LE PALAIS DE L’HORREUR

DEEP INSIDE

THÈME

Angoisse

AVIS GÉNÉRAL

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IMMERSION

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DIFFICULTÉ

Intermédiaire

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FOUILLE

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MANIPULATION

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RÉFLEXION

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PROLOGUE

Il est des salles qui glacent le sang, des salles qui font serrer les fesses et qui foutent les jetons… Et compte tenu de ce que nous avons lu ou entendu, Le palais de l’horreur en fait visiblement partie !

En bonnes poules mouillées que nous sommes, c’est donc plus de quatre ans après l’ouverture de Deep Inside, soit le temps d’un mandat présidentiel chez les Yankees, que nous avons trouvé le courage de pénétrer dans l’antre d’un clown aux cheveux gras et à la bouche sanglante.

Dans le cas où votre inconscience vous pousserait également à découvrir l’attraction de Monsieur Lune, sachez que le ticket d’entrée coûtera entre 33€ et 60€ à chacune des personnes souhaitant risquer sa vie… Téméraires que vous êtes !

DE QUOI ÇA CAUSE ?

Il est fort probable que vous connaissiez déjà Pennywise et John Wayne Gacy mais est-ce que vous connaissez également Monsieur Lune ? Ce clown, autrefois à la tête d’un Palais du Rire situé trente mètres sous terre, a sombré dans la solitude puis dans la folie lors de la fermeture de ce dernier. Des années plus tard, Monsieur Lune, rendu aveugle par une attaque au gaz lacrymogène, demeure toujours enfermé dans son repaire.

Votre soif de curiosité vous pousse désormais à explorer cet endroit alors tâchez de rester discrets… Qui dit aveugle ne dit pas sourd donc prenez garde à ne pas passer du rire aux larmes…

NOTRE EXPÉRIENCE

Après avoir quitté Le magicien de Paris, puisque nous vivons cette expérience dans le cadre de la Full Experience, une entourloupe scénaristique nous pousse, ou plutôt nous contraint, de la meilleure des manières, à explorer l’ancien Palais du rire de la Cité des Martyrs ! C’est donc guidés par le marginal le plus stressé de la ville souterraine que nous nous retrouvons devant une énorme bouche de clown, franchement impressionnante, par laquelle nous devons passer pour pénétrer dans l’antre de Monsieur Lune.

Une fois à l’intérieur du repère, serrés les uns aux autres dans l’obscurité la plus totale, notre hôte décide de nous abandonner à notre sort… Soyons honnêtes, ça commence franchement à sentir le sapin !
Il fait noir, mais noir… Beaucoup trop noir ! Totalement perdus et déboussolés, nous avançons à tâtons, en tâchant de faire le moins de bruit possible lorsque, tout à coup, la lumière se fait ! Nous réalisons être au cœur d’un ancien palais des glaces et, bien que les miroirs soient sacrément crados, nous peinons clairement à nous repérer tant le lieu est labyrinthique. Une première énigme, aussi classique que fluide et efficace, pointe alors le bout de son nez mais, bien que celle-ci soit facile à résoudre, nous devons nous y reprendre à deux ou trois fois pour en venir à bout… Est-il nécessaire de préciser que le stress s’est emparé de nous dès les premières secondes de jeu ? 

Comme vous pouvez vous en douter, ces quelques minutes sont loin d’être de tout repos pour nos palpitants… Lors de notre premier face-à-face avec le barjot, nous ne faisons d’ailleurs pas les malins mais sommes tout de même assez lucides pour fermer nos clapets, retenir nos souffles et nous coller les uns aux autres dans l’espoir d’être aussi discrets que possible… Et c’est bien connu, l’espoir fait vivre !

Bon an, mal an, nous venons à bout de cette première étape et nous enfonçons plus profondément dans le palais… Nous découvrons alors une pièce assez peu rassurante, puisque plongée dans le noir, dans laquelle nous ne formons qu’une sorte d’agglomération humaine, nous attendant les uns les autres avant de faire le moindre pas. Fort heureusement, notre équipe, complètement secouée et semblant incapable de se diviser, finit par trouver le moyen d’éclairer la pièce… Voilà une mission qui permet, du reste, à la trouillarde du groupe de se rendre utile pendant que les autres font tourner leurs méninges. Parce que oui, petit point émotionnel, sachez que, sur les cinq membres de l’équipe, seuls quatre sont opérationnels. La cinquième est partie pour vivre le reste de l’aventure dans une sorte d’état second, suivant ses acolytes sans être capable de la moindre réflexion !

