L’œuf noir

Pour votre gouverne

Crack The Egg
46 avenue Daumesnil
75012 Paris

Lignes 1 et 14 : Station Gare de Lyon
RER A et D : Station Gare de Lyon

https://www.crack-the-egg.com

Vous ne trouvez pas qu’il fait nuit de plus en plus tôt en ce moment ? En même temps, c’est bien normal vu que nous nous rapprochons du solstice d’hiver et non de celui de l’été ! Vous l’avez compris, winter is coming… Tout ça pour dire que c’est avec cette idée en tête, éclairés par les lampadaires de la ville, que nous arrivons chez Crack The Egg, enseigne qui n’a pas eu l’honneur de voir nos trombines depuis un bon moment. L’heure est donc venue de remédier à cela et de découvrir L’œuf noir qui n’est autre que leur dernière salle.

Dans le cas où, tout comme nous, vous souhaiteriez tenter de sauver le pouvoir de l’œuf primordial sans pour autant avoir compris de quoi il s’agissait, chacun des élus composant votre équipe devra s’acquitter d’une somme comprise entre 25€ et 48€. Comme à l’accoutumée, plus vous serez nombreux, plus vous pourrez boire de coups après l’aventure. Alerte bon plan, sachez également que le prix varie aussi en fonction des dates et horaires choisis… C’était Les conseils pas chers du blog ! De rien… Et à bientôt !

Le scénario ?

En l’an 999, un œuf noir fut créé dans un temple pragois. Pour les plus incultes d’entre vous, sachez qu’il s’agit de l’adjectif relatif à Prague, la capitale de la République Tchèque… Sauf qu’à l’époque, la Tchéquie n’était rien puisque Prague faisait partie du Saint-Empire romain germanique. Inutile d’apprendre cela pour sortir victorieux de cette salle mais très intéressant pour enrichir votre culture et ainsi briller en société.

Tout ça pour dire qu’en cette époque lointaine, le susnommé œuf noir menaçait de détruire le monde à cause de ses pouvoirs maléfiques. Fort heureusement, les Anciens, dont nous ne sommes pas capables de vous dire quoi que ce soit, ont réussi à le neutraliser grâce à un rituel efficace pendant mille ans. Sauf que ça fait mille ans. Moins une heure bien sûr… Vous voyez venir le schmilblick ?

Et oui jeunes gens… Vous et vos camarades êtes désormais les élus choisis pour renouveler le rituel et ainsi empêcher le monde de finir en omelette ! Ah ah ah ! Vous l’avez ?

Prenez garde, durant votre aventure, à rester lucide afin de rétablir monts et merveilles plutôt que chaos et dévastation. Il ne s’agirait pas de corrompre vos esprits si purs…

LIVRE & VITRAIL 2

Et tout le toutim…

Alors que nous arrivons chez Crack The Egg, bien loin du trou du cul des poules, aussi appelé cloaque, nous sommes de suite accueillis par Cyril, notre game master de la soirée. Après avoir traversé un labyrinthe de couloirs, nous nous installons dans les canapés servant de lieu de brief. C’était si grand que ça avant ? Quoi qu’il en soit, c’est confortable… Cool !

Notre hôte nous explique alors le scénario, un brin complexe, de l’aventure que nous allons vivre. Lorsqu’il nous demande si nous avons tout compris, nous avons clairement un petit moment de latence… Nous doutons mais avons tout de même retenu le gros de l’histoire, c’est-à-dire réaliser un rituel à propos d’un œuf avant la fin du temps imparti et éviter une possible corruption à l’arrivée. Okay mon capitaine ! Nous sommes prêts…

Il est grand temps de nous rapprocher du temple où l’œuf noir est censé se trouver… Fraîchement arrivés devant la porte, nous découvrons que Crack The Egg s’est craqué sur les décors. Se craquer. Crack the egg. Ça fait deux fois crack !

Bref ! Nous poussons cette magnifique porte en bois et en prenons plein les mirettes… Un « Olala » et quelques « Waouh » nous échappent tant la décoration du temple est jolie. Des tableaux anciens, des vitraux, des colonnes et un pupitre trônant au milieu de la pièce… Tout est soigné. Rien n’est de trop. C’est beau !

Trêve d’admiration… La porte s’étant refermée derrière nous, le temps nous est maintenant compté ! Nous nous lançons donc dans l’inspection complète des lieux en espérant y dénicher quelques indices. Si vous nous lisez régulièrement, vous savez que la fouille n’est pas toujours notre fort. Ça tombe bien puisqu’ici, il n’y a rien à fouiller. Ou presque. Finalement, cela nous perturbe plus qu’autre chose et le démarrage est franchement difficile. Du coup, nous décidons de nous concentrer, de lire et de tout scruter. Quand nous disons tout, c’est vraiment tout. La moindre poussière au sol est alors passée au crible…

Au bout d’un moment, un « J’ai compris » retentit dans la pièce. Enfin ! Nous voyons le bout du tunnel et réussissons à résoudre une étape. Nous apprécions les manipulations et l’intelligence des mécanismes présents dans cette première pièce. À nouveau, nous nous demandons quoi faire et bloquons un petit temps avant d’accéder, trop tard à notre goût, à la suite de l’aventure. Espérons que l’œuf noir ne soit plus très loin…

Alors que nous accédons à la deuxième salle, nous tombons nez à nez avec le créateur de l’œuf… L’unique. Le vrai. Ne nous mentons pas, l’animatronique et son armure faite maison sont assez impressionnants. Nous admirons le travail de l’enseigne quelques secondes avant de plonger nos yeux dans le reste de la pièce qui semble regorger de secrets et de choses à découvrir.

Nous comprenons alors ce qui est attendu de nous et nous séparons naturellement dans le but d’arriver à nos fins. N’étant pas linéaires, les énigmes monopolisent l’investissement et l’attention de nos quatre cerveaux… Chacun s’attèle à une tâche, avec plus ou moins de facilité, et cogite jusqu’à ce que réussite ou mort s’en suive. Ça regarde attentivement d’un côté… Ça sent le roussi de l’autre ! Du coup, de nouveaux binômes se forment et là, comme par hasard, ça matche… Jusqu’à ce que ça ne matche plus. Cette salle n’est décidément pas fluide pour nous.

Notre game master intervient alors pour nous donner un indice via un haut-parleur… Petit raté pour l’immersion. D’ailleurs, hormis cette voix ainsi que celle du grand méchant, l’ambiance sonore est assez calme. Très calme. Trop calme.

Qu’à cela ne tienne, nous parvenons finalement à enchaîner les réussites et profitons des effets lumineux que chacune de celles-ci déclenche. C’est joli et très bien fondu dans le décor !

