L’abattoir

Pour votre gouverne

One hour
23 rue Servan
75011 Paris

Ligne 9 : Station Voltaire
Lignes 2 et 3 : Station Père Lachaise

https://www.one-hour.fr

Notre équipe ayant toujours fait preuve d’honnêteté envers vous, nous devons vous avouer avoir longuement hésité avant de répondre favorablement à la très gentille mais néanmoins sadique invitation de One hour… En effet, sur les trois membres composant notre petit groupe, deux tiers s’avèrent être des mauviettes n’ayant aucune envie de ressentir la moindre once de peur et ce, malgré le fait qu’il s’agisse d’une enseigne que nous aimons d’amour. Autant vous dire que le tiers restant a légèrement tendance à se sentir comme Will dans la troisième saison de Stranger Things… Au cas où vous n’auriez pas la référence, contentez-vous de savoir qu’il s’agit d’un personnage incompris qui n’a d’autre solution que de prendre son mal en patience… La seule personne vaillante de notre équipe s’est donc retrouvée en tête-à-tête avec elle-même jusqu’à ce que les moins valeureux d’entre nous trouvent le courage nécessaire pour pénétrer dans L’abattoir.

Trêve de blabla inutile… Surtoutquetoutlemondesenfout ! Dans le cas où vous trépigneriez d’impatience à l’idée de vous enfermer dans un lieu que nous avons délibérément évité pendant près de huit mois, n’oubliez pas de venir accompagné… Comprenez ici que, plus vous êtes nombreux, plus vos chances de survie sont élevées.
Afin que vous puissiez risquer votre vie dans les meilleures conditions possibles, One hour propose de visiter les lieux au prix de 22€ à 50€ par personne. Libre à vous de crier en duo, trio, quartet ou quintet et, bien entendu, de choisir le jour et l’heure de votre éventuel décès. Souvenez-vous qu’il faut ce qu’il faut pour défendre son bout de gras… Au sens propre !
Quoi qu’il en soit, tâchez de ne pas oublier l’un des avertissements les plus utile qui ait été donné dans un film : « The question isn’t who am I… The question is where am I » !

Le scénario ?

Voilà quelque temps que tout à chacun a tendance à disparaître dans le quartier, et ce, sans laisser de trace… Louche ! En outre, d’étranges bruits se font entendre aux abords d’un ancien abattoir censé être totalement abandonné… Encore plus louche ! Pour couronner le tout, des sacs Cadaveroo ont été retrouvés, tâchés de sang, en ces lieux… Vraiment très louche !

Malgré le fait que la maréchaussée soit déjà sur le coup, vous et votre équipe êtes réquisitionnés afin de lui prêter main forte et ainsi découvrir le pot aux roses. Là où le bât blesse, c’est que cet abattoir ne semble pas aussi inoccupé qu’annoncé… Une vague histoire de boucher paraît-il…

OHpresse14

Et tout le toutim…

Compte tenu de la canicule environnante, c’est tout en eau, la raie servant de gouttière, que nous découvrons, à seulement quelques mètres du plus grand cimetière parisien, le nouveau local de One hour. Bien que l’envie de faire demi-tour soit encore présente dans certains esprits, nous sommes une nouvelle fois comblés par l’accueil qui nous est réservé ! Le calme avant la tempête…
Dans le mille Émile ! En effet, notre hôte du jour décide rapidement de nous conduire dans un second espace d’accueil qui s’avère, pour cause de décor sanguinolant, être bien moins chaleureux que le précédent. Comme vous vous en doutez, c’est au sein de cet endroit que notre game master, déjà dans son rôle, décide de nous exposer le scénario. Fini la rigolade ! Adieu pauses pipi et autres discussions autour d’un petit verre… Il est maintenant temps de parler disparitions, abattoir et hémoglobine !

Sans que nous ayons le temps de réfléchir à quoi que ce soit, les aléas de la vie nous amènent à enfiler un tote bag Cadaveroo sur le tête et à pénétrer dans l’abattoir à la queue leu-leu tout le monde s’éclate. Notre hôte nous envoie à la mort mais, comme il est sympa, il nous donne quand même un téléphone afin de nous aider à distance. Nous apprécions le geste…

Nous voilà dans l’antre le plus répugnant qui soit… Les pièces que nous découvrons sont aussi sales et petites que les toilettes à la turque d’une aire d’autoroute. De plus, une présence quelque peu dérangeante nous pousse à longer les dits murs. C’est ballot !
Ne passons pas par quatre chemins en ce qui concerne l’ambiance et les décors, nous sommes enfermés dans un abattoir et nous risquons, à tout moment, de finir en pâté. Aucun d’entre nous ne doute de la crédibilité des événements.

Malgré la situation loin d’être rassurante, nous tâchons de nous bouger les miches. La fouille, très sommaire, ne nous prend que quelques secondes mais la résolution de la première énigme, pourtant très simple, ne s’avère pas facile pour autant. Nous sentons clairement que nos capacités de réflexion et d’exécution sont mises à l’épreuve. Soyons clairs, il ne s’est quasiment rien passé et nous faisons déjà pipi dans notre culotte.

À force de communication et de coopération, nous mettons à mal les premiers pièges du boucher et accédons à de nouvelles salles où les décors, plus aboutis les uns que les autres, ne nous mettent pas franchement l’eau à la bouche. Si cette salle avait une odeur, il s’agirait probablement de celle de l’haleine d’un chien au petit matin mais, contrairement à ce que vous pourriez croire, nous sommes bien loin d’avoir les dents du fond qui baignent… La crasse environnante n’a que peu d’importance face à la compagnie du boucher.

