Cette enseigne est sans conteste l’une des meilleures, si ce n’est la meilleure, de notre capitale.

Compte tenu de l’authenticité des lieux, L’avion est une salle aux décors époustouflants. Il ne nous a fallu qu’une fraction de secondes pour que chacun d’entre nous ait réellement l’impression de partir en week-end. L’immersion est immédiate !
De plus, et pour notre plus grand plaisir, aucune pastille rouge ne vient limiter nos idées les plus incongrues. Il est officiellement possible de tout toucher !

Que les choses soient claires : L’avion de The game nous a permis de vivre la meilleure entrée en matière qui soit. Malheureusement, cet excellent point fort est aussi le point faible de cette salle. En effet, les premières minutes du jeu sont tellement intenses que l’adrénaline ne peut que redescendre.

Nous devons également avouer que nous aurions aimé davantage de brutalité au niveau des effets spéciaux afin que la totalité de l’équipe comprenne la gravité de la situation.
Un peu de violence que diable ! Christian Grey si tu nous lis…
Pour être totalement honnêtes, nous avons manqué d’un moment où « Onestdanslecaca » devient le sentiment ressenti unanimement.

De par les énigmes qu’elle propose, cette salle permet aux joueurs de ne pas s’ennuyer. En effet, ces dernières, bien que linéaires, s’enchaînent à un rythme soutenu au sein, rappelons-le, d’un espace plus que réduit.

Autrement dit, voilà de quoi passer un bon moment au sein d’une salle qui passe à un doigt, ou à un whisky d’abord, d’être la meilleure de Paris…

Bulletin scolaire

Décor :5
˜Fouille :4
˜Réflexion :3
Difficulté générale :4

Chinatown

Pour votre gouverne

Crack The Egg
46 avenue Daumesnil
75012 Paris

Lignes 1 et 14 : Station Gare de Lyon
Rer A et D : Station Gare de Lyon

https://www.crack-the-egg.com

Un œuf ? Un œuf symbole d’une enseigne d’escape game ? Vraiment ? Figurez-vous que ce n’est pas une blague et que les fondateurs de Crack The Egg sont fans d’œuf ! Oui… Pour de vrai ! Vous vous doutez donc bien que c’est pleins d’interrogations que nous pénétrons dans les locaux de l’enseigne afin de tester leur salle Chinatown : dans les griffes de la Triade.

Pour avoir le privilège de faire un bond dans le temps et dans l’espace afin de vous retrouver dans le San Francisco des années 70, vous devrez débourser entre 18€ et 46€ par personne. Plus vous serez nombreux, moins votre voyage sera coûteux. Un petit conseil : choisissez-bien votre moment… Le prix dépend aussi de l’heure et du jour de votre réservation !
Sachez également que Crack The Egg propose deux salles pour cette énigme. Si vous le souhaitez, vous pourrez donc venir à douze pour tenter d’affronter la Triade ! Rien que ça !

Le scénario ?

San Francisco… Ça vous parle ? Le Golden Bridge, Alcatraz, Harvey Milk, les rues en pente, toussa toussa… Vous voilà en 1979 au cœur de cette cité des Etats-Unis, plus précisément dans le quartier de Chinatown.

Figurez-vous que vous venez récemment d’intégrer l’un des clans Yakuza*. Apprenez aussi que vos nouveaux confrères ont une vieille querelle à régler avec un gang faisant régner la terreur sur le quartier. Comme vous pouvez vous en douter à la vue du nom de la mission proposée par Crack The Egg, il s’agit de la Triade ! La Triade oui… À San Francisco !
Nostalgie de la trilogie du samedi quand tu nous tiens…

Trève de digression… Votre chef vous a choisi pour infiltrer l’appartement du chef de la Triade et récupérer des documents secrets. Un traitre au sein de l’organisation vous a même fourni la clef. C’est qu’ils sont sympathiques ces mafieux ! Vous avez également le droit au fameux rituel du tatouage, votre premier ! La grande classe !
Vous voici donc, tout novice que vous êtes, devant la porte de l’appartement. Fort heureusement, vous êtes armé… D’une lampe torche. Courage ! Le pouvoir des trois vous libèrera !

Attendez ! Stop ! Pause ! Retour en arrière ! Si vous pensez qu’il vous suffit uniquement d’entrer dans l’appartement et de récupérer des documents… Que nenni : votre quête ne s’arrête pas là !

Lors du brief, le game master nous apprend qu’il existe un artefact responsable de tous les soucis majeurs de l’Histoire. Cet artefact est un œuf. Juste un œuf. Un f*cking œuf ! Vous ne rêvez pas cher lecteur : la brioche de Marie-Antoinette, l’iceberg du Titanic, la naissance de Johnny Hallyday, le Monicagate et le coup de boule de Zidane sont les conséquences des guerres liées à la possession de cet œuf. Bien évidemment, ce dernier est actuellement aux mains de la Triade… Sinon, ce n’est pas drôle ! Nous devons donc le récupérer en plus des documents.
Pour faire simple, il s’agit en quelque sorte d’une quête secondaire. Tout cela vous paraît bien compliqué ? Pas d’inquiétude… Tout est beaucoup plus clair en vrai !

*Pour plus d’informations, Wikipedia est votre ami !

