LA CRYPTE

LE DONJON

THÈME

Angoisse

AVIS GÉNÉRAL

Google (Noto Color Emoji - Unicode 15.1) Google (Noto Color Emoji - Unicode 15.1)Google (Noto Color Emoji - Unicode 15.1)

IMMERSION

Google (Noto Color Emoji - Unicode 15.1) Google (Noto Color Emoji - Unicode 15.1)Google (Noto Color Emoji - Unicode 15.1)

DIFFICULTÉ

Intermédiaire

THÈME

Angoisse

DIFFICULTÉ

Intermédiaire

IMMERSION

Google (Noto Color Emoji - Unicode 15.1) Google (Noto Color Emoji - Unicode 15.1)Google (Noto Color Emoji - Unicode 15.1)

AVIS GÉNÉRAL

Google (Noto Color Emoji - Unicode 15.1) Google (Noto Color Emoji - Unicode 15.1)Google (Noto Color Emoji - Unicode 15.1)

FOUILLE

%

MANIPULATION

%

RÉFLEXION

%

PROLOGUE

Fraîchement sortis de L’asile, visité quelques jours plus tôt, nous doutons franchement de notre stabilité émotionnelle à l’idée de rejouer une salle d’horreur tant nous oscillons entre le fait d’être galvanisés et celui d’être complètement dérangés. Le petit démon près de nos oreilles, excité comme une puce, veut que nous prenions notre courage à deux mains tandis que le petit ange, déjà en tachycardie, nous conseille plutôt de changer de crèmerie. Du coup, comme vous ne vous en doutez pas, les poules mouillées que nous sommes ont décidé d’entrer dans Le Donjon pour y explorer La crypte

Pour espérer tailler une bavette avec quelques esprits, figurez-vous que 34€ à 64€ seront indispensables à votre entrevue. Bien évidemment, plus grand sera le nombre de vivants dans votre équipe, plus il sera facile d’avaler la pilule… Et oui jeunes gens, les amis, c’est à la vie, à la mort !

DE QUOI ÇA CAUSE ?

Il était une fois, dans Le Donjon de Paris, un gentilhomme dévasté par le chagrin… Depuis que la prunelle de ses yeux a passé l’arme à gauche, ce dernier n’est que tristesse et noirceur. Fort heureusement, un dernier espoir subsiste ! En effet, intimement convaincu de pouvoir entrer en communication avec sa promise, cet être éploré répondant au doux nom de Monsieur le Comte s’essaie, depuis peu, à l’art occulte du spiritisme.

La chance vous sourit soudainement lorsque vous apprenez pouvoir le rejoindre dans sa crypte afin d’invoquer les esprits en sa compagnie. Vous voilà dans de beaux draps !
Puissent ne se manifester à vous que des revenants bien intentionnés…

NOTRE EXPÉRIENCE

Si nous nous fions (ahah) à ce que nous avons entendu dans le podcast Immersion, il parait que jouer de plus en plus de salles d’horreur permet d’avoir de moins en moins peur… Voilà donc pourquoi, après avoir eu les jetons dans L’asile, nous nous apprêtons maintenant à visiter La crypte.
Si vous avez suivi notre précédente aventure avec assiduité, et il est évident que vous l’avez fait, vous vous souvenez certainement que nous avions à peine eu le temps de nous dire bonjour tant notre majordome avait été plus ponctuel que Sheldon Cooper. Bref… Comme nous ne faisons jamais dans la demi-mesure, sachez que, cette fois-ci, nous avons trente minutes d’avance. Rien que ça ! Toute l’équipe se retrouve donc à poireauter sur le trottoir en prenant le temps de parler chiffon et de s’autopersuader que, non, nous n’aurons pas peur !

Malgré notre détermination, nous ne faisons pas les mariolles en voyant arriver notre majordome qui, cela va de soi, n’est pas des plus rassurants. Qu’à cela ne tienne, nous suivons cette personne, ou plutôt sa queue de pie, en direction du manoir de Monsieur le Comte.
Nous découvrons alors une pièce, minuscule mais somptueusement décorée, dans laquelle une décharge de responsabilité nous est soumise. Étrangement, nous ne doutons pas une seconde, signons le papelard avec le sourire et restons tout à fait optimistes.
La paperasse étant réglée, notre majordome ouvre un passage secret dont l’entrée rend possible l’accès aux appartements privés du propriétaire. Ça aurait franchement pu être sympathique mais, le problème, c’est que nous sommes maintenant dans le noir et que notre accompagnatrice a trouvé une entourloupe pour se faire la malle. Nous voilà donc livrés à nous-mêmes… C’est nous où ça commence à sentir la loose ?

Après avoir légèrement tâtonné, nous trouvons un élément indispensable à l’allumage des ampoules et comprenons, par la même occasion, que la problématique de l’éclairage risque de nous tenir compagnie un bon bout de temps… Évitons donc d’oublier ou de perdre l’objet en question !
La lumière nous permet de contempler des décors tout simplement magnifiques ! Encore une fois, Le Donjon a fait fort en ce qui concerne le travail de recherche puisque d’authentiques objets historiques nous font face. Statuettes vaudou, insectes sous cadre, masques en bois… Tout est réaliste et confère une atmosphère légèrement inquiétante !