Les énigmes auxquelles nous sommes confrontés sont relativement simples, ce qui s’avère être une très bonne chose compte tenu du fait que nos cerveaux ne disposent clairement pas de toutes leurs capacités. Cependant, elles n’en restent pas moins parfaitement intégrées au scénario, ne tombant pas comme un cheveu sur la soupe sans aucune raison.
À chaque apparition du propriétaire des lieux, un véritable ballet se met rapidement en place… Rasant les murs et nous protégeant les uns les autres, toujours dans le plus grand des calmes, nous faisons tout pour éviter au clown de nous foncer dessus.

Par la suite, un espace de jeu digne du plus joli palais du rire, mais avec quelques années dans la face, s’offre à nous. En parlant de rire, nous ne pouvons pas nous empêcher de rigoler sans pouvoir nous retenir… À ce moment-là, nous oublions totalement le contexte, débranchons nos cerveaux et nous amusons comme les grands enfants que nous sommes. Notre guide finit d’ailleurs par nous gronder, nous rappelant qu’il est indispensable de se taire pour espérer survivre. Ne nous demandez pas qui nous parle afin de nous aider, nous n’en avons absolument aucune idée mais, connaissant le souci du détail de Deep Inside, cette personne est très probablement intégrée au scénario… Nous n’avons juste aucun souvenir de cette précision. Bravo le veau !
Une fois notre calme retrouvé, nous effectuons les différentes manipulations qui nous entourent. Il semblerait que Monsieur Lune ait clairement voulu mettre à l’épreuve toute personne osant pénétrer son repère… Un moment particulièrement effrayant met alors les nerfs d’une partie de l’équipe à rude épreuve pendant que les autres vivent clairement leur meilleure vie. Taper des fous rires dans une salle d’horreur ? C’est chose faite !

La plus paniquée d’entre nous commence à peine à reprendre vie que ses camarades la désignent, de façon totalement arbitraire, comme volontaire pour une mission en solo ! Il ne lui en fallait pas plus pour frôler la tétanie… Alors imaginez lorsqu’elle s’est rendue compte que la communication avec le reste de l’équipe était quasiment impossible ! Contre toute attente et bien que Deep Inside ait poussé le sadisme à son comble, cette étape est franchie avec brio, nous permettant de sentir la fin approcher. La nôtre ou celle de l’aventure ? Nous ne savons pas encore !

Une scène assez incroyable, à la hauteur d’un très bon théâtre immersif, se déroule ensuite sous nos yeux ébahis ! Ce moment, vécu depuis une superbe cachette, transcende et motive notre équipe en vue de l’ultime énigme du jeu qui, soyons honnêtes, est résolue en moins de deux… Emballez c’est pesé, nous n’avons plus qu’à sortir de cet enfer !

Monsieur Lune nous réserve quand même une petite surprise d’adieu qui, bien qu’elle ait déjà été vue et revue, fait clairement son petit effet !
Nos amis les martyrs sont heureusement là afin de nous aider à rejoindre l’ascenseur et, encore mieux, à remonter à la surface. Il s’en est fallu de peu… Nous étions à un doigt, ou a un whisky d’abord, de finir nos jours dans Le palais de l’horreur !

ÉPILOGUE

Il paraît que plus c’est long, plus c’est bon… Alors imaginez ce que nous avons ressenti après avoir attendu quatre ans pour découvrir Le palais de l’horreur !

Cette aventure est une merveille d’immersion, de gameplay et de cohérence ! Les décors, les musiques et les lumières sont aussi incroyables que le rythme est dynamique et les énigmes, bien qu’un peu vieillissantes de prime abord, s’avèrent finalement du génie compte tenu du fait que l’endroit visité est abandonné depuis plusieurs années.

Avec cette salle, Deep Inside fait dans l’horreur psychologique plutôt que dans le gore et le jump scare gratuit. L’atmosphère y est oppressante et la peur, instaurée par la performance exceptionnelle du comédien, y est savamment bien dosée. De plus, l’originalité liée au fait que le clown soit aveugle permet d’appréhender les choses sous un autre angle… Grâce à ça, une partie de notre équipe s’est sentie pousser des ailes et a apprécié, encore plus que d’habitude, vivre une expérience horrifique.

Le palais de l’horreur, c’est un parfait mélange d’angoisse et de cache-cache mais aussi de fous rires et d’enthousiasme… Une masterclass !

DEEP INSIDE
7 quai de la Seine
75019 Paris