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Et tout le toutim…

À notre arrivée chez Crack The Egg, nous découvrons des locaux joliment décorés. Deux canapés se font face sous l’énorme logo qui représente un œuf… Sans blague. En plus de petits casse-têtes disposés sur les tables afin de nous faire patienter, une game master, que nous sentons assez angoissée, nous propose gentiment à boire. Futurs game masters, sachez qu’il est inutile d’avoir peur de nous. Nous sommes honnêtes mais pas méchants !

Un petit rafraîchissement et notre game master arrive pour nous expliquer le scénario. Quête secondaire oblige, il s’agit certainement du brief le plus long de toute l’histoire des escape games.

Après nous avoir expliqué le pourquoi du comment de notre venue dans les lieux, notre maître du jeu nous fait l’honneur de notre premier tatouage Yakuza. Il en profite aussi pour nous remettre deux lampes torches et la clef de l’appartement. Voilà qui pourrait être utile !

Lorsque nous pénétrons dans la pièce, nous sommes tout de suite plongés au cœur des années 70 : le meuble en formica est rétro à souhait et le papier peint est à deux doigts de nous filer une crise d’épilepsie. Il ne manquerait plus que Sheila débarque avec son patte d’eph ! Transition oblige, sachez que l’ambiance sonore est très travaillée. Il en est de même pour le système d’indice et de timer qui sont parfaitement intégrés aux lieux. N’oublions pas un petit détail de la plus haute importance : même les fenêtres sont camouflées pour nous éviter une vue sur le Paris actuel.
Tout est fait pour que l’immersion soit parfaite… L’équipe de Crack The Egg a vraiment pensé à tout !

Il est maintenant temps que les choses sérieuses commencent… Nous fouillons et retournons tout l’appartement. Que voulez-vous ? On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs ! Ah ah !

La fouille de la première pièce est assez minutieuse mais ne nous pose pas trop de souci. La première énigme, quant à elle, nous embrouille totalement le cerveau. Nous tournons en rond autour de la bonne réponse durant de nombreuses minutes jusqu’à ce que notre bienveillant game master nous vienne en aide. Pour être honnêtes, nous ne sommes d’alleurs pas sûrs d’avoir vraiment compris les subtilités de l’énigme.

Lorsque nous pénétrons dans la deuxième pièce, l’ambiance visuelle et sonore change du tout au tout. La salle est vraiment magnifique et le décor est très travaillé. Tellement travaillé que certains détails nous échappent. Fort heureusement, ces derniers nous ont été expliqués par le game master lors du debrief. Si ça, ce n’est pas du spoil !

À ce stade du jeu, la fouille est bien plus vicieuse que dans la première pièce. Heureusement, un éclair de génie chez un membre de notre équipe nous sort de la panade. Les énigmes sont peu nombreuses mais demandent beaucoup de temps pour être résolues. Attendez-vous à ce que la réfléxion prédomine dans cette salle.
Afin de gagner du temps, notre équipe se scinde instinctivement en deux afin de résoudre les énigmes en parallèle. Tout s’enchaîne de façon fluide mais la longueur des énigmes fait que nous ne sommes pas sereins quant à la réussite de notre mission. Au bout de 50 minutes, une manipulation plutôt sympathique et bien intégrée dans le décor nous permet de mettre la main sur les documents tant recherchés.

Notre équipe ne faisant jamais les choses à moité, nous continuons à faire tourner nos méninges jusqu’à ce que l’œuf soit en notre possession, neuf minutes plus tard. Notre mission a donc été parfaitement remplie après 59 minutes de recherche ! Il était temps !

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Après délibération du conseil

Nous avons été très agréablement surpris par la qualité de la salle Chinatown : dans les griffes de la Triade.

Les décors sont travaillés, le souci du détail assez impressionnant et le scénario tient bien la route. Les énigmes, bien que classiques, sont loin d’être ennuyantes et demandent beaucoup de réflexion. Même si la manipulation est assez peu présente, l’ennui n’est pas de mise dans cette salle.
Bien que cela soit de plus en plus rare, Crack The Egg a fait le choix d’intégrer quelques cadenas à cette salle. Leur nombre restreint ne dégoûtera donc pas les allergiques aux serrures et leur présence ravira les nostalgiques des premiers escape games.

Comme nous l’avons déjà dit lors de précédents articles, nous sommes très friands d’enseignes liant toutes leurs salles par un fil rouge. Aussi Whatthef*ck que cela puisse paraître, Crack The Egg a choisi l’œuf en guise d’élément récurrent. Voilà qui nous donne envie de savoir sous quelle forme nous le retrouverons… Au plat, mollet ou à la coque ?

Chinatown est une salle qui, pour notre plus grand plaisir, a été crée de toutes pièces par les fondateurs, tant au niveau des énigmes que des décors. L’enseigne a fait de réels efforts pour créer une salle de qualité, ce qui ravira les joueurs souhaitant une salle exigeante.

Bulletin scolaire

Décor :4
Fouille :3
Réflexion :4
Difficulté générale :4

 

Le sous-marin

Pour votre gouverne

HintHunt
68 rue des archives
75003 Paris

Ligne 11 : Station Rambuteau
Lignes 3 et 11 : Station Arts et métiers

https://hinthunt.fr

Tel monsieur Preskovic dans Le père Noël est une ordure, nous vous présentons toutes nos confuses pour notre retard… Il est vrai que nous n’avons pas été des plus rapides à écrire cet article. Nous avons une vie que diable ! Sachez que ce délai n’entâchera en rien la qualité de notre production.
Trêve de justification ! Nous sommes là pour vous parler de notre visite chez HintHunt au cours de laquelle nous avons découvert leur sous-marin.