Compte tenu de la tension instaurée par ce dernier, même la plus simple des énigmes nous prend énormément de temps. Est-il réellement utile de vous expliquer à quel point la non-gestion de nos émotions entrave la connexion de nos neurones ? Alors que deux d’entre nous ont déjà envie de se faire la malle, les autres se donnent corps et âmes pour tourner la situation à notre avantage.

Au fur et à mesure de notre avancée, la pression ne cesse de monter… L’ambiance sonore n’y est d’ailleurs pas pour rien. Autant vous dire que nous ne sommes vraiment pas aidés !
Nous parvenons toutefois à nous sortir les doigts et réussissons les épreuves une à une. Voilà qui tombe à pic puisque l’une d’elles, liée à une manipulation, nous demande d’être plus réactifs que de coutume.

Pour notre plus grand bonheur, toutes les énigmes, parfaitement équilibrées entre mécanisme, réflexion et manipulation, sont en totale cohérence avec le scénario. Malheureusement, le boucher fait en sorte de perturber le bon fonctionnement de notre groupe. Soyons francs, dans cet abattoir où aucun timer ne vient perturber notre immersion, chacun de nous serait prêt à trahir sa mère, ou ses copains, pour sauver sa peau.

S’en suit ce qui suit… Un troisième membre de notre équipe perd ses moyens jusqu’à ne faire plus qu’office de présence tel Jon Snow dans la dernière saison de Game of Thrones. Il n’y a donc plus trois mais seulement deux cerveaux en activité. Au pifomètre, ça commence à sentir mauvais !
Malgré tout, le rythme s’accélère… Les décors prennent une petite teinte rougeatre quelque peu inquiétante et l’espace de jeu devient complètement labyrinthique. Nous pouvons dire adieu à notre sens de l’orientation !

Le boucher, loin d’être là pour nous compter fleurette, ne cesse de rôder… Nous sommes sous tension jusqu’au dernier moment mais, grâce aux intrépides de la bande, nous trouvons le moyen d’échapper au propriétaire des lieux et parvenons à nous enfuir après 66 minutes et 02 secondes d’agréable cruauté…

L'abattoir

Après délibération du conseil

Pas la peine de tergiverser… L’abattoir de One hour est une salle exceptionnelle ! Compte tenu de sa réputation, nous attendions énormément de cet escape game et devons vous avouer avoir été plus que comblés. À l’heure où nous écrivons ces mots, nous n’avons toujours pas trouvé à redire…

En effet, l’immersion proposée dans L’abattoir est d’une qualité incroyable. Les décors, angoissants au possible, sont si aboutis que même Stephen King prendrait ses jambes à son cou. Nous voulions de la crasse, du sang et la pénombre… Nous avons été servis !
De plus, les différentes étapes du jeu, de par leur cohérence avec le scénario, n’ont fait que renforcer l’ambiance dans laquelle nous étions plongés. Impossible de chercher la petite bête, l’histoire tient la route et, si vous réussissez à faire abstraction du boucher, les énigmes ne vous poseront pas de grosse difficulté.

Afin de terminer en beauté, nous souhaitons plus que tout souligner le talent du game master qui a su nous terroriser dans les règles de l’art. Ce dernier, toujours dans les parages, a su ajuster ses interventions à notre anxiété. Il a également pris en compte notre niveau de jeu en nous faisant subir une version un peu plus difficile. Que dire si ce n’est que One hour fait très fort en proposant différentes fins alternatives capables de s’adapter à chaque équipe.

Pour toutes ces raisons, nous ne pouvons que recommander L’abattoir à toutes celles et ceux qui aiment se faire peur dans la joie et la bonne humeur…

Bulletin scolaire

Décor :5
Fouille :2
Réflexion :3
Difficulté générale :4

Game over

Pour votre gouverne

LeavinRoom
28 bis boulevard Pereire
75017 Paris

Ligne 3 : Station Wagram
RER C : Station Pereire-Levallois

www.leavinroom.fr

Deux ans, neuf mois et douze jours… C’est le temps dont auront eu besoin nos esprits pour se remettre de notre rencontre avec Jigsaw. Nos cœurs, quant à eux, n’ont toujours pas retrouvé leur rythme cardiaque initial… Vous l’avez compris, nous avons rendez-vous chez LeavinRoom pour découvrir leur dernier poupon aussi connu sous le nom de Game over.

Selon que vous préférerez être en petit ou en grand comité le jour de votre possible décès, le jeu vous coûtera entre 25€ et 32€ par tête… Si vous parvenez à la garder sur vos épaules !

Le scénario ?

Le jeu n’est pas fini… Et Jigsaw compte bien vous le faire savoir ! Une nouvelle fois, vous n’êtes qu’un pion sur l’échiquier du tueur au puzzle… Un pion devant prouver corps et âme son attachement à la vie.

Vous n’avez que soixante minutes pour déjouer les plans machiavéliques de Jigsaw et ainsi expier vos erreurs. Sans cela, inutile d’espérer survivre… Seule la mort sera votre issue.

La partie commence… Serez-vous reconnaissant d’être en vie ?

photo SGO congèl.pdf

Et tout le toutim…

C’est pleins d’enthousiasme et de motivation que nous arrivons chez LeavinRoom. En effet, la première salle consacrée à la saga fut un réel coup de cœur. Encore aujourd’hui, nous considérons Instinct de survie comme l’une de nos préférées.
Manque de bol, nous n’étions pas sortis indemnes de notre tête-à-tête avec Jigsaw puisque nous n’avions pas réussi à sauver notre peau. C’est donc depuis l’au-delà que nous vous annonçons vouloir prendre notre revanche.

À peine les portes de l’enseigne franchies, nous sommes chaleureusement accueillis par Lucas, notre game master du jour. Avant d’entrer dans le vif du sujet, ce dernier a l’amabilité de nous offrir une bouteille d’eau. C’est que Paris a quasiment des airs de la Death valley ces derniers temps… Oui ! Au moins ça !