Une dernière étape, très capillotractée, et l’œuf noir apparaît ! La pression monte d’autant plus qu’un choix cornélien s’offre rapidement à nous… Que faire ? Jouer les gentils bisounours ? Nous transformer en vilains ? Malgré l’état actuel de la société, nous ne cédons pas à la tentation d’un petit claquement de doigt à la Thanos et choisissons de sauver le monde. Pour celles et ceux qui manqueraient de culture en matière de comics, sachez que ce méchant a le pouvoir, en une fraction de seconde, d’éradiquer la moitié de la population. Un peu comme le covid en fait… Pardon.

Il faut maintenant compléter le rituel ! Euh… Est-ce que quelqu’un sait comment faire ? Au sein de notre équipe, les avis divergent et chacun y va de sa science infuse. Finalement, les planètes s’alignent, tout le monde se met d’accord et la victoire pointe le bout de son nez ! Il nous aura fallu pas moins de 56 minutes et 25 secondes pour venir à bout de L’œuf noir. Chouette !

Escape Blog

Après délibération du conseil

Plus de trois ans après notre dernière venue, nous avions hâte d’en savoir plus quant à la quête de l’œuf primordial… En effet, ce fil rouge, présent dans chacune des salles de l’enseigne, intrigue et est un vrai point fort. Nous avions d’ailleurs de bons souvenirs de L’inquiétant professeur Tychsen et de Chinatown.

Avec L’œuf noir, nous retrouvons la complexité des histoires de l’enseigne ainsi que la beauté de leurs décors. C’est impressionnant, solide et bien pensé… Quel plaisir d’apprendre que les équipes de Crack The Egg ont imaginé, construit et peint ce temple d’un autre temps. C’est ce qui s’appelle mettre la main à la pâte.

En ce qui concerne notre expérience dans le jeu, nous devons avouer avoir été quelque peu perturbés par certaines étapes qui, selon nous, manquaient un petit peu de fluidité et, de ce fait, de dynamisme. Peut-être sommes-nous tout bonnement passés à côté de la logique des enchaînements… Malgré cela, nous avons beaucoup apprécié la non-linéarité de la majorité des énigmes qui nous a permis de nous répartir les tâches. Ces dernières, faisant appel aux cinq sens, ont su nous captiver et nous maintenir en haleine.

Même si la façon dont nous ont été délivrés les indices a parfois pu casser l’immersion, nous ne pouvons que saluer le travail de notre game master. Ce dernier a parfaitement suivi notre aventure et a su intervenir aux bons moments. Nous avons ainsi pu profiter de l’expérience sans être bloqués trop longtemps sur une étape.

Cerise sur le gâteau, beaucoup d’étapes nécessitent des manipulations fort sympathiques qui entraînent des mécanismes plutôt originaux. En conclusion, L’œuf noir est une salle au scénario un peu geek, très jolie et agréable à jouer…

Bulletin scolaire

Décors :5
Fouille :2
Réflexion :3
Difficulté générale :2

L’expédition maudite

Pour votre gouverne

One hour
23 rue Servan
75011 Paris

Ligne 9 : Station Voltaire
Lignes 2 et 3 : Station Père Lachaise

https://www.one-hour.fr

C’est fou comme, lorsque l’inspiration ne vient pas, nous nous posons des questions quant à l’utilité d’écrire une introduction. Est-ce que ça vaut vraiment le coup de nous casser la tête alors qu’il suffit d’annoncer le titre de la salle et de préciser le nom de l’enseigne ? Parce que, si cela est le cas, et ça l’est forcément puisque ça nous arrange, sachez que cette review est consacrée à L’expédition maudite de One hour. Voilà ! Pas de chichi !

Continuons sur cette lancée et parlons maintenant thunes sans passer par quatre chemins… Si vous composez une équipe de six explorateurs et que vous venez pendant que tout le monde bosse, vous paierez 26€ chacun tandis que, si vous venez à deux, en heure pleine, vous devrez débourser 50€ tout rond. Concrètement, plus vous serez nombreux et disponibles, plus vous pourrez vous payer de caviar au retour de votre expédition. Ça fonctionne aussi avec le carburant…

Le scénario ?

En gros, c’est l’histoire d’un mec qui nous convoque parce que son équipe de potos, partie explorer une vieille mine, n’est jamais revenue… C’est couillon ! Nous sommes donc missionnés pour aller les chercher et ce, même si les dernières nouvelles envoyées par la cheffe de l’opération ne laissent pas présager de bonnes choses. Histoire de nous simplifier la vie, le contact a été perdu entre temps… Du coup, personne ne sait rien sur rien et nul ne peut nous mâcher le travail. Voilà qu’en plus, nous allons devoir tout faire nous même… Çapueducul !

Quoi qu’il en soit, notre bonté d’âme nous pousse à tenter le sauvetage de la dernière chance. Au passage, une petite mission supplémentaire consistant à ramener tout ce qui brille nous est confiée. Bah voyons !

OHpresse30

Et tout le toutim…

Ne nous mentons pas, lorsque One hour ouvre une nouvelle salle, nous sommes toujours partagés entre l’excitation de retourner les voir et l’appréhension d’être mangés tout crus, salade, tomates, oignons, sauce algérienne. En effet, cette enseigne est passée maîtresse dans l’art de nous faire dresser les cheveux sur la tête…
C’est donc deux tiers enjoués et un tiers anxieux que nous arrivons sur les lieux en cette fin d’été… Et oui Jamy ! Le 20 septembre, c’est encore l’été, même si tout le monde est déprimé d’être retourné au boulot ! Bref ! Le calendrier des saisons n’étant pas censé être le thème de cet article, revenons-en au fait !

Nous vous passerons les détails du traditionnel accueil accompagné du petit coup à boire… Sachez tout de même que demander un thé avant de commencer un escape game est une très mauvaise idée. Nous vous le déconseillons puisque vous seriez très probablement amené à devoir le finir assez rapidement et donc à vous brûler les papilles. Pour ne rien vous cacher, c’est d’ailleurs ce qui est arrivé à l’une d’entre nous.
Heureusement que nous devions vous passer les détails…

Notre game master du jour, appelons-le Milan car, visiblement, c’est son prénom, nous conduit en salle de briefing, nous récapépète le pourquoi du comment et nous équipe afin que nous revenions aussi entiers que possible de notre expédition.
Sur ce point, il semble vraiment que notre sécurité tienne au cœur de l’enseigne… Casques et genouillères pour toute la clique ! Ce n’est pas très fashion week mais, au moins, nous éviterons le trauma crânien. Merci qui ? Merci One hour !

Avant de nous laisser partir, Milan nous informe tout de même de l’existence d’une safe zone dans la mine. C’est dans cette pièce que nous devrons nous rendre pour être protégés de toute présence non désirée. Une safe zone ? Une présence non désirée ? Nous avions donc bien raison d’appréhender cette aventure…

Nous descendons alors dans la mine, absolument pas confiants en l’avenir, et découvrons que l’enseigne a mis le paquet sur le moyen de déplacement nous emmenant à destination. Nous ne voulons pas trop en dévoiler mais, après plusieurs expériences, sachez qu’il s’agit probablement de la plus réaliste que nous ayons testée.