Nos toutes premières aventures avaient commencées chez HintHunt ; c’est donc avec plaisir que nous retrouvons cette enseigne. Un brin de nostalgie flotterait-il dans l’air ?

Bénéficiant de son statut de pionnier de l’escape game français, HintHunt possède deux sous-marins. Tout est normal ! Dire que Jack et Rose ont dû se contenter d’une planche pour deux ! Tout ça pour dire que dix moussaillons, répartis en deux groupes, peuvent participer à ce voyage dans les profondeurs de l’océan. Pour cela, entre 22€ et 32€ par personne devront être déboursés. Comme d’habitude, le prix dépend de l’heure et du nombre de personnes capables de résister à la pression… Les oreilles qui se bouchent toussa toussa !

Le scénario ?

Nous allons faire simple : il n’y a pas de scénario ! Notre game master nous a indiqué que nous allions pénétrer dans un sous-marin. C’est tout ! L’avantage de cette information, c’est que nous ne nous y attendions pas du tout…
Tout ça pour dire que le gros du pitch sera découvert au fur et à mesure de l’aventure !

Allez… Soyons chouettes avec vous ! Histoire de vous donner envie, nous allons tout de même vous révéler une chose : vous aurez une heure pour mener à bien votre mission. Une heure ? Soixante minutes ? Trois-mille-six-cents secondes ? Dans un escape game ? Sans blague !

SubMarine Coordonnées

Et tout le toutim…

Comme nous vous l’avons déjà dit plus haut, notre première expérience dans le monde des escape games avait eu lieu chez HintHunt. Nous n’avions alors pas du tout aimé… C’est d’ailleurs pour cela que nous en sommes aujourd’hui à notre 40ème article ! Au cas où certains auraient quelques difficultés de compréhension, ces dernières lignes relèvent de l’ironie. C’est donc tout sourire que nous arrivons dans les nouveaux locaux de l’enseigne.

Une fois accueillies au sein d’un bel appartement parisien au très joli parquet, notre game master nous explique que deux énigmes différentes sont proposées aux joueurs. Compte tenu de nos capacités mondialement reconnues et de nos facilités indéniables, nous choisissons Deep down, l’énigme la plus difficile. Pour ceux qui n’auraient toujours pas percuté, il s’agit ici aussi d’ironie.

Une fois n’est pas coutume, nous ne possédons aucune information quant à la tâche à effectuer. Nous comprendrons probablement au fil de l’eau… Ha ha ha !

Nous pénétrons dans la salle et découvrons un décor très épuré mais extrêmement réaliste. Nous sommes entourées de murs gris, de tuyaux, de missiles ou encore d’un périscope. Ce décor est parfaitement cohérent avec le thème de la salle… Ou du moins avec l’idée que nous nous faisons d’un sous-marin.

Nous commençons notre travail de fouille mais ce dernier se révèle plus que succint étant donné le peu d’éléments présents dans la salle. Après trois minutes, nous nous mettons à tourner en rond comme des poissons dans un bocal. Voilà qui commence bien ! Notre haute estime de nous même nous contraint d’écrire que ce flottement n’est pas lié à notre état de fatigue mais bel et bien aux faux indices glissés sur notre chemin. Quoi qu’il en soit, l’une de nous passe cinq bonnes minutes à se prendre la tête sur un élément totalement inutile tandis que les autres membres de l’équipe, imperturbables, continuent à réfléchir.

Au bout d’une dizaine de minutes, l’élément perturbateur tant attendu arrive enfin. Nous devons empêcher le sous-marin de couler. Nous découvrons rapidement une deuxième salle qui s’avère être bien plus riche que la première. Il y a des boutons, des boutons et encore des boutons… Dans tous les coins ! Autant vous dire que l’envie d’appuyer partout est colossale. Et si nous touchions à tout en même temps… Qui sait ? Il se passera peut-être quelque chose. Nous résistons (presque) à l’envie de faire mumuse et réussissons à nous reconcentrer sur l’essentiel : sauver notre vie. C’est important quand même !

Plus nous avançons dans le jeu, plus nous réalisons à quel point la cohésion de groupe est indispensable. Nous voilà en train de courir dans tous les sens en nous hurlant des informations à tout va ! Une autre manipulation nous oblige même à coordonner nos mouvements… N’ayons pas peur des rapprochements physiques ! Trève de blabla, les manipulations sont vraiment sympas et nombreuses !
Juste un petit conseil de vous à nous : n’essayez pas de faire le cow-boy, il est impossible de s’en sortir seul dans cette salle.

Nous avançons assez rapidement car la progression est très fluide. Nous sommes à deux doigts de réussir la salle sans indice mais malheureusement, alors que nous approchons de la fin de l’aventure, c’est la panne sèche. Nous galérons comme des cacas. Ou comme des selles mais ça sonne moins bien à l’oreille… En parlant d’audition, la musique qui retentit fait sacrément monter la pression.