Arrive alors le moment tant attendu du pitch : pourquoi sommes-nous là ? Notre hôte, déjà dans son rôle, nous met de suite en garde… Nous allons devoir tout faire pour nous racheter. Nous voilà dans l’ambiance !
Compte tenu du fait que nous sommes décédés lors d’Instinct de survie, doutez-vous bien que nous n’avons plus grand chose à perdre. Walking dead, nous voilà !

Nous sommes alors invités à descendre les quelques marches nous séparant de l’antre du tueur au puzzle. Nous voilà donc, à la queue leu-leu, dans un escalier sombre, très sombre, lorsque nous sommes priés, si ce n’est forcés, à enfiler une cagoule dont l’hygiène semble plus que douteuse. Phobique des bactéries, passez votre chemin !

Bien que cette situation ne soit pas des plus agréables, nous devons avouer qu’être les uns derrière les autres a son avantage : nous pouvons encore nous donner la main… Malheureusement pour nos petites natures, nous sommes rapidement séparés et répartis aux quatre coins de ce que nous allons appeler la salle de jeu. Les idées de Jigsaw étant toutes plus tordues les unes que les autres, chacune de nos positions ne nous laisse qu’une petite marge de manœuvre, parfois même une toute petite marge de manœuvre… Tu parles d’un jeu ! Grosse poilade !

Étant dans l’incapacité de faire usage de nos yeux, nous sommes contraints d’utiliser nos oreilles et, pour ne rien vous cacher, les bruits entendus sont loin d’être rassurants…

La voix du maître de maison se fait alors entendre afin d’officialiser le début du jeu… Par la même occasion, nous sommes autorisés à retirer nos cagoules.

Que la lumière soit ! Enfin… La pénombre plutôt ! Que dire si ce n’est que cet endroit à l’ambiance tamisée est tout bonnement dégueulasse répugnant ! C’est cassé, rouge, poussiéreux et plein de toiles d’araignée… Bonheur !
Pour couronner le tout, nous réalisons que notre équipe est scindée en deux et, par dessus le marché, séparée par un mur. Quelle joie d’être dans l’incapacité de voir ses coéquipiers ! Niveau immersion, nous sommes au top !

Comme vous vous en doutez, chacun d’entre nous doit réussir à se libérer du joug machiavélique de Jigsaw avant d’espérer câliner ses copains. Pour les quatre proies que nous sommes, la tâche est assez simple à comprendre. Elle est malheureusement bien plus difficile à réaliser… Malgré le fait que tout soit sous nos yeux, nous n’arrivons pas à lier les éléments et perdons vingt bonnes minutes. Autant vous dire qu’un temps fou vient de s’écouler… Ça craint du boudin !

À force d’observation, tous les membres de l’équipe parviennent à se détacher et, information non moins importante, à se réunir. L’équipe est au complet ! Champagne !

Histoire de vous la faire courte, la moitié du temps s’est écoulée et nous n’avons quasiment rien fait. Ça sent le caca !

Le jeu est loin d’en avoir fini avec nous… En effet, bien que nous ayons réussi à avancer et, par la même occasion, à découvrir une deuxième pièce, nous devons faire face à une difficulté de taille : l’absence totale de lumière. De plus, les murs sont transpirants de sueur, au sens propre du terme, et la température ambiante est à deux doigts de nous faire calancher. C’est fâcheux !

La résolution de deux petites énigmes nous permet d’accéder à la dernière partie du jeu où des manipulations, quelque peu à l’ancienne, viennent faire leur apparition. Nous en effectuons deux mais restons dans l’incompréhension quant aux suivantes. Malgré le fait que cette partie du jeu ne soit pas linéaire, nous manquons cruellement de temps et sommes de nouveau victimes de la cruauté du tueur au puzzle.

Une voix retentit alors pour nous annoncer que nous n’avons pas trouvé l’antidote permettant de sauver notre peau. Quoi ? Ce n’est pas dans l’autre salle cette histoire d’antidote ?
Quoi qu’il en soit, nous sommes décédés ! Re-morts ! Nous mangeons désormais les pissenlits par la racine ! Game over !

Team escape blog 2.2.pdf

Après délibération du conseil

Après Instinct de survie et Motel, l’ouverture de Game over fait de LeavinRoom l’enseigne parisienne incontournable des escape games terrifiants.

Compte tenu du ton utilisé par le game master lors du pitch, de la mise en scène amenant à l’installation des joueurs et des décors de la première salle, Game over propose un début de jeu extrêmement immersif. Le fait d’être dans une situation plus que m*rdique, et qui plus est séparés, nous a permis d’être immédiatement plongés dans l’univers de Saw.

Malgré cela, nous devons avouer que Game over nous a quelque peu déçus. Ne passons pas par quatre chemins, cette dernière est une salle dont l’ambiance n’a pas suffit à combler le manque de diversité des énigmes.
À l’exception de la dernière partie du jeu où des manipulations sont présentes, seul notre sens de l’observation a été sollicité. Il est d’ailleurs regrettable que ces dernières nous aient semblé manquer de lien avec le scénario.

L’heure est grave… Pour la première fois depuis le début de nos aventures chez LeavinRoom, nous portons un jugement sévère. Game over nous est malheureusement apparue comme un peu moins aboutie que les autres salles de l’enseigne.
Nous devons avouer que Game over souffre de la comparaison avec Instinct de survie que nous considérons comme l’un des meilleurs escape games de Paris.

Si l’univers de Saw vous appelle, nous vous conseillons grandement de jouer Game over avant d’enchaîner sur Instinct de survie. Au delà des arguments cités précédemment, les énigmes, plus simples et moins nombreuses, permettent à ce nouvel opus d’être bien plus accessible.