Nous voilà maintenant au cœur même de la mine… Nous sommes immédiatement frappés par le réalisme des décors mais n’avons pas franchement le temps d’en profiter car la première étape nous attend. La première étape… Mais si ! Vous savez… La première étape de tout escape d’aventure digne de ce nom, celle dans laquelle il faut rétablir un truc comme le contact ou le courant électrique. Ceci dit, ce n’est pas parce que c’est classique que ce n’est pas kiffant à réaliser d’autant plus que, cette fois-ci, l’espace dans lequel nous évoluons est carrément original.

Alors que nous sommes en train de crapahuter partout, de fouiller les moindres recoins et de nous faufiler dans des tunnels et autres galeries souterraines, nous nous rendons vite compte que les casques ne sont pas là pour décorer. Nous entendons régulièrement un « Boom » suivi d’un « Aïe » venant de nos coéquipiers. Évidemment, le « Aïe » est plutôt un « P*tain » mais nous ne souhaitons pas heurter les plus distingués de nos lecteurs…

Après avoir rétabli ce qui devait être rétabli, nous pouvons tranquillement nous concentrer sur la recherche de l’équipe disparue. Tranquillement ? Et la marmotte… Nous sommes chez One hour, l’adrénaline ne tarde d’ailleurs pas à monter et la safe zone à prouver son utilité.
Heureusement, nous n’y restons pas longtemps et finissons par la quitter, le palpitant légèrement agité, afin de reprendre nos recherches. Pour une fois, la fouille nous réussit et nous parvenons très rapidement à pénétrer dans un deuxième espace qui nous coupe littéralement le souffle. La salle est magnifique ! Époustouflante ! Extraordinaire ! Oui… Rien que ça ! Nous ne pouvons pas nous empêcher de nous arrêter quelques secondes afin d’admirer ce merveilleux décor.
Malheureusement, il faut rapidement revenir à nos moutons… Les étapes s’enchaînent et tout est parfaitement fluide. Malgré une ambiance « ce tombeau sera votre tombeau » qui nous met un peu les miquettes, nous parvenons à rester concentrés.

Toujours intégrées au scénario, les énigmes offrent un parfait équilibre entre manipulation, réflexion et observation. Par ailleurs, nous devons avouer passer complètement à côté de la quête secondaire proposée par l’enseigne. Que voulez-vous ? Nous sommes des gens au-dessus de l’appât du gain, seule la beauté intérieure compte… Onavaitsurtoutoubliémaisonnassumepas !

Résumons la situation… Nous sommes dans un très bel environnement, la fouille se passe bien et nous résolvons les énigmes assez facilement. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes… Jusqu’à ce que nos trouvailles nous apprennent ce qu’il est arrivé à l’équipe d’aventuriers que nous sommes venus chercher. Changement d’ambiance… C’était bien sympa tout ça mais disons que nous n’avons pas franchement envie de connaître le même sort.
Pour sauver notre peau, l’un d’entre nous va être obligé de donner littéralement de sa personne. Chose inhabituelle, les membres les moins vaillants de notre équipe se révèlent les plus courageux tandis que la plus intrépide est en tachycardie dans un coin de la pièce. C’est à se demander ce qu’il y avait dans le thé… Pour ceux du fond qui n’ont pas suivi, merci de relire le début du toutim…

La prochaine énigme va faire appel à notre sang froid, ou plutôt à ce qu’il en reste, et à nos talents en communication. Coup de bol, nous sommes sur la même longueur d’onde et parvenons à échanger. Après deux ou trois essais infructueux, nous retrouvons nos esprits et parvenons à avancer… Bien entendu, nos nerfs ne cessent d’être mis à rude épreuve. Nous n’en attendions pas moins…

C’est alors que la quête secondaire vient se rappeler à nos mémoires. Nous tentons donc de sauver les meubles en récoltant quelques objets précieux. Peut-être seront-ils bien utiles lorsqu’il faudra payer la facture de chauffage. Ou celle du carburant. Là aussi ça fonctionne.

Dans le feu de l’action, une manipulation, que nous apprécions particulièrement, fait monter la pression et nous oblige à coopérer. Flûte alors ! Nous qui ne jouons qu’avec des gens que nous n’aimons pas… Voilà que nous sommes obligés de nous adresser la parole !
Quoi qu’il en soit, nous parvenons à amasser un magot acceptable et résolvons l’ultime énigme, celle permettant de sauver nos miches, au bout de 58 minutes et 38 secondes. C’était moins une !

Alors que nous sommes de retour auprès de Milan, nous lui apprenons la fin tragique de ses copains… Allumez un cierge s’il vous plaît ! Toutefois, notre hôte est vite consolé lorsque nous lui remettons toutes les choses brillantes récupérées sur notre chemin. Sympa le pote…

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Après délibération du conseil

Parce qu’il y a des salles plus immersives que d’autres, des énigmes plus abouties que d’autres et des décors plus somptueux que d’autres, nous ne pouvons qu’écrire du bien de L’expédition maudite de One hour.

Toutes les étapes se sont enchainées avec une fluidité impressionnante et ont fait la part belle à un scénario aussi cohérent que possible.
Histoire de ne rien omettre, nous nous devons d’évoquer le roleplay de notre game master dont l’investissement nous a parfaitement comblés.
De plus, les espaces de jeu, originaux et variés, nous ont permis de ne jamais nous lasser. C’est toujours chouette de passer de l’antre d’un Schtroumpf à celle de Gargamel en quelques minutes.

Tout ça pour dire que, si vous êtes en quête d’aventure et de frissons sans pour autant chercher à être tétanisé, L’expédition maudite est clairement faite pour vous ! Cette salle est une réussite qui saura vous transporter, vous surprendre et vous amuser… Un vrai régal !

Bulletin scolaire

Décors :5
Fouille :2
Réflexion :2
Difficulté générale :2

Le Far West

Pour votre gouverne

The game
6 rue de la Harpe
75005 Paris

Ligne 4 : Station Saint-Michel
Ligne 10 : Station Cluny – La Sorbonne
RER B et C : Station Saint-Michel – Notre-Dame

https://www.thegame-france.com

C’est qu’il fait fichtrement chaud et moite lorsque notre équipe se retrouve au cœur du Quartier latin, là où le tout Paris se rend pour dénicher de superbes livres d’occasion. Ah non… Pardon ! Ça c’était avant !
Tout ça pour dire qu’après plusieurs mois d’attente, nous sommes fin prêts à retourner chez The game pour découvrir la salle dont nous n’avons entendu que du bien : Le Far West !

Pour devenir aussi célèbre que Lucky Luke, attachez votre bandana, dégotez-vous quelques alliés puis déboursez entre 27€ et 35€ chacun. Une broutille comparée à ce que vous couterait un vol pour l’Ouest américain donc pas de chichi !
Et qui sait… Peut-être mettrez-vous la main sur un bon paquet d’oseille…

Le scénario ?