Notre game master veille au grain et nous remet sur les rails ou plutôt sur les flots. Nous découvrons que nous sommes passées à côté d’un élément essentiel lors de la fouille. Malgré ce petit oubli, nous réussissons notre mission en 57 minutes et 10 secondes. Ouf ! Le jour où nous rejoindrons le Capitaine Némo* n’est pas encore arrivé…

*Dans le cas où vous auriez encore un doute, nous parlons ici du héros de Jules Verne… Pas du poisson à la nageoir atrophiée ! Pardi !

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Après délibération du conseil

Voici venu le temps des rires et des chants d’écrire le début de la fin de cet article. Sur un ton pompeux, nous dirions que nous avons beaucoup apprécié cette salle. Sur un ton moins pompeux, c’était d’la balle baby !

Cependant, il faut bien trouver quelques petits défauts… Nous ne voudrions pas être accusées de lècheboulage.

Notre game master, très efficace soit dit en passant, parlait vite, vraiment trop vite. Quant à l’accueil, il était simple, vraiment trop simple. Disons que le minimum vital a été fait pour nous mettre à l’aise. Chez HintHunt, il faut venir pour la salle, pas pour le breuvage. Cependant, il nous est déjà arrivé d’avoir à boire mais une salle qui ne tenait pas la route. Nous vous laissons deviner notre préférence ! Arrêtons donc ici de nous plaindre…

Le fait que la salle puisse accueillir deux énigmes implique la présence d’éléments inutiles et de faux indices. Cela pourra peut-être déconcerter les débutants mais cela leur forgera aussi le caractère. Entendez-vous notre rire machiavélique ?

L’immersion est bien travaillée. Les décors correspondent parfaitement aux sous-marins de notre imagination. De plus, nous avons beaucoup apprécié la musique et l’écran de contrôle qui indique que nous sombrons à toute vitesse vers les abysses. Plus le sous-marin descend, plus l’adrénaline monte !

Le décor ne faisant pas tout, les énigmes se doivent d’être au rendez-vous… Ce qui est le cas dans Le sous-marin ! En effet, ces dernières contribuent fortement à la qualité de la salle. Pour notre plus grand plaisir, HintHunt nous contraint à coopérer dans un univers où les cadenas sont loin d’être rois.

Le sous-marin est une salle sans aucun temps mort dans laquelle nous nous sommes amusées. C’est donc sans hésitation que nous la recommandons !

Bulletin scolaire

Décor :4
Fouille :2
Réflexion :4
Difficulté générale :4

L’élixir d’Octave le vampire

Pour votre gouverne

Tempête sous un crâne
34 rue des bergers
75015 paris

Ligne 8 : Station Boucicaut
Ligne 10 : Station Javel – André Citroën
RER C : Station Javel

https://www.tempetesousuncrane.com

Comme vous êtes fidèle lecteur de la première heure, vous n’êtes pas sans savoir que nous arpentons les enseignes d’escape games de la capitale depuis un petit bout de temps. Etant aussi extrêmement assidu lors de chacune de nos publications, vous n’êtes pas non plus sans savoir que, jusqu’à présent, notre équipe est passée à côté de Tempête sous un crâne… Il est donc grand temps de remédier à cette peccadille !

L’enseigne n’ayant localisé qu’un seul et unique repaire appartenant au vampire, votre Scooby-gang ne pourra y pénétrer que s’il est composé de trois à cinq membres. Faites donc appel à la Buffy qui sommeille en vous !

Pour accéder à ce lieu rempli de mystères, il faudra vous acquitter de la modique somme de 22€ à 29€. Comme souvent, le prix dépend du nombre de personnes prêtes à se faire mordre ainsi que du moment choisi.

Le scénario ?

Voilà maintenant un bon bout de temps qu’un vampire nommé Octave sévit dans les rues de Paris. Les victimes sont de plus en plus nombreuses et rien ne semble pouvoir arrêter ce monstre sanguinaire.
Soyons honnêtes avec vous et révélons le pourquoi du comment : Octave est à l’origine d’un élixir immunisant les vampires contre leurs points faibles. Crotte de bique… Nous voilà dans de beaux draps (pour ne pas dire autre chose) !

Cependant, le célèbre détective John Pest, bien décidé à l’arrêter, est sur ses traces. Son enquête progresse d’ailleurs à grands pas puisqu’il a réussi à localiser le domicile du vilain méchant. Il a donc confié à son assistant la lourde tâche d’envoyer une équipe fouiller la dite demeure dans le but de récupérer l’élixir. Ça fait pas mal d’intermédiaires tout ça…

Quoi qu’il en soit, Octave a pris la poudre d’escampette… Figurez-vous que le bougre sort chasser tous les jours une soixantaine de minutes. C’est donc le temps dont vous disposerez pour fouiller l’appartement et en ressortir avec la précieuse substance tout en gardant votre cou intact. Bien les 364 années de routine sinon ?

Octave

Et tout le toutim…

C’est par une après-midi de fortes chaleurs que nous pénétrons dans les locaux de Tempête sous un crâne pour la première fois. Bon sang qu’il fait chaud ! Vous l’avez la blagounette ou pas ? Bon sang… C’est le sang… Les vampires qui boivent du sang… Glou-glou ! Bref… Un game master attentionné nous propose une menthe à l’eau bien fraîche afin d’éviter la déshydratation.