PS : Les plus habitués d’entre vous seront ravis de voir que Le tour du monde en 60 minutes, ancienne salle occupant les lieux, a maintenant droit à son petit clin d’œil… LeavinRoom n’a visiblement pas oublié les vieux de la vieille !

Bulletin scolaire

Décor :4
˜Fouille :2
˜Réflexion :3
Difficulté générale :3

Loft 13

Pour votre gouverne

Phobia Escape Game Paris
127 rue Jeanne d’Arc
75013 Paris

Ligne 5 : Station Campo-Formino
Ligne 6 : Station Nationale

https://escapephobia.com/fr/

Nous n’allons pas vous mentir, lorsque nous avons reçu un message pour tester le Loft 13 de Phobia, notre palpitant s’est agité, notre tension est montée d’un cran et nous avons légèrement commencé à transpirer. Pour vous situer les choses, il s’agit d’une salle interdite aux moins de 16 ans qui se joue seul ou en duo et qui a la réputation de faire frémir les joueurs les plus téméraires. Cependant, nous ne pouvions décliner l’invitation au risque de passer pour des poules mouillées. Advienne que pourra…

Pour avoir la chance de découvrir ce bel appartement du XIIIème arrondissement de la capitale, vous devrez débourser 70€ de frais d’agence et ce, quel que soit le jour et l’heure de votre visite. Il est vrai que ce tarif peut paraître élevé mais que voulez-vous, c’est la loi du marché immobilier parisien…

Le scénario ?

Vous êtes à la recherche d’un appartement sur Paris lorsqu’une annonce vous fait de l’œil : un loft situé dans le XIIIème arrondissement est disponible… C’est que vous en avez de la veine ! L’annonce est si alléchante que vous ne pouvez résister à l’envie de visiter ce dernier.

Malheureusement, une sombre histoire de secte satanique semble planer sur cet appartement. Une légende urbaine prétend même que de mystérieux crimes auraient été commis en ces lieux… Peu importe, vous êtes en galère de logement ; c’est donc armé de tout votre courage que vous prenez rendez-vous pour visiter ce loft.

Loft 2

Et tout le toutim…

Nous sommes un soir de janvier lorsqu’un drame survient dans le métro : un membre de notre équipe se révèle être la poule mouillée sus-citée. Bien, bien, bien… Bonjour l’équipe en carton ! Au cas où vous vous poseriez la question, je vous confirme que tous mes coéquipiers m’ont lâchement abandonnée. C’est donc seule que je devrai affronter les dangers à venir.

Étant donné que nous sommes déjà en route pour Phobia, ma coéquipière m’accompagne tout de même afin de me soutenir moralement. Lors de notre arrivée dans les locaux de l’enseigne, nous sommes gentiment invitées à patienter dans le hall d’accueil.

Une agente immobilière se présente alors à nous : nous comprenons rapidement qu’il s’agit de la game master, déjà dans son rôle. Qu’est-ce que c’est agréable d’être immédiatement immergées dans le scénario !
Cette dernière tentera un ultime effort pour convaincre mon équipière de prendre part à la visite… Peine perdue. Me voilà officiellement seule !

L’agente immobilière m’explique que je vais visiter un loft de 14m2 au loyer vraiment attractif. L’air de rien, elle me confirme la légende prétendant qu’une secte a commis des meurtres dans l’appartement. Personnellement, ce sont davantage les 14m2 qui me font tiquer : j’ai bien plus envie de parler d’une chambre que d’un loft mais bon… Il paraît qu’un appartement doit faire au moins 9m2 pour être loué. Nous sommes donc bien dans la légalité la plus totale. C’est bien, c’est bien…

Revenons à nos moutons… L’agente m’apprend qu’elle ne pourra pas m’accompagner lors de la visite mais qu’elle sera joignable au moyen d’un interphone. Je dois avouer que, pour une fois, le fameux bouton d’indice que je n’aime pas trouve parfaitement sa place dans le scénario. Elle m’assure également que tout se passera bien. Tout se passera bien une fois, tout se passera bien deux fois, tout se passera bien trop de fois… Voilà qui me laisse à penser que rien ne se passera bien.

C’est donc seule et la boule au ventre que je pénètre dans le Loft 13. Malgré la pénombre, j’aperçois un lit, une fontaine à eau, une table de nuit et une télévision accrochée au mur. C’est tout ! Ah non pardon, les murs sont peints en gris. Voilà, voilà… C’est pas charmant et pas cosy ! Ça vous fait envie hein ?

Tout à coup, une voix résonne à mes oreilles. Je comprends vite qu’il s’agit de l’esprit d’une jeune fille ayant passé un (très très) sale quart d’heure. Elle me recommande de fuir mais… Trop tard ! Une vidéo a déjà commencé sur la télévision. Je vois des images du rite satanique que la secte avait l’habitude de perpétrer dans l’appartement. Pour vous mettre l’eau à la bouche, je dirais que nous nous situons entre Guy Georges et Luka Rocco Magnotta. Trop bien… Ou pas.
Il semblerait que la secte n’ait pas vraiment quitté les lieux. Le rite satanique s’apprête de nouveau à être perpétré et je n’ai qu’une heure pour l’arrêter.

Je me rends vite compte qu’être seule dans un escape game est très déstabilisant, particulièrement lorsqu’il s’agit d’une ambiance si chaleureuse. Me voilà donc à parler toute seule. À parler vraiment beaucoup. Je me dis que la game master doit bien rigoler derrière son écran.