Coup de théâtre à Molly Town ! Un mec vient de se faire descendre ! Ce n’est sûrement pas la première fois nous direz-vous… Mais cet homme, connu de tous comme étant le looser de la ruée vers l’or, s’était vanté haut et fort d’avoir découvert une mine d’or. Le con ! Il avait même précisé avoir trouvé la plus grosse de toutes les grosses pépites d’or. Le très con ! Nous voilà donc réquisitionnés par la tenancière du saloon au sein duquel a eu lieu l’échauffourée. Cette petite dame, Le Mulot pour les intimes, souhaite que nous fassions honneur à la mémoire du défunt en éclaircissant les circonstances de sa mort et en empêchant des personnes possiblement mal intentionnées de mettre la main sur sa pépite. Bah tiens !

2

Et tout le toutim…

C’est après un petit verre en terrasse et quelques minutes de discussion que nous nous dirigeons, à la tombée de la nuit, vers la célèbre enseigne qu’est The game… Étant au complet et à l’heure, nous ne sommes pas peu fiers de nos humbles personnes. Aujourd’hui s’annonce comme un jour victorieux !

Nous sommes alors accueillis par une game master fort sympathique qui nous offre climatisation, rafraichissements et assises conviviales. Nous voilà donc parfaitement installés, prêts à en apprendre plus quant à notre mission du jour. Une histoire de cowboys, de diligence et de magot… Nous en avons déjà l’eau à la bouche !

Quelques petites marches plus bas et nous voilà en train de fouler le plancher d’un saloon plus vrai que nature… Du bois qui craque, des bouteilles bien entamées et des cornes de taureau sont là pour nous accueillir de la meilleure des manières. En toute honnêteté, nous ne pouvions pas en attendre davantage… Nous sommes sous le charme !

Malgré le fait que nous ne soyons pas contre une petite partie de cartes sur une table probablement collante, nous décidons de nous mettre à la tâche. Fouiller n’étant pas notre fort, nous faisons en sorte de repasser les uns derrière les autres afin de ne rater aucun élément important… Étonnamment, nous sommes loin d’être mauvais et réussissons rapidement à enchaîner les premières étapes du jeu.
Dans le cas où vous ne l’auriez pas compris, nous méritons une médaille !

Nous continuons donc notre périple, en quête de la pépite, dans des conditions plus que sympathiques. Les mécanismes s’enchaînent et nous accédons, en deux coups de cuillère à pot, à une deuxième salle ô combien impressionnante ! En effet, les décors, tout aussi incroyables que les précédents, nous en mettent plein les mirettes.

Pour la première fois depuis le début de la partie, nous résolvons une énigme qui, bien qu’assez chouette, nous semble quelque peu à côté du scénario. Qu’à cela ne tienne, le mécanisme s’enclenche et nous amuse…
Nous continuons donc d’avancer, étape par étape, en agissant comme des cowboys du dimanche. Au fur et à mesure, nous découvrons ce qu’il est arrivé au monsieur décédé et tâchons de faire profil bas histoire de ne pas finir comme lui. Ce serait fâcheux !

Ayant récupéré l’adresse de la mine dans laquelle se trouve le gros caillou doré, nous mettons du cœur à l’ouvrage pour y accéder le plus rapidement possible. Nous empruntons alors un moyen de transport que nous n’avions, jusqu’alors, jamais utilisé dans un escape game. Qu’est-ce que c’est classe ! Oubliez hoverboard et autres trottinettes électriques, l’enseigne n’a pas tapé à côté niveau anachronisme. Tout le monde est content !

Alors que nous touchons au but, nous sentons la pression monter… La bande sonore, omniprésente depuis notre entrée dans les lieux, devient plus vigoureuse. Nous nous mettons à crier pour pouvoir nous entendre et nous faufilons, tant bien que mal, dans des endroits sacrément sinueux.
Un véritable moment de tension pointe le bout de son nez… Sans vouloir nous lancer des fleurs, nous venons à bout de ce dernier avec brio et parvenons à chiper la pépite. C’est cool ! Sacrément cool même… D’autant plus qu’il nous reste vingt minutes et une seule énigme à résoudre.

Et là… C’est le drame ! Devant faire un choix, nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord. Tout part à vau-l’eau ! L’un de nous fait confiance au jeu, l’autre se fait trop confiance et le dernier n’a confiance en personne… C’est la mouise !
Des informations par milliers, au moins, arrivent à nos oreilles et celles données par notre game master se perdent dans son roleplay. Le temps s’écoule aussi vite que la première fois d’un jeune puceau et notre game master semble ne rien pouvoir pour nous.

Au sein de notre équipe, c’est clairement une salle, deux ambiances… Une personne s’assoit dans les marches en croisant les doigts pour que ses copains retrouvent la raison tandis que les deux autres brassent du vent, beaucoup de vent, en espérant avoir l’éclair de génie que nous attendons encore à l’heure actuelle.
Nous sommes tellement dans les choux que les vingt minutes les plus inutiles de notre existence touchent à leur fin, tout comme notre dignité…

Avec Le Far West, nous faisons face à notre second échec au sein d’une salle consacrée aux cowboys puisque Wanted nous avait déjà laissés sur le carreau… Peut-être faudrait-il plutôt que nous nous frottions aux indiens !

The_Game-Le_Far_West

Après délibération du conseil

Voilà bien longtemps que nous n’avions pas mis les pieds dans l’enseigne de nos premières amours… Comme à l’accoutumé, un petit message reçu la veille a suffi à nous plonger dans une ambiance digne des films de Sergio Leone. Que voulez-vous, il en faut peu pour être heureux !

Le Far West est une très bonne salle dans laquelle nous avons eu le sourire aux lèvres. En même temps, ça aurait été dur de l’avoir ailleurs… Ha ha ha !
Tout ça pour dire que les décors sont sublimes, costauds et réfléchis dans les moindres détails.
Les énigmes s’enchaînent sans aucun temps mort et rythment franchement l’aventure. Pour couronner le tout, de nombreux moments ont su nous surprendre et donner à la salle un aspect novateur.

Malgré tout cela, un petit point noir est venu ternir notre expérience. En effet, même si avoir l’esprit embrouillé est une bonne chose, il en est moins lorsque cela dure vingt minutes… Notre game master a essayé de nous aider mais, étant plus que parfaitement dans son rôle, n’a malheureusement pas réussi à nous mettre une claque derrière la tête pour nous rappeler qu’elle était aussi là pour nous aider. Que voulez-vous, c’est ça d’être trop crédible !

Cependant, ne vous laissez pas tromper par notre défaite cuisante, Le Far West est une super salle, accessible, qui plaira à tous les joueurs souhaitant retrouver l’âme initiale de The game… Un vrai bonheur !