Tout en sirotant notre boisson, nous découvrons un espace d’accueil joliment décoré par une fresque colorée. Afin de compléter cette agréable arrivée, un petit jeu nous est proposé : la marque Granola a mis en place un partenariat avec l’enseigne. Nous devons parvenir à ouvrir une boîte pour en gagner le contenu… Voilà une bien agréable façon d’échauffer nos méninges avant de commencer à jouer. Nous résolvons donc les énigmes, trouvons le code du cadenas et ouvrons la boîte. À nous les brownies ! Et juste pour information, figurez-vous ce fut du gâteau ! Ha ha ! Grosse poilade !

Suite à cette petite introduction gastronomique, notre game master se présente. Il est l’assistant du détective John Pest et nous explique la tâche que nous devons accomplir. Si vous avez bien lu le scenario, nul besoin de la rappeler ici. À l’inverse, si vous avez lu cette partie en diagonale, il est encore temps de vous y référer. Loustic que vous êtes !

Notre hôte nous conduit dans l’antre d’Octave et nous laisse seules dans un petit appartement pas franchement accueillant et mal éclairé. Voilà qui n’est pas très étonnant compte tenu du fait que ce lieu appartient à un vampire de 364 ans. En toute honnêteté, même la crypte de Spike était plus chaleureuse. Les vrais savent.

En ce qui concerne la décoration, disons qu’Octave et Valérie Damidot ne sont visiblement pas les meilleurs amis du monde. Valoche si tu nous lis ! Le papier peint est ringard à souhait et les meubles en bois ainsi que les chandeliers en argent pourraient trouver leur place dans un magasin d’antiquité option baroque ! Un miroir est accroché au mur… Cela nous intrigue ! Les vampires sont pourtant réputés pour leur absence de reflet non ? Notre game master nous a caché quelque chose : Octave a muté !

Une petite bibliothèque fait preuve de l’ouverture d’esprit de notre hôte : il lit des livres… Des livres sur ses congénères ! Nous sommes presque étonnées de ne pas voir un autographe de Dracula accroché au mur. Cependant, Octave possède une télévision moderne qui se fond assez mal dans ce décor d’un autre siècle. Il s’avère d’ailleurs que cette télévision a été piratée par l’assistant de John Pest afin qu’il puisse nous aider dans notre quête et nous informer du temps qu’il nous reste avant le retour d’Octave.

Après avoir pris connaissance de notre environnement, nous commençons à fouiller. Cette fouille se révèle difficile et minutieuse, pour ne pas dire fourbe ! Nous passons à côté de quelques éléments précieux. Heureusement, notre game master veille au grain et nous remet dans le droit chemin.

Quelques serrures et cadenas se dressent sur notre route mais ne nous résistent pas longtemps. En parlant de cadenas, nous pouvons sans conteste délivrer le prix du cadenas le plus original !
Quant à nous, nous ne recevons pas le prix de l’équipe la plus efficace. Nous avons moulte difficultés à entrer dans le jeu et perdons beaucoup de temps sur des étapes pourtant peu complexes. Les énigmes trouvent néanmoins bien leur logique au sein du scénario et la progression est assez linéaire.

Le temps passe et nous craignons de voir Octave rentrer au bercail. Cette rencontre risque d’être désagréable… Sauf si monsieur a le physique de Brad Pitt… Entretien avec un vampire toussa toussa…

Après quelques manipulations sympathiques et la découverte d’un objet bien trop moderne à notre goût, nous réussissons à débloquer la porte menant à l’antre secrète du vampire. L’élixir est à portée de main mais quelques énigmes nous retardent encore. Nous sommes décidément bien longues à la détente ! Red bull devrait peut-être songer à imiter Granola en proposant une boite secrète…

Dans cette deuxième salle, il ne faut rien négliger. En effet, certains éléments trouvés très tôt dans le jeu ne nous sont utiles que maintenant. C’est qu’il en faut de la mémoire dites donc ! Mangez du saumon avant de venir, vous en aurez besoin ! Pensez aussi à vos lunettes : nous aimons lire mais il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de lecture dans cette salle. A défaut d’être un homme de goût, Octave est un homme de lettres.

Malgré un parcours semé d’embûches, la lumière se fait dans nos cerveaux. Pas dans la salle. Celle-ci reste toujours aussi sombre.
Nous finissons tout de même les dernières étapes très rapidement et mettons la main sur l’élixir. Nous sortons de la salle après 55 minutes et 56 secondes de recherches.
John Pest n’a plus qu’à finir le boulot ! Un pieu, une gousse d’ail et un peu d’eau bénite : l’affaire est dans le sac !

Escape blog

Après délibération du conseil

Malgré notre victoire, nous restons sur un goût amer. Nous avons la sensation d’avoir été de bien pitoyables chasseuses de vampire. Cette impression est d’ailleurs confirmée lors du debrief avec notre game master qui ne se montre pas très tendre au sujet de notre performance. Que voulez-vous, il y a des jours sans…

Cependant et malgré quelques petites difficultés, L’élixir d’Octave le vampire est une salle qui plaira aux débutants. Certaines manipulations sont originales et la progression linéaire aide à ne pas se perdre dans le déroulement des énigmes.
La salle est de qualité. Nous avons particulièrement apprécié le décor en harmonie avec le thème et la musique d’ambiance qui fait bien monter la pression… Sanguine évidemment !