Étrangement, nous sommes plutôt calmes et n’avons aucun mal à garder les idées claires. À croire que le simple fait d’avoir réussi à allumer la lumière nous a donné des ailes ! En parlant de lumière d’ailleurs, figurez-vous qu’elle se fait assez rapidement dans nos cerveaux puisqu’après une fouille succincte, nous venons à bout des premières énigmes à la vitesse de la… lumière ! On vous l’accorde, elle était facile celle-là ! Chaque étape franchie,  toujours cohérente avec le scénario, se fond magistralement dans le décor et s’enchaine avec beaucoup de fluidité. Pour celles et ceux qui se poseraient la question, préparez-vous également à un peu de lecture mais, mollo l’asticot, le texte n’est pas plus long qu’un Oui-Oui donc vous devriez vous en sortir !

En un rien de temps, nous pénétrons dans la chambre de spiritisme de Monsieur le Comte dont l’obscurité se fait un peu plus présente. Le fait que cette pièce soit assez petite nous donne une bonne excuse pour nous serrer les uns aux autres… Comprenez donc ici que notre courage a très légèrement faiblit !
Planche de ouija, boule de cristal et cartes de tarot… Tous les éléments que l’on peut s’attendre à trouver sont là ; il ne nous reste donc plus qu’à invoquer les esprits !
En parlant de revenants, c’est ici que nous allons devoir ramener la bien-aimée du Comte ! Une fois encore, déchiffrer l’énigme ne prend que quelques secondes mais, si nous sommes sacrément efficaces en termes de connexion de neurones, nous ne le sommes visiblement pas du tout en ce qui concerne le spiritisme. Grosso modo, nous venons de foirer le rituel et risquons désormais notre vie. Pour le rappel des âmes perdues, on repassera… Pour l’instant, nous sommes juste dans le caca !
La bonne nouvelle, c’est que la présence qui veut notre peau ne peut se montrer que dans l’obscurité… La mauvaise, c’est que nous n’avons qu’une seule source de lumière et que nous devons parfois nous séparer. Autrement dit, c’est le moment où nous commençons à serrer les fesses !

Une nouvelle pièce s’offre à nous et, malgré le fait qu’un démon soit à nos trousses, nous restons assez lucides pour admirer la beauté des lieux. Pendant quelques minutes, nous avons des cœurs dans les yeux mais, en deux coups de cuillère à pot, nous nous rappelons devoir sauver nos miches !
La peur commence à s’installer et les cerveaux sont moins réactifs… Du coup, nous mettons pas mal de temps à réaliser les tâches demandées. Nous passons d’ailleurs quelques secondes à chercher la réponse à une énigme qui se trouve littéralement sous nos yeux… Fort heureusement, notre majordome, qui essaie de relancer l’électricité depuis près d’une heure, veille sur nous et nous remet sur la voie. Ah oui ! Parce que, même si nous l’avons un peu oubliée, elle est toujours là, dans la cave, en train de chercher le compteur électrique… Pauvrette !

Soyons honnêtes, les volontaires ne se bousculent pas au portillon lorsqu’il s’agit de rebrousser chemin ou d’aller s’isoler… Cependant, malgré notre appréhension et certaines situations particulièrement stressantes, nous parvenons, plus ou moins, à garder notre sang-froid. Nous nous impressionnons clairement nous-mêmes !
Bien que nous n’en menions pas large, nous prenons de plus en plus de plaisir à jouer… L’esprit maléfique qui rôde dans les parages en prend visiblement aussi puisqu’il se montre sacrément farceur ! Dans La crypte, nous nous cachons, nous stressons et, avouons-le honteusement, nous utilisons un langage quelque peu fleuri mais nous gardons toujours le sourire !

Alors que cette infernale séance de spiritisme semble toucher à sa fin, c’est plutôt celle de l’une d’entre nous qui paraît inévitable ! Il faut alors donner de sa personne pour que le suppôt de Satan qui nous tourne autour ne soit plus qu’un vieux souvenir. Dans la dernière ligne droite, le scénario prend une nouvelle tournure et la réflexion laisse place à un moment purement contemplatif. C’est l’heure du spectacle !
Bien que nous ne soyons qu’admiration devant ce final en apothéose, nous prenons la poudre d’escampette en espérant pouvoir rejoindre un monde un poil plus chaleureux. Monsieur le Comte, quant à lui, devra attendre encore un peu pour retrouver sa bien-aimée…

ÉPILOGUE

Mais quelle frousse ! Avec La crypte, Le Donjon a, une nouvelle fois, comblé nos cœurs de passionnés ! Bien que nous ne raffolions pas forcément des escape games d’horreur, nous nous sommes régalés dans cette salle où la peur est savamment dosée. La tension et le stress ambiants, bien que présents, ne nous ont pas empêchés de trouver l’atmosphère presque chaleureuse… Est-ce qu’écrire cette phrase fait de nous des personnes aux goûts douteux ? Allez savoir !

Cette crypte est sublime, magnifiquement décorée et incroyablement travaillée ! Les effets sonores, les musiques et les lumières le sont d’ailleurs tout autant ! Et que dire des interventions de notre comédienne… Mais qu’on lui donne une médaille !

Tout ça pour dire que l’immersion est superbe, que les énigmes, bien qu’assez peu nombreuses, sont parfaitement liées au scénario et que le game mastering est aux petits oignons… Nous nous sommes amusés et, en toute honnêteté, n’avons probablement jamais autant aimé avoir peur !

LE DONJON
Place de la République
75011 Paris