Bulletin scolaire

Décors :5
Fouille :3
Réflexion :2
Difficulté générale :2

Le crime de l’Orient Express

Pour votre gouverne

The One Escape
39 rue de Palestro
75002 Paris

Lignes 3 & 4 : Station Réaumur Sébastopol
Ligne 4 & 8 & 9 : Station Strasbourg Saint-Denis

https://theoneescape.com

Que vous décidiez de nous flageller sur la place publique ou de nous brûler sur le bûcher, sachez que nous vous comprenons… Depuis notre dernier article, Elisabeth II a fêté son jubilé de platine, Britney Spears a été libérée de la tutelle de son père et Joséphine Baker est entrée au Panthéon. Également véridique mais moins sympathique, quatre-vingt-neuf sièges de l’Assemblée appartiennent désormais au Rassemblement national, les talibans ont repris le pouvoir en Afghanistan et le droit à l’avortement a été révoqué par la Cour suprême des États-Unis. Tout ça pour dire qu’il s’en est passé des choses depuis que nos vies personnelles et professionnelles nous ont éloignés de vous…

Il est donc grand temps de remettre le couvert avec ce nouvel écrit qui, croisons les doigts, aidera peut-être The One Escape à nous pardonner d’avoir été (plus que) lents. Il parait que plus c’est long, plus c’est bon… Peut-être que l’attente vaut le coup dans ce cas-là alors !

Suite à des échanges forts agréables avec Damien, big boss des lieux, nous sommes parvenus à aligner planètes et agendas dans le but de découvrir Le crime de l’Orient Express. La moitié de l’équipe, connaissant ses classiques littéraires, était au fait tandis que l’autre s’apprêtait à entrer dans l’inconnu à bord de l’un des plus célèbres trains du monde…

Afin de jouer les Hercule Poirot au sein du très chic Orient Express, les quatre à six voyageurs remplissant votre compartiment devront débourser entre 25€ et 28€ par billet. Les tarifs étant fluctuants, tenez compte du fait que plus le train sera bondé, plus votre portefeuille restera garni.

Paré au départ !

Le scénario ?

Remontons le temps jusqu’à l’hiver de l’année 1934 au cours duquel l’Orient Express roule en direction de la Turquie… Alors que le chef de cabine effectue sa ronde habituelle, le corps de Samuel Lioretti est retrouvé sans vie, assassiné. Quelques minutes auparavant, une personne avait hurlé si fort que les oreilles de tous les passagers s’étaient mises à développer des acouphènes. Inutile d’être le pingouin qui glisse le plus loin pour y voir un lien de cause à effet… De ce fait, la soirée à venir s’annonce plus que tendue. Tout comme Natacha. Les vrais savent… Bref !

Samuel Lioretti est mort, tué par on ne sait qui pour on ne sait quelle raison. De plus, le mystère est d’autant plus grand que sa cabine est fermée de l’intérieur. C’est fâcheux ! Tous les passagers présents à bord, y compris vous et vos petits copains, sont donc désormais suspects.

Le chef de cabine, plus malin qu’un singe et surtout roi des commères, semble au courant de certaines choses. Il n’appartient maintenant plus qu’à vous de défendre votre bout de viande et votre liberté avant que la police ne monte à bord lors de la prochaine escale.

Un conseil, ne faites confiance à personne…

le-crime-de-l-orient

Et tout le toutim…

C’est un lundi soir, en plein été, que nous avons rendez-vous chez The One Escape. Tous arrivés pile à l’heure, pour une fois, nous sommes accueillis par Damien, fondateur de l’enseigne, qui s’avère être également notre game master du jour. La grande classe !

Les présentations faites autour d’un petit verre de jus bien frais, notre hôte nous expose la spécificité de son enseigne et, plus particulièrement, de la salle que nous nous apprêtons à jouer. Il s’agit d’une mission à la croisée des chemins entre escape game et murder party. Murder quoi ? Pour ceux d’entre vous qui n’auraient pas le courage d’aller googler ce terme, sachez qu’une murder party est « une forme de jeu de rôle grandeur nature » selon l’ami Wikipédia. De rien. C’est gratuit.
Les sympathiques personnes que nous sommes pouvons ajouter que, dans la majorité des cas, une murder party consiste à incarner un personnage étant en possessions d’informations plus ou moins cruciales. Souvent, il s’agit d’enquêter sur un meurtre ou un évènement mystérieux, tout en échangeant, négociant et observant les autres participants afin de récupérer un maximum d’indices pour identifier le ou les coupables.

Nous voilà donc prêts à découvrir notre rôle pour la soirée… Des accessoires ainsi qu’une petite fiche personnelle sont distribués à chacun d’entre nous de façon à ce que nous puissions apprendre l’histoire des personnages que nous nous apprêtons à incarner. Première lecture, deuxième lecture, troisième lecture… C’est qu’il y en a des choses à retenir ! Pour couronner le tout, un objectif personnel vient s’ajouter à notre mission de détective. Notre cerveau, jusque-là en ébullition, se met maintenant à fumer. Soit ! Il faut tout de même entrer dans le vif du sujet et, par vif du sujet, nous parlons bien évidemment du train.

Nous descendons quelques marches à la queuleuleu tout le monde s’éclate et en profitons pour admirer la décoration impeccablement soignée du local de The One Escape. Nous nous arrêtons ensuite devant la porte de l’Orient Express. Le briefing peut commencer !
Suite à l’arrêt lié au zigouillage de feu Samuel Lioretti, le train s’apprête à reprendre la route vers Istanbul, lieu où la police nous attend afin de faire ce qu’elle a à faire…

Nos petites personnes, installées confortablement dans le grand salon de l’Orient-Express, sont invitées à se présenter, à tour de rôle, par notre chef de cabine. Nous sommes quatre passagers, quatre personnalités différentes, plus ou moins riches et plus ou moins louches. Nous avons tous notre raison d’être à bord et semblons tous avoir un alibi solide. À nous entendre, nous sommes tous blancs comme neige et parfaitement innocents… Mouais !

Le train redémarre et l’aventure commence… Un rapide coup d’œil suffit pour nous rendre compte que les décors sont aboutis et franchement sublimes ! Tout est réaliste, fait de bois et de moquette ; un régal pour les yeux mais moins pour les allergies ! Seule ombre au tableau, le paysage projeté sur les écrans faisant office de fenêtres est assez flou… Cependant, nous oublions très vite ce détail pour nous concentrer sur notre mission.

Tout en nous méfiant les uns des autres, nous entamons notre travail de fouille… Contrairement aux autres escape games que nous avons joués, nous ne savons pas bien si nous devons partager nos découvertes ou les cacher. Pas facile d’avancer en équipe dans une mission tout en sachant que chacun joue pour sauver ses propres fesses !
Malgré tout, nous récoltons nos premiers indices et, sans savoir pourquoi, travaillons en binôme pour résoudre le pourquoi du comment. Il ne nous faut pas très longtemps pour analyser l’ensemble des indices récoltés et réussir à débloquer la première étape du jeu. Le tout est de savoir lire et réfléchir. Ça valait le coup de finir le CP !