Je commence à fouiller la première salle. Celle-ci se révèle très succincte étant donné le peu d’éléments présents dans la pièce. L’appartement ne faisant que 14m2, je trouve rapidement le moyen d’atteindre la deuxième pièce.
Deux salles, deux ambiances… Je comprends instantanément pourquoi cet escape game est interdit aux moins de 16 ans.
Histoire de ménager le suspense, je ne décrirai pas ce nouveau lieu mais oui, ça fait peur et non, il n’y a pas beaucoup de lumière… Préparez-vous à serrer les fesses !
La bande son n’arrange rien à mon état de stress. Ça chuchote dans mes oreilles, ça parle viol, entrailles, meurtre, rite satanique… Au top !

Les énigmes en elles-mêmes ne sont pas compliquées à résoudre mais je bloque et perds mes moyens… L’angoisse me gagne. Je perds également du temps à vérifier que personne n’est tapi dans l’ombre. Souvent, trop souvent… Toutes les deux minutes en fait.

J’avoue ma faiblesse ; j’ai recours plusieurs fois au bouton d’indice. La voix de la jeune fille entendue au début me guide et, si besoin, l’agente immobilière me vient également en aide.

Fidèle à sa réputation, Phobia a intégré beaucoup de manipulations dans le Loft 13. Elles sont assez sympa et toujours bien intégrées au scénario. J’ai tellement les miquettes que l’une d’elle, sûrement la plus simple de toute l’histoire des escape games, me fait perdre dix bonnes minutes. Tentez donc de réfléchir posément lorsque vous êtes seule dans une salle effrayante et que le danger peut surgir à tout moment.

Une nouvelle voix résonne, masculine cette fois, afin de m’informer que le rituel aura lieu dans vingt minutes. C’est que j’en ai complètement oublié la deadline ! Il est grand temps de me poser, d’arrêter de stresser et de raisonner. Me retenant de faire pipi dans ma culotte, je viens finalement à bout de cette fameuse manipulation en quelques secondes.

La dernière salle est là, devant moi… Il fait noir. Très noir. Je n’ai qu’une envie, me rouler en boule et attendre que le temps passe. Je ne suis plus dans un escape game ; je suis dans la merde, je vais mourir et je veux sortir d’ici !
Je n’ai aucune envie d’ouvrir le rideau menant à la troisième salle mais je m’exécute quand même. J’ai le trouillomètre à zéro et la tension à dix-huit. Et là, c’est le drame ! La syncope est imminente mais heureusement, tout s’enchaîne très vite et je n’ai pas le temps d’hésiter. De peur de révéler quoi que ce soit, je préfère taire mes dernières actions. Sachez juste que la peur est au rendez-vous mais que l’excitation finale prend le dessus.

Quoi qu’il en soit, je finis par mettre fin au rituel satanique au bout de 56 minutes ! Mazette ! Il est grand temps de rentrer regarder des dessins animés !

Loft OK

Après délibération du conseil

Soyons clairs, cette salle fait peur… Très peur… Bien plus peur que Lost asylum, que Saw ou qu’une visite dans Le manoir de Paris. Si j’osais, je dirais que j’ai manqué de me faire caca dessus plusieurs fois mais mon style, bien trop raffiné, m’interdit de parler matière fécale.

Les décors sont simples mais largement suffisants pour poser l’ambiance attendue. Les voix qui murmurent à mes oreilles sont, quant à elles, parfaitement adaptées à l’atmosphère.

Les énigmes et les manipulations n’ont rien de compliqué. Je dirais même qu’elles sont faciles. N’oublions pas qu’il s’agit d’une salle qui se joue seul ou en duo ; il ne semple donc pas possible de mettre des énigmes trop complexes. De plus, le climat de stress rend parfois impossible toute réflexion sensée et l’ensemble de la difficulté se joue là-dessous. En faisant abstraction de la peur et de l’ambiance, cette salle semble être facilement résolue en une trentaine de minutes.

Détail qui a son importance, pour une fois, le bouton d’indice est justifié et l’utiliser ne brise pas l’immersion. Je tiens également à particulièrement souligner l’extraordinaire investissement de la game master.

Pour conclure, si vous n’aimez pas vous faire peur, ne tentez pas l’expérience. En revanche, si un peu d’adrénaline vous attire, foncez sans hésiter. La salle est accessible aux joueurs de tout niveau… Seule votre résistance au stress sera facteur de réussite.

Bulletin scolaire

Décor :3
Fouille :1
Réflexion :3
Difficulté générale :5

Motel

Pour votre gouverne

LeavinRoom
14 rue Nollet
75017 Paris

Ligne 13 : Station La Fourche
Lignes 2 et 9 : Station Place de Clichy

http://leavinroom.fr

Quel ne fut pas notre plaisir lorsque nous avons appris l’ouverture d’une nouvelle salle chez LeavinRoom ! Motel a ouvert ses portes pour Halloween, date qui n’a pas été choisie au hasard !

Comme tout établissement sulfureux qui se respecte, les chambres se louent à l’heure pour tout groupe allant de trois à cinq personnes. Deux chambres étant ouvertes au public, vous avez la possibilité de vous pointer à dix si le cœur vous en dit. Une partie de Scrabble, ça vous tente ?

Si vous êtes un client en manque d’affection, ou plus si affinité, vous devrez débourser entre 20€ et 34€ par personne. Chez LeavinRoom, plus on est de fous, moins c’est cher !

Le scénario ?

Dans le quartier des Batignolles, de mystérieuses disparitions inquiètent la population. L’origine de ces troubles semble provenir d’un ancien hôtel de passe reconverti aujourd’hui en ce qui semble être un simple établissement de villégiature.

Les nouveaux propriétaires ont décidé de conserver la tradition et de louer les chambres à l’heure. Vous aurez donc 60 minutes pour enquêter et tenter de comprendre le pourquoi du comment de ces disparitions.