Le game mastering est appréciable. Nous ne nous sommes pas senties livrées à nous-mêmes dans la salle mais bizarrement, la mayonnaise a eu du mal à monter. Le thème des vampires est très original et, pour l’instant, unique sur Paris ; il aurait sûrement pu être poussé encore plus loin.

Nous sommes toujours embêtées par la présence de gommettes rouges qui cassent l’immersion mais nous savons aussi que nous sommes des érudits cherchant la petite bête ! Titiller est notre marque de fabrique !
Juste pour information, sachez que les pièces sont très petites. Nous vous recommandons donc de jouer avec une équipe de trois ou quatre joueurs maximum. En venant à cinq, vous risqueriez de vous marcher sur les pieds !

Pour faire court, L’élixir d’Octave le vampire est une bonne salle dans la lignée des escape games classiques. Malgré le fait que nous n’ayons pas saisi le fun de cette énigme, cette dernière conviendra parfaitement aux joueurs parvenant à se laisser embarquer dans l’immersion.

Bulletin scolaire

Décor :3
Fouille :3
Réflexion :4
Difficulté générale :3

Motel

Pour votre gouverne

LeavinRoom
14 rue Nollet
75017 Paris

Ligne 13 : Station La Fourche
Lignes 2 et 9 : Station Place de Clichy

http://leavinroom.fr

Quel ne fut pas notre plaisir lorsque nous avons appris l’ouverture d’une nouvelle salle chez LeavinRoom ! Motel a ouvert ses portes pour Halloween, date qui n’a pas été choisie au hasard !

Comme tout établissement sulfureux qui se respecte, les chambres se louent à l’heure pour tout groupe allant de trois à cinq personnes. Deux chambres étant ouvertes au public, vous avez la possibilité de vous pointer à dix si le cœur vous en dit. Une partie de Scrabble, ça vous tente ?

Si vous êtes un client en manque d’affection, ou plus si affinité, vous devrez débourser entre 20€ et 34€ par personne. Chez LeavinRoom, plus on est de fous, moins c’est cher !

Le scénario ?

Dans le quartier des Batignolles, de mystérieuses disparitions inquiètent la population. L’origine de ces troubles semble provenir d’un ancien hôtel de passe reconverti aujourd’hui en ce qui semble être un simple établissement de villégiature.

Les nouveaux propriétaires ont décidé de conserver la tradition et de louer les chambres à l’heure. Vous aurez donc 60 minutes pour enquêter et tenter de comprendre le pourquoi du comment de ces disparitions.

theroom_3

Et tout le toutim…

Soyons claires, nous sommes absolument ravies de revenir chez LeavinRoom mais une légère appréhension plane au-dessus de nos têtes. Nos plus fidèles lecteurs* n’auront pas oublié que notre première défaite a eu lieu dans la salle Instinct de survie. Comme nous sommes des personnes très cool, nous leur avons tout de même pardonné cet affront.
* Nous contacter par mail pour une séance de dédicaces

Après avoir attendu quelques minutes sur le trottoir pour cause de sonnette cassée, nous sommes accueillies par l’un des co-fondateurs de l’enseigne. Nos plus fidèles lecteurs** auront remarqué que cela nous est déjà arrivé peu de temps avant. Notre karma a visiblement un souci avec les sonnettes.
** Se reporter au paragraphe précédent pour les séances de dédicaces

L’immersion a toujours été le point fort de LeavinRoom. Les décors aussi mais nous ne voudrions pas qu’ils prennent la grosse tête… C’est donc tout naturellement que notre entrée se fait directement dans l’hôtel. Nous sommes bien loin d’une simple enseigne d’escape game.

L’accueil se fait dans la bonne humeur et avec le sourire au sein du lobby de l’hôtel. De petits casiers pour les clés des chambres se trouvent derrière un comptoir sur lequel repose une petite sonnette pour appeler le gardien de l’hôtel. En parlant de sonnette, nous n’avons pas osé l’essayer, rapport à notre karma…

L’auteur de l’énigme en personne est là pour nous expliquer le scénario, nous rappeler les consignes de base et nous donner une tablette qui pourra nous aider dans notre enquête. En effet, l’une des personnes disparues a réussi à se filmer pour nous communiquer de précieux indices. Nous recevons également la clé de notre chambre qui n’est autre que la numéro 13. Ben voyons…

L’hôtel étant « un peu miteux », nous descendons seules dans notre chambre. Ici, pas de room service pour nous escorter. N’y voyez aucun jugement de valeur de notre part, c’est le propriétaire lui-même qui dénigre son établissement !

Nous voilà tout excitées, mais pas trop non plus, rapport à l’hôtel de passe toussa toussa… Bref, nous voilà devant la porte de notre chambre, impatientes de commencer notre enquête.

À notre entrée dans la chambre, nous constatons que le passé, c’est le passé… Rien n’est fait pour que de sulfureux ébats aient lieu ici. Un papier peint sobre, un portemanteau, un téléphone, une armoire et un lit. En parlant de lit, il est minuscule. Pour le Scrabble, on repassera…

Comme à notre habitude, nous commençons notre fouille. Dire qu’elle sera rapide est un euphémisme. Il y a très peu de choses à faire dans cette salle et nous comprenons rapidement que nos hôtes n’ont pas prévu de nous y garder bien longtemps.