Nous pouvons continuer nos recherches au sein d’un nouveau décor qui n’est pas bien large. Nous sommes donc obligés d’y accéder un par un pour en fouiller les moindres recoins. Bien évidemment, comme nous ne nous faisons absolument pas confiance, nous repassons soigneusement les uns derrière les autres. Au passage, nous découvrons la cabine de Samuel Lioretti ainsi que son corps, toujours là, en train d’attendre les mouches… Sympathique ! Nous faisons des allers-retours dans la pièce tout en surveillant les autres passagers… Les indices que nous trouvons et partageons disparaissent aussitôt. Louche. Nous continuons quand même notre enquête, épaulés par le chef de cabine qui se trouve toujours avec nous. En chair et en os. Pas par talkie-walkie.

Plus nous avançons, plus nous doutons les uns des autres et moins nous échangeons les informations obtenues. Ça messe-basse d’un côté, ça accuse de l’autre et ça se méfie dans tous les coins… L’ambiance est tendue ! Manque de bol, il nous reste encore quelques éléments à trouver et beaucoup de choses à comprendre. Le chef de cabine nous convoque, chacun notre tour, pour tenter de savoir ce que nous avons découvert et peut-être même nous donner quelques informations. Impossible de savoir qui sait quoi… Bizarre !

Finalement, nous trouvons toutes les informations nécessaires… Ça tombe bien parce que figurez-vous que notre train approche à grands pas, ou plutôt à grandes roues, d’Istanbul. Il est donc temps de nous réunir, autour du chef de cabine, afin de tirer cette histoire au clair. Chacun y va de sa petite hypothèse et plusieurs personnes se retrouvent sur le banc des accusés. Les négociations s’enchaînent et les secrets peinent à sortir… Allons-nous réussir à savoir qui a tué Pamela Rose Samuel Lioretti ?

Le jugement tombe !

Le chef de cabine, toujours à nos côtés, nous raconte ce qu’il s’est vraiment passé pendant la nuit. Nous découvrons alors le rôle de chacun dans cette histoire macabre… Il s’avère qu’aucun d’entre nous n’a soupçonné la bonne personne. Petit lot de consolation, chacun a réussi à atteindre son objectif personnel. C’est toujours ça !
Le traître, lui, a dupé tout le monde et est parvenu à s’en sortir… Gros b*tard ! Demi-victoire pour les innocents. Victoire tout court pour le coupable. Monde abject !

Orient

Après délibération du conseil

En proposant une salle mêlant escape game et murder party, The One Escape s’impose comme une enseigne originale et novatrice qui s’annonce pleine de surprises. Fondée par un passionné, elle propose une salle hyper soignée où tous les détails sont réfléchis, bien pensés et bien exécutés. L’enseigne est largement au niveau de ses consœurs plus âgées.

Le crime de l’Orient Express est donc, par essence, une aventure inédite où le roleplay est mis en lumière. Il s’avère d’ailleurs que chaque protagoniste joué peut être adapté selon le genre des joueurs de l’équipe. Voilà qui aidera probablement celles et ceux ayant quelques difficultés à entrer dans la peau d’un personnage.
De plus, chacun a ses propres objectifs à remplir en plus de la mission commune. Vous pouvez donc incarner un coupable qui se fait démasquer mais remplit ses objectifs personnels ou bien un innocent qui trouve le coupable mais qui rate sa mission individuelle. Vous pouvez aussi être un gros loser qui échoue tout ce qu’il entreprend ou un génie de l’acting qui gère son aventure du début à la fin. Tout le monde peut donc perdre, gagner ou les deux !
De notre côté, nous avons pris beaucoup de plaisir à incarner un rôle et, pour la première fois, à nous méfier de nos coéquipiers qui sont d’habitude nos copains comme cochons. C’est franchement très drôle !

Hormis le fait qu’il faille donner de sa personne, la difficulté principale réside dans la quantité astronomique d’informations à retenir et à traiter. Malgré nos petites têtes et le fait que nous soyons passés à côté d’une ou deux subtilités, nous n’avons jamais perdu le fil de l’enquête et nous en sommes sortis avec brio. Enfin… Le coupable surtout !

En résumé, Le crime de l’Orient Express est une salle qui vous fera vivre une expérience originale bien loin de ce que sont les escape games classiques. En ce qui nous concerne, nous avons vraiment passé un bon moment. Nous ne pouvons d’ailleurs que saluer la performance artistique du game master mais avouons avoir été quelque peu déroutés par sa présence constante à nos côtés. Que voulez-vous, nous sommes de grands timides…
Quoi qu’il en soit, l’univers, les décors et le rendu sont si beaux que nous ne pouvons que conseiller cette salle à tous ceux qui aiment jouer un rôle, qu’ils soient débutants ou comédiens professionnels !

Bulletin scolaire

Décors :5
Fouille :3
Réflexion :5
Difficulté générale :4

Le magicien de Paris

Pour votre gouverne

Deep Inside
7 quai de la Seine
75019 Paris

Lignes 2 & 5 & 7 : Station Stalingrad
Lignes 2 & 5 & 7 bis : Station Jaurès

https://deepinsideparis.fr

Est-ce que ça se fait de commencer l’écriture d’un article consacré à la magie en parlant d’idée de génie ou est-ce que ça fait un peu trop bouillon cube ? Parce que, pour être tout à fait honnêtes, c’est la meilleure accroche que nous ayons sous le coude pour évoquer Le magicien de Paris de Deep Inside, enseigne qui a récemment ouvert ses portes dans notre chère capitale.

Pour avoir la chance de pénétrer dans la célèbre cité des martyrs afin de vous frotter à quelques tours de magie, les deux à six joueurs composant votre équipe devront investir entre 24€ et 60€ chacun selon le jour et l’horaire choisis pour la visite. Dans le cas où le prix vous ferait tiquer, dites-vous qu’il est quasi identique à celui du billet d’entrée pour le Musée Grévin… Sauf que, contrairement à ce dernier, les gens ne sont pas en cire. Voilà qui devrait vous convaincre !

Alors… Prêt à descendre trente mètres sous terre ?

Le scénario ?

Le magicien de Paris, bien qu’aujourd’hui oublié du commun des mortels, fut longtemps considéré comme le plus incroyable illusionniste du pays et ce, au point d’afficher complet à chacune de ses représentations. Malheureusement, ce maître de la magie n’est aujourd’hui plus ce qu’il était… En effet, l’essor de la technologie l’a totalement dépassé, ses tours ont de moins en moins plu et, de fil en aiguille, son public a fini par lui tourner le dos. Miskine !

La légende raconte que, énervé et fauché comme les blés, il aurait fini par prendre ses quartiers dans la très marginale cité des martyrs au sein de laquelle il préparerait son nouveau spectacle… Et autant vous dire qu’il a tellement les boules que ce retour ferait office de vendetta !