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Et tout le toutim…

Soyons claires, nous sommes absolument ravies de revenir chez LeavinRoom mais une légère appréhension plane au-dessus de nos têtes. Nos plus fidèles lecteurs* n’auront pas oublié que notre première défaite a eu lieu dans la salle Instinct de survie. Comme nous sommes des personnes très cool, nous leur avons tout de même pardonné cet affront.
* Nous contacter par mail pour une séance de dédicaces

Après avoir attendu quelques minutes sur le trottoir pour cause de sonnette cassée, nous sommes accueillies par l’un des co-fondateurs de l’enseigne. Nos plus fidèles lecteurs** auront remarqué que cela nous est déjà arrivé peu de temps avant. Notre karma a visiblement un souci avec les sonnettes.
** Se reporter au paragraphe précédent pour les séances de dédicaces

L’immersion a toujours été le point fort de LeavinRoom. Les décors aussi mais nous ne voudrions pas qu’ils prennent la grosse tête… C’est donc tout naturellement que notre entrée se fait directement dans l’hôtel. Nous sommes bien loin d’une simple enseigne d’escape game.

L’accueil se fait dans la bonne humeur et avec le sourire au sein du lobby de l’hôtel. De petits casiers pour les clés des chambres se trouvent derrière un comptoir sur lequel repose une petite sonnette pour appeler le gardien de l’hôtel. En parlant de sonnette, nous n’avons pas osé l’essayer, rapport à notre karma…

L’auteur de l’énigme en personne est là pour nous expliquer le scénario, nous rappeler les consignes de base et nous donner une tablette qui pourra nous aider dans notre enquête. En effet, l’une des personnes disparues a réussi à se filmer pour nous communiquer de précieux indices. Nous recevons également la clé de notre chambre qui n’est autre que la numéro 13. Ben voyons…

L’hôtel étant « un peu miteux », nous descendons seules dans notre chambre. Ici, pas de room service pour nous escorter. N’y voyez aucun jugement de valeur de notre part, c’est le propriétaire lui-même qui dénigre son établissement !

Nous voilà tout excitées, mais pas trop non plus, rapport à l’hôtel de passe toussa toussa… Bref, nous voilà devant la porte de notre chambre, impatientes de commencer notre enquête.

À notre entrée dans la chambre, nous constatons que le passé, c’est le passé… Rien n’est fait pour que de sulfureux ébats aient lieu ici. Un papier peint sobre, un portemanteau, un téléphone, une armoire et un lit. En parlant de lit, il est minuscule. Pour le Scrabble, on repassera…

Comme à notre habitude, nous commençons notre fouille. Dire qu’elle sera rapide est un euphémisme. Il y a très peu de choses à faire dans cette salle et nous comprenons rapidement que nos hôtes n’ont pas prévu de nous y garder bien longtemps.

Nous débloquons rapidement l’accès à la deuxième salle et… Vivons un changement d’ambiance radical. Nous ne décrirons pas le décor afin de garder le mystère entier mais nous pouvons vous affirmer que les disparitions ont bien un rapport avec cet hôtel.
Pour faire simple, c’est sale, c’est glauque et c’est angoissant. L’établissement ne doit pas être super bien classé sur TripAdvisor !

Dans cette salle immense, exploitée du sol au plafond, la fouille n’est toujours pas l’élément principal de difficulté. En revanche, les manipulations très originales s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Les mécanismes, vraiment sympathiques, sont à l’origine de quelques frayeurs.

Les énigmes sont linéaires. L’une permet l’accès à la suivante qui permet elle-même de progresser dans l’enquête. Les joueurs en overdose de cadenas ne seront pas déçus ici puisqu’il n’y en a qu’un seul. Lors du debrief, nous avons même appris que ce vilain petit canard est voué à disparaître.

Nous avançons très rapidement dans notre enquête et commençons à comprendre ce qui est arrivé aux pauvres malheureux qui se sont aventurés dans l’hôtel. Toutefois, au moment d’une étape cruciale du jeu, c’est le drame. Blocage total ! Black-out ! Trou noir ! Rien ! Nada ! Keutchi ! Niet ! Walou ! Vous avez compris ? Nos cerveaux n’ont aucune idée de ce qu’ils doivent faire. Nous tentons même une manipulation absurde au milieu de la pièce qui, avouons-le, est digne d’un rite sectaire. Le ridicule ne tue pas mais il semblerait tout de même que la mort nous guette en ces lieux.

Heureusement, un indice sur la tablette remet nos cerveaux dans le droit chemin. C’est reparti ! La fin de l’énigme ne nous pose pas de souci particulier et nous sortons de la chambre au bout de 52 minutes. Mission accomplie ! Pipi, les dents et au lit !

Escape blog

Après délibération du conseil

Motel est sans conteste une salle d’excellente qualité. L’immersion est totale et les décors, très réalistes, sont réussis. Les manipulations sont originales ; certaines sont mêmes totalement inédites. De plus, la bande sonore s’intègre parfaitement au jeu et fait monter la pression.
Les passages secrets de Motel figurent parmi les meilleurs que nous ayons vus en escape game.

Nous ne nous sommes jamais ennuyées alors que nous étions cinq. Nous nous sommes même beaucoup amusées, ce qui n’était pas gagné étant donné l’ambiance régnant dans la deuxième salle.

Si vous souhaitez parfaitement comprendre le scénario, vous devrez faire attention au moindre petit détail. Tout est expliqué ! Vous pourriez aussi demander à votre game master de vous éclairer mais ce serait là la solution de facilité.

Pour les joueurs appréciant la fouille, le gros manque de celle-ci pourrait néanmoins être considéré comme un petit point faible.