Nous débloquons rapidement l’accès à la deuxième salle et… Vivons un changement d’ambiance radical. Nous ne décrirons pas le décor afin de garder le mystère entier mais nous pouvons vous affirmer que les disparitions ont bien un rapport avec cet hôtel.
Pour faire simple, c’est sale, c’est glauque et c’est angoissant. L’établissement ne doit pas être super bien classé sur TripAdvisor !

Dans cette salle immense, exploitée du sol au plafond, la fouille n’est toujours pas l’élément principal de difficulté. En revanche, les manipulations très originales s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Les mécanismes, vraiment sympathiques, sont à l’origine de quelques frayeurs.

Les énigmes sont linéaires. L’une permet l’accès à la suivante qui permet elle-même de progresser dans l’enquête. Les joueurs en overdose de cadenas ne seront pas déçus ici puisqu’il n’y en a qu’un seul. Lors du debrief, nous avons même appris que ce vilain petit canard est voué à disparaître.

Nous avançons très rapidement dans notre enquête et commençons à comprendre ce qui est arrivé aux pauvres malheureux qui se sont aventurés dans l’hôtel. Toutefois, au moment d’une étape cruciale du jeu, c’est le drame. Blocage total ! Black-out ! Trou noir ! Rien ! Nada ! Keutchi ! Niet ! Walou ! Vous avez compris ? Nos cerveaux n’ont aucune idée de ce qu’ils doivent faire. Nous tentons même une manipulation absurde au milieu de la pièce qui, avouons-le, est digne d’un rite sectaire. Le ridicule ne tue pas mais il semblerait tout de même que la mort nous guette en ces lieux.

Heureusement, un indice sur la tablette remet nos cerveaux dans le droit chemin. C’est reparti ! La fin de l’énigme ne nous pose pas de souci particulier et nous sortons de la chambre au bout de 52 minutes. Mission accomplie ! Pipi, les dents et au lit !

Escape blog

Après délibération du conseil

Motel est sans conteste une salle d’excellente qualité. L’immersion est totale et les décors, très réalistes, sont réussis. Les manipulations sont originales ; certaines sont mêmes totalement inédites. De plus, la bande sonore s’intègre parfaitement au jeu et fait monter la pression.
Les passages secrets de Motel figurent parmi les meilleurs que nous ayons vus en escape game.

Nous ne nous sommes jamais ennuyées alors que nous étions cinq. Nous nous sommes même beaucoup amusées, ce qui n’était pas gagné étant donné l’ambiance régnant dans la deuxième salle.

Si vous souhaitez parfaitement comprendre le scénario, vous devrez faire attention au moindre petit détail. Tout est expliqué ! Vous pourriez aussi demander à votre game master de vous éclairer mais ce serait là la solution de facilité.

Pour les joueurs appréciant la fouille, le gros manque de celle-ci pourrait néanmoins être considéré comme un petit point faible.

Motel est une salle facilement réalisable sans indice. Il faut cependant avoir le cœur et l’estomac bien accrochés pour se lancer dans l’aventure. Sachez également que l’accès à l’hôtel est réservé aux personnes de plus de quinze ans. Voilà qui annonce la couleur !

Pour terminer, nous tenons à souligner l’accueil très agréable qui nous a été réservé… Il ne manquait qu’un petit coup à boire. Oui cher lecteur, nous aimons toujours autant pinailler.

Bulletin scolaire

Décor :5
˜Fouille :1
˜Réflexion :3
Difficulté générale :3

Da Vinci

Pour votre gouverne

Phobia Escape Game Paris
127 rue Jeanne d’Arc
75013 Paris

Ligne 5 : Station Campo-Formino
Ligne 6 : Station Nationale

https://escapephobia.com/fr/

Phobia ? À Paris ? Voilà qui n’est pas sans nous rappeler le nom d’une enseigne ayant déjà fait ses preuves, notamment dans l’Est européen. Claustrophobia, si vous nous lisez…
Par chance, l’enseigne nous contacte via Facebook afin de nous inviter à découvrir Da Vinci. Emballé, c’est pesé ! Le rendez-vous est pris pour le lendemain après-midi.

Le Graal de Léonard de Vinci se trouvant (probablement) au sein du musée le plus visité de la planète, cela va sans dire qu’une seule équipe aura la chance de partir à sa recherche.

Pouvant accueillir des groupes de 2 à 5 personnes, l’accès à la visite guidée vous coûtera entre 20€ et 60€ selon l’heure à laquelle vous vous y rendrez. Un conseil pour les férus de bains de foule : n’oubliez pas que l’art n’a pas de prix !

Le scénario ?

Voilà maintenant moult et moult années que vous marchez sur les traces de Leonardo di ser Piero da Vinci ou Léonard pour les intimes. Vos guiboles commencent à vous faire mal lorsque vous apprenez que son plus fabuleux trésor serait peut-être caché au fin fond du Louvre. Ça fait pas mal de conditionnel tout ça… Quoi qu’il en soit, ce joli magot, qui n’est autre que le Graal, vous fait très envie !

Vous avez donc 60 minutes pour retrouver ce trésor avant que l’alarme du musée ne se déclenche… Vous devancerez ainsi l’immense majorité des chevaliers de la Table ronde qui, rappelons-le, cherchent encore… Parole d’Arthur le king qui nous a passé un coup de bigo hier !