Là où tout est lié, c’est que Deep Inside possède un accès direct à la cité des martyrs… Du coup, l’heure est venue, pour vous, de retrouver ledit magicien afin de découvrir le tour qu’il s’apprête à dévoiler… Il semblerait qu’une sombre histoire de poudre à disparition soit dans les tuyaux… Sans vouloir vous mettre la pression, seule votre intervention permettra de déjouer ses plans machiavéliques.

Cité des martyrs

Et tout le toutim…

De bon matin, c’est les yeux encore collés et la bave aux coins des lèvres que notre équipe reçoit un message de Paul le poulpe libraire afin de nous donner quelques informations quant à la teneur de notre mission. Ce brave homme nous indique également qu’il est indispensable que notre entrée dans la cité des martyrs se fasse de la manière la plus discrète possible. De ce fait, c’est par une librairie servant de couverture que, l’heure venue, nous accèderons à ce lieu ô combien attrayant. Autrement dit, nous devrons faire semblant d’être en plein shopping littéraire avant d’aller traquer le magicien… Ce programme nous met déjà l’eau à la bouche !

Le soir venu, nous voilà donc devant la fameuse librairie… Pour les deux du fond qui se poseraient la question, sachez que nous avons pris une douche histoire d’avoir les yeux en face des trous ainsi qu’une haleine respectable. C’est donc fraichement pomponnés que nous nous présentons auprès de notre ami Paul qui ne semble pas être plus libraire que poulpe…

Passage aux commodités, réclamation de papier toilette, bavardages, rappel du pitch et tout et tout… Passons les détails de notre entrée dans les lieux et concentrons-nous sur le vif du sujet : notre hôte nous remet trois capes ayant pour but de nous aider à nous fondre dans la masse des citoyens de la cité des martyrs. Cela va sans dire que ces capes auraient certainement fait fureur à la fashion week du Moyen-Âge…

Nous voilà donc fin prêts à descendre trente mètres sous terre et, de façon à faire passer le temps pendant cette longue descente, l’enseigne a trouvé un moyen assez original de nous rappeler les règles de base de l’escape game. Cool Raoul !

Une fois arrivés au cœur même de la cité des martyrs, la première claque dans notre face pointe le bout de son nez… Les décors sont tout simplement magnifiques et, pour ne rien vous cacher, nous en restons clairement comme deux ronds de flans ! Cependant et à notre grand regret, nous n’avons pas le temps de nous attarder sur la beauté des lieux. En effet, nous sommes rapidement conduits vers la demeure du magicien…

C’est là que notre mission commence ! Nous devons trouver comment entrer dans la tanière du Copperfield de seconde zone… Et c’est chose faite ! Ni une, ni deux, nous y voilà ! Enfin… Pour être tout à fait exacts, nous nous trouvons plutôt dans son vestibule. Chandler, si tu nous lis…
En ce qui concerne les décors, nous sommes bien dans l’entrée d’un appartement qui ressemble en tout point à une entrée d’appartement. Tout cela est beau et parfaitement crédible mais pas plus impressionnant qu’autre chose… Et c’est là que nous nous mettons le doigt dans l’œil puisqu’au moment où nous résolvons la première grosse énigme, nos yeux tombent amoureux. C’est incroyable, c’est sublime, c’est magique et, en plus de cela, c’est franchement agréable à jouer !
Il nous a fallu observer, fouiller et toucher pour activer le premier mécanisme qui, soyons honnêtes, est tout à fait parfait !

C’est bien beau d’avoir des étoiles dans les yeux mais il est grand temps de retourner le salon du maître des lieux de fond en comble. Comme à notre habitude, nous omettons un ou deux éléments indispensables à notre quête… Merci donc à notre game master pour son intervention grâce à laquelle nous parvenons à mettre la main sur ce qui nous a échappé.
Trêve de bavardages, nous devons mettre nos méninges au travail au profit d’énigmes trouvant parfaitement leur place dans le scénario. Absolument toutes les actions que nous avons à effectuer sont cohérentes. De plus, les décors sont intégrés aux énigmes et les énigmes aux décors… Pour couronner le tout, les mécanismes sont dissimulés à la perfection et nous prenons, à chaque fois, une nouvelle claque quand l’un d’eux s’enclenche.

Sans que l’ayons vu venir, nous voilà dans un nouvel environnement… L’endroit, bien que toujours aussi beau, nous semble franchement moins sympatoche. Disons que c’est à ce moment-là que nous comprenons que le magicien n’est pas quelqu’un d’hyper attachant…
La fouille n’est, encore une fois, pas notre point fort et même si nous avons compris ce que nous devons faire, nous nous retrouvons bloqués… Après tout, comment voulez-vous faire une vinaigrette si vous n’avez pas trouvé le vinaigre ?

Après quelques minutes et un petit coup de main de notre acolyte, une manipulation assez extraordinaire pour laquelle nous devons donner de notre personne finit par nous faire face. L’une de nous est tellement émerveillée qu’elle en oublie la tâche à accomplir. Nous nous y prenons donc à deux fois pour venir à bout de cette énigme ce qui, soyons francs, n’est pas pour nous déplaire ! Un vrai moment de kiff !

Lorsque nous mettons enfin la main sur la poudre à disparition du magicien, nous pensons naïvement notre mission accomplie… Après tout, s’il lui manque un ingrédient, il ne peut pas faire son tour et l’humanité est sauvée. Emballez, c’est pesé !
Que nenni… Un événement inattendu nous empêche de rentrer au bercail. Nous ne souhaitons surtout pas vous gâcher la surprise en révélant trop d’informations mais sachez que Deep Inside frappe très fort en misant sur un game mastering de la mort qui tue… Un pari osé qui aurait pu tourner au fiasco mais qui s’avère être plus que réussi !

Bref… Nous parvenons à nous dépatouiller de la situation et atterrissons dans une salle où notre sang-froid est mis à rude épreuve. Nous cogitons à la vitesse de l’éclair et, pour tout vous dire, nous impressionnons nous-mêmes !
Nous décidons alors de sacrifier un membre de l’équipe mais, après tout, c’est pour la bonne cause… Qu’est-ce qu’une vie à l’échelle de l’humanité ?

Deux minutes plus tard, nous voilà de retour au niveau de la mer… Notre game master nous attend de pied ferme en ayant de quoi nous hydrater et ça, c’est chouette ! Il aura donc fallu 55 minutes de descente vertigineuse pour que notre équipe sauve, encore une fois, le monde. Propre.

Escape blog

Après délibération du conseil

Il est fort probable que cette délibération soit la plus courte de l’histoire de notre petit blog puisque, ne tortillons pas du fessier pour déféquer droit, Le magicien de Paris n’a pas franchement de défaut.

En effet, les décors sont incroyables, les caméras sont plus que bien cachées, le scénario se tient de bout en bout et les énigmes, qui y sont toujours liées, sont originales et agréables à résoudre.
De plus, le game mastering et le jeu des comédiens subliment l’immersion déjà magistrale de la salle.