Motel est une salle facilement réalisable sans indice. Il faut cependant avoir le cœur et l’estomac bien accrochés pour se lancer dans l’aventure. Sachez également que l’accès à l’hôtel est réservé aux personnes de plus de quinze ans. Voilà qui annonce la couleur !

Pour terminer, nous tenons à souligner l’accueil très agréable qui nous a été réservé… Il ne manquait qu’un petit coup à boire. Oui cher lecteur, nous aimons toujours autant pinailler.

Bulletin scolaire

Décor :5
˜Fouille :1
˜Réflexion :3
Difficulté générale :3

Lost asylum

Pour votre gouverne

One hour
24 rue Emile Lepeu
75011 Paris

Ligne 2 : Station Alexandre Dumas
Ligne 9 : Station Charonne

http://one-hour.fr

Trois jours après le nouvel an, c’est un peu la tête dans le pâté que nous découvrons One hour. N’ayant cessé de faire parler d’elle, cette nouvelle enseigne a rapidement rendu folle la capitale et attiré notre attention. C’est donc avec grand plaisir que nous avons accepté de découvrir Lost asylum, la première salle de One hour.

Si votre passion pour la psychiatrie augmente de jour en jour, sachez qu’accéder à un bâtiment abandonné n’est pas donné à tout le monde. Il n’est donc pas étonnant d’apprendre qu’une seule salle est consacrée à l’angoissante découverte de ces lieux.

Pour remonter le temps et comprendre l’histoire de cet hôpital psychiatrique, vous devrez régler entre 22€ et 50€ par personne… Tout dépend du nombre de dérangés de votre équipe et de l’horaire de votre consultation.

Le scénario ?

Nous sommes en 1952 et un hôpital psychiatrique vient de fermer ses portes suite au décès de plusieurs médecins. Un patient interné depuis de nombreuses années les a assassinés…

Pourquooooooooi ?

Depuis ce tragique événement, le temps a passé et l’eau a coulé sous les ponts… Nul n’a jamais su ce qu’était devenu ce dit patient et l’hôpital est tombé à l’abandon.
Mais votre curiosité, tout ce qu’il y a de plus malsaine, ne peut résister plus longtemps à l’envie de savoir, de tout savoir… Bande d’inconscients !

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Et tout le toutim…

Cinq minutes que nous sommes dans la bonne rue et que nous cherchons l’entrée… Pas facile à trouver cette enseigne ! Un petit logo sur l’interphone nous indique que nous sommes sur la bonne voie. Rassurez-vous, une fois le bouton de la sonnerie enfoncé, tout devient plus simple. Quoi que…

Nous sommes accueillis par deux des trois fondateurs de One hour qui s’avèrent être extrêmement souriants. Leur amabilité fait du bien !

Après avoir pris le temps de discuter autour d’un verre et alimenter notre corps de quelques bonbons, notre game master nous conte le pitch de l’énigme qui, avouons-le, n’a franchement rien de rassurant. Tout le monde fait pourtant mine de garder le sourire… Le calme avant la tempête ?

Alors que tout semble aller bien, nous apprenons que notre équipe s’apprête à être séparée. Névrosés, nous réalisons que le jeu vient officiellement de commencer… Deux objectifs s’offrent maintenant à nous :
– Faire en sorte que notre équipe soit au complet
– Sortir de cet asile de fous en moins de 60 minutes

Arrive le moment d’entrer dans la pièce… Il fait noir. Comme vous vous en doutez, nous venons de faire pipi dans notre culotte.
Nous réussissons à nous reprendre et trouvons de quoi nous éclairer. Les décors sont effroyablement réussis… Bienvenue au pays du test de Rorschach, des murs capitonnés et des camisoles : vous êtes au cœur de Briarcliff !

L’immersion étant totalement parfaite, nous avons réellement l’impression de nous trouver dans un hôpital abandonné. L’appréhension de croiser des personnes bercées trop près du mur rend notre fouille moins efficace que d’habitude.
Chaque ouverture de porte, chaque bruit entendu, chaque objet soulevé devient source d’angoisse…

Le premier objectif de notre jeu est atteint lorsque nous récupérons tous les membres de notre équipe. Fini la psychose, place à la réflexion ! La suite est pourtant loin de s’annoncer de tout repos… Toi même tu sais pas !

Tout le mobilier est ancien : un canapé, un bureau, une armoire, un lit en acier… La peur d’attraper le tétanos devient d’ailleurs omniprésente.
Et dire que nous avons le droit de toucher à tout !

Pour notre plus grand bonheur, aucun anachronisme ne vient troubler notre immersion. Même les échanges avec le game master se font via un vieux poste de télévision. Cet endroit est bel et bien abandonné !

L’ambiance ne cesse de rendre le jeu compliqué et les énigmes, bien que réalisables, ont tendance à devenir très difficiles à cause du stress. Le tout est de rester concentré et ce, quoi qu’il se passe… Plus facile à dire qu’à faire !

C’est après 55 minutes et 39 secondes de survie que nous parvenons à sortir. Nous sommes indemnes… Indemnes physiquement du moins…

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Après délibération du conseil

La qualité de l’immersion est la première chose qui nous a marqués dans cette salle. Le décor, l’ambiance sonore et les tâches à accomplir vous donneront envie de rentrer chez votre mère, en courant.

En plus d’être sympathique, le game master est très efficace. Il n’est d’ailleurs pas rare qu’il prenne plaisir à se jouer des joueurs. Tous des sadiques chez One hour !

Que dire de plus ? Lost asylum est une salle complètement dingue ! Lost asylum est une salle de fou ! Lost asylum est une salle de malade !
Bref, vous l’aurez compris, il ne faut pas hésiter une seconde… Foncez découvrir la salle la plus angoissante de la capitale !