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Et tout le toutim…

À notre arrivée chez Phobia, dans le XIIIème arrondissement de la capitale, un petit problème de sonnette nous laisse désœuvrées sur le trottoir. Fort heureusement, les smartphones sont aujourd’hui dans nos vies et dans nos poches… C’est donc sans trop de difficultés que nous réussissons à contacter l’enseigne pour annoncer notre présence.

Une fois la porte ouverte, nous découvrons un immense hangar au sein duquel nous aimerions bien aménager un loft. Ça vous dirait une petite chouille un de ces quatre ? N’hésitez pas à nous contacter pour confirmer votre venue. Toimêmetusaiscequitattend

Trêve de digressions… Les sympathiques gérants des lieux nous accueillent et nous invitent à profiter de leurs confortables canapés. Dans le cas où certains se poseraient la question, nous vous certifions qu’il y a des bonbons !

Après cinq minutes de discussion, notre game master nous accompagne jusqu’à l’entrée de la salle sans nous donner la moindre explication… En route, mauvaise troupe !

C’est sous le regard de La Joconde que nos pieds se posent de l’autre côté de la porte. Les murs sont rouges et l’éclairage est tamisé. Peut-être sommes-nous du côté obscur de la force… Mona Lisa aka Dark Vador you know ?!

La voix d’un homme se fait entendre : Mono Liso ? Qui que ce soit, ce dernier nous explique le pourquoi du comment de notre venue. Voilà qui est maintenant plus clair !

Après quelques secondes de mains baladeuses et de regards insistants, nous trouvons le moyen d’allumer la lumière. Vous avez bien lu ! Oui ! Incroyable ! P*tain que nous sommes douées ! Merci de nous donner une médaille !

Dans un premier temps, la sobriété du décor et l’absence de cadenas nous laissent un peu pantois. Fort heureusement et malgré la quasi-absence de fouille, nous arrivons rapidement à activer nos neurones et à nous bouger les miches. Nous découvrons alors une quantité incroyable de manipulations et de mécanismes.

Lorsque nous accédons à la deuxième salle, nous sommes de suite surprises par le changement d’ambiance. L’Homme de Vitruve nous ouvre les bras… Davantage que dans la salle précédente, les mécanismes, tout à fait intégrés dans le décor, regorgent d’originalité. Pour tout vous avouer, nous en prenons plein les mirettes !

L’air de rien et malgré l’absence de décompte, la pression monte… La logique des énigmes nous aide à garder la tête froide et nous permet d’accéder rapidement aux étapes finales où la qualité des décors atteint son apogée. Nous sommes estomaquées ! Voilà qui est de toute beauté !

La réflexion et la manipulation trouvent leur parfait équilibre lors des derniers instants de jeu. Nos cerveaux sont alors en ébullition, prêts à dénicher le trésor de Léonard… Nous mettons la main sur le Graal de notre poto après avoir passé 45 minutes dans les recoins les plus secrets du Louvre.

Phobia

Après délibération du conseil

Les mécanismes et les manipulations sont plus originaux les uns que les autres. De plus, si la technologie est très présente dans Da Vinci, elle n’en reste pas moins subtilement intégrée au décor. Aucun gadget invraisemblable digne de James Bond ne se trouve dans cette salle. Ne soyez donc pas inquiet, l’overdose de too much ne pointera pas le bout de son nez.

L’une des particularités de cette énigme tient au fait qu’il vous faudra souvent revenir sur vos pas. Malgré votre avancée dans le jeu, il est agréable de ne pas abandonner la première pièce. En effet, elle vous réserve encore de nombreuses surprises.

Les décors, majoritairement importés de Russie, sont absolument magnifiques. Nous nous devons d’ailleurs de souligner la prouesse finale de ces derniers. Néanmoins, chez Phobia, très peu de home made. Bien que nous ayons ressenti un petit manque d’âme dans cet escape game « clé en main », nous devons reconnaître que cela n’enlève rien à la qualité de l’énigme.

L’esprit de Phobia se ressent également dans le système d’indices. Ces derniers, que vous pouvez réclamer en appuyant sur un interrupteur, vous sont donnés par le game master au moyen d’un haut-parleur. Malgré le fait que cette façon de faire soit souvent la même lorsqu’il s’agit d’escape games importés des pays de l’Est, elle n’en casse pas moins l’immersion. Une voix modifiée ou un autre moyen de communication permettrait facilement de balayer ce gros point faible.

Nous aurions également apprécié que le scénario soit un peu plus poussé. En effet, ce dernier semble n’être qu’un prétexte au jeu. Il s’agit du Graal tout de même ! Nous avons eu du mal à trouver le lien entre ce trésor du Moyen-Âge et le peutêtremaiscestpassûrmêmesitoutlemondelesait* ancien amant de François 1er qui n’est autre que Léonard. Vous suivez ?
*Loin de nous l’envie de froisser les susceptibilités des descendants de la reine Claude…

Arrêtons un peu de râler et revenons aux qualités de cette salle. Même si Da Vinci est facilement réalisable sans indice par des joueurs confirmés, elle n’est jamais ennuyante.

Pour résumer cette délibération du conseil qui n’a jamais été aussi longue, Da Vinci est une salle originale, jouable aussi bien par des débutants que par des joueurs aguerris. Cependant, nous la déconseillons aux grands amateurs de fouille qui resteront probablement sur leur fin.

Bulletin scolaire

Décor :4
˜Fouille :1
˜Réflexion :3
Difficulté générale :3