Bulletin scolaire

Décor :5
˜Fouille :3
˜Réflexion :4
Difficulté générale :4

Instinct de survie

Pour votre gouverne

LeavinRoom
28 bis boulevard Pereire
75017 Paris

Ligne 3 : Station Wagram
RER C : Station Pereire-Levallois

www.leavinroom.fr

Le mois de la rentrée continue d’apporter son lot d’angoisses et, pour notre treizième escape game, nous n’avons pas froid aux yeux !
Même si nous redoutons cette salle depuis nos débuts, il est temps d’affronter la petite dernière de LeavinRoom : Instinct de survie anciennement nommée Saw !

L’enseigne propose deux salles pour rencontrer Jigsaw. Nous pouvons donc flipper à trois, quatre ou cinq personnes, en deux exemplaires, mais pas plus. Vous rêviez de pouvoir affronter une autre équipe ? Voilà votre vœu réalisable…
Croyez-nous, vous allez avoir votre quota d’adrénaline !

Pour vivre ce moment de terreur intense, il faudra vous acquitter de la modique somme de 20€ à 34€. Comme partout, le prix dépend du nombre de personnes qui composent votre team.

Le scénario ?

L’équipe de LeavinRoom veut jouer à un jeu… Et c’est vous qui en êtes le pion. Pas de panique, ce n’est que le début !

Dans l’univers sinistre de Saw, vous êtes les pièces maîtresses du tableau de Jigsaw, le tueur au puzzle. Votre objectif ? Survivre.
Oubliez toutes les règles que vous connaissez, ce jeu n’a qu’un but : vous devez lui prouver que vous méritez de vivre.

Faites vos choix rapidement ou dites adieu à la vie. Votre instinct de survie en décidera… Mais dépêchez-vous, la partie se termine dans 60 minutes.

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Et tout le toutim…

Bien plus angoissés que d’habitude, c’est à 14H00 que nous pénétrons dans les locaux de LeavinRoom. Notre heure fétiche va-t-elle nous sauver la vie ? Comme nous avions annoncé notre stress plusieurs jours avant la partie, l’accueil est chaleureux et encourageant.

Notre game master, encore sympathique à ce moment-là, nous explique les règles de cet ignoble jeu. Oui, c’est un escape game, mais non, ce que nous connaissons déjà ne nous sera pas utile. Ah ! En voilà une belle surprise…

Nous approchons du grand moment. Notre maître du jeu, déjà moins sympathique, nous annonce que nous allons entrer un par un dans la pièce. Nous obéissons donc, de peur de le mettre de mauvaise humeur.
Les yeux bandés, nous entrons, chacun notre tour, dans ce qui nous semble être une large pièce. Quelques bruits de ferrailles et une horrible sensation de froid sur notre peau nous apprennent que nous sommes tous les trois menottés.
Chez LeavinRoom, l’immersion est toujours très travaillée. Instinct de survie ne déroge pas à la règle.

La voix de Jigsaw nous fait sursauter. Il est celui qui nous accompagnera et nous guidera tout au long de la partie. Encore faut-il qu’il en ait envie…

La partie démarre, nous retirons nos masques et réalisons qu’il y a trois cellules, une pour chaque membre de notre équipe. Ça commence bien !
En découvrant la pièce dans laquelle nous nous trouvons, nous réalisons d’abord qu’elle est bien plus exigüe que ce que nous avions imaginé… Mais elle est aussi très, très glauque. Les cellules sont sales, la déco est gore, tout est ressemblant et donc affreusement effrayant.
Nous sommes littéralement enfermés dans le jeu et l’univers tordu de Jigsaw.

Nous nous rendons vite compte que pour survivre et nous échapper, nous allons devoir travailler en équipe. Nous commençons par nous libérer puis enchaînons sur la fouille. Toutes les secondes comptent puisque nous savons que seules 10% des équipes survivent ici.

Nous donnons littéralement de nos personnes pour arriver au bout de cet escape game. Adresse, réflexion, logique, fouille, tous nos sens sont en alerte et poussés à leur extrême limite.
Malgré la chaleur qui règne dans la pièce, nous tentons de garder la tête froide. Impossible de craquer, au risque d’y passer. C’est d’ailleurs ce qui finit par nous arriver à la dernière étape du jeu !

Sachez donc que nous sommes morts et que cet article est écrit depuis l’au-delà. Il nous aura manqué quelques précieuses minutes mais nos âmes resteront enfermées dans cette pièce sordide à souhait.

Le cruel Instinct de survie signe donc notre première défaite en 13 escape games. Il y aurait vraiment de quoi nous rendre superstitieux…

Saw

Après délibération du conseil

Après avoir réalisé les trois salles de LeavinRoom, nous pouvons le dire : l’immersion est absolument parfaite. Les décors des pièces sont terriblement soignés et les voix qui nous accompagnent contribuent toujours à l’ambiance.
Même si certains mécanismes étaient hors-service, nous avons passé un moment délicieusement effroyable dans cet escape game.

Dans Instinct de survie, nous avons trouvé plus fort que nous… Certes. Cette énigme se classe, malgré tout, parmi les meilleures, sinon la meilleure, que nous ayons réalisées.

Nonobstant la défaite, l’épilogue de cette énigme est extrêmement bluffant. Nous avons vécu une vraie fin, une fin surprenante qui nous prouve que le scenario est bien ficelé et parfaitement maîtrisé par l’équipe.

Au final, Instinct de survie est LA pièce la plus compliquée que nous ayons affrontée. Difficiles, les énigmes se succèdent ; il ne faut pas perdre une seconde pour en venir à bout.

Alors notre conseil : attendez de vous sentir prêts pour affronter cette salle mais affrontez-la… Elle tue !

Bulletin scolaire

Décor :5
˜Fouille :5
˜Réflexion :5
Difficulté générale :5