Pour résumer, tout est plus beau que beau au cœur de cette cité des martyrs qui, vous vous en doutez, a été imaginée par des passionnés… Le magicien de Paris a clairement tout pour plaire !
L’unique problème vient du fait que plusieurs mois après notre venue, nous ne savons toujours pas si nous étions réellement à trente mètres sous terre. Les avis divergent encore dans la team…

Bulletin scolaire

Décors :5
Fouille :4
Réflexion :3
Difficulté générale :3

Mission Yakuza

Pour votre gouverne

One hour
23 rue Servan
75011 Paris

Ligne 9 : Station Voltaire
Lignes 2 et 3 : Station Père Lachaise

https://www.one-hour.fr

Devinez quoi… Nous voilà de retour chez One hour, enseigne au sein de laquelle nous avons vécu une gueule de bois carabinée lors d’une Very bad night, avons fait pipi dans nos camisoles pendant Lost asylum et avons carrément, pardonnez l’expression, chié dans nos bens en découvrant L’abattoir. Malgré tout cela et après un report de huit mois pour cause de vous-même vous savez quoi, l’heure est enfin venue de découvrir la Mission Yakuza !

Bien que le terme Yakuza puisse résonner dans certains esprits comme synonyme de mafia japonaise dangereuse, avide de pouvoir et prête à tuer tout le monde sur son passage, nous ne sommes absolument pas inquiets à l’idée de nous y frotter.
Effectivement, si nous avons réussi à surmonter le stress post-traumatique apparu suite à notre rencontre avec le boucher, nous sommes certains de pouvoir survivre à quelques japonais tatoués. Espérons tout de même qu’aucun d’eux ne lise jamais cette phrase…

Si vous désirez, vous aussi, déjouer les plans et arrêter le parrain de cette organisation, quelques crimes mis à part, ô combien sympathique, il vous faudra monter une équipe de 2 à 5 collègues et régler le pot-de-vin de 26€ à 48€ selon la taille de votre brigade. Plus on est de fous, moins on paie !

Le scénario ?

Dans le monde merveilleux des bōryokudan se trouve Kinechi Shonida, célèbre parrain que vous ne connaissez certainement pas. Sachez toutefois que cette très charmante personne, à la tête d’un réseau mêlant trafic d’armes et trafic de drogues, est introuvable. Pouf. Disparue.
Pourquoi nous direz-vous ? Probablement parce que, quelques jours plus tôt, l’inspecteur chargé de son arrestation a été retrouvé tout bleu et tout froid dans une planque crasseuse. Canné le condé ! Tout ça pour dire qu’il est fort probable que ce drug lord cherche à s’enfuir au Japon…

Le ministre de l’Intérieur, que nous refusons de nommer ici pour des raisons éthiques de soutien à la cause des femmes, a donc besoin des meilleures recrues pour retrouver Shonida… Et c’est là que vous intervenez ! Vous et vos collègues de la police scientifique allez poursuivre le travail de feu l’inspecteur en vue de trouver des indices permettant de coincer Kinechi Shonida.

Alors… Prêt à résoudre l’enquête la plus importante de votre vie ?

OHpresse22

Et tout le toutim…

C’est en ce dix-neuvième jour du mois de juin, à 14H00 précises, alors que Jean Dujardin fête son anniversaire, que les plus ponctuelles d’entre nous se rendent chez One hour. Cinq minutes plus tard, le retardataire du groupe nous fait l’honneur de sa présence. L’équipe est au complet !
Nous sommes à la fin d’une semaine de grosses chaleurs à Paris qui, nous ne le savions pas encore, s’avèrera être la seule de l’été. Le soleil cogne et la climatisation du local de l’enseigne est la bienvenue pour remettre nos cerveaux au frais avant d’affronter la mission du jour.

Nous sommes accueillis par notre gentille game master qui nous propose un petit rafraîchissement afin de faire redescendre notre température corporelle. Nous voilà tout ouïe pour le pitch au cours duquel notre hôte change radicalement de ton… L’heure est grave !
Après un rappel du pourquoi du comment nous sommes là, elle nous explique être la commissaire chargée de nous guider dans nos recherches depuis le quartier général. Pas le temps de niaiser, nous sommes déjà dans le vif du sujet !

Nous entrons rapidement dans la première pièce de cet escape game qui s’avère être un très moderne laboratoire de la police scientifique. Nous y découvrons quelques pièces à convictions que nous tripotons, sans scrupule, avec nos mains et nos empreintes. Des gants ? Pour quoi faire ? Nous sommes au-dessus de ça !
Nos cerveaux fusent et c’est assez vite que nous accédons à la planque où l’inspecteur a calanché et visiblement mangé beaucoup de conserves. Pas forcément dans cet ordre d’ailleurs… Autrement dit, la première chose que nous constatons, c’est que ce brave homme n’était ni porté sur le rangement, ni sur l’hygiène.

Hormis le fait qu’il ne s’agisse pas vraiment du lieu rêvé pour rendre son dernier souffle, cette pièce regorge tout de même d’une incroyable quantité d’informations. Sur les murs, chaque centimètre carré est occupé par des coupures de journaux, des affiches et des photos en tout genre. Nous sommes à deux doigts de nous croire dans le bureau d’Alexander Mahone lorsqu’il était à la recherche des huit de Fox River… Les vrais savent !

Nous retournons littéralement l’intégralité des objets présents dans la pièce sans avoir besoin de nous excuser auprès de l’occupant des lieux… Il est mort !
Bref… Cette énigme nous demande autant de réflexion que de manipulations en vue de récolter les premiers indices nous permettant, d’une manière franchement cool, de retracer les circonstances du décès de l’inspecteur.

Pendant tout ce temps, nous devons rendre des comptes à notre boss qui en attend visiblement beaucoup de nous. Facile de faire trimer ses collègues en restant, derrière son bureau, les fesses sur une chaise… Mais bon, l’implication de notre game master est tellement chouette que nous lui pardonnons le fait de ne pas s’être mouillée.

Tout ce début d’aventure se passe comme sur des roulettes… Nous franchissons les étapes une à une, toujours sur les traces de Shonida. Arrive alors le moment où une façon inédite de résoudre une énigme se présente à nous. Sans être de grands adeptes, nous devons reconnaître que cette expérience n’est pas des plus désagréables.
C’est ainsi que nous nous retrouvons dans un tout nouvel univers, bien plus japonisant cette fois. Nous sommes ravis de découvrir ce décor original et hyper travaillé mais le temps presse… Shonida a clairement une longueur d’avance sur nous et commence à nous faire tourner en bourriques. Nous avons beau cogiter et recogiter, les secrets de la pègre nippone nous résistent. Vous l’avez compris, nous galérons plus que de raison mais, fort heureusement, notre collègue planquée nous vient en aide au moment propice.

Encore quelques étapes, quelques beaux décors et quelques retours au laboratoire de nos débuts sont nécessaires à la résolution de l’enquête. Nous sommes officiellement en possession de toutes les informations quand un dilemme crucial se présente à nous. En toute connaissance de cause, nous optons pour un choix rigolo mais pas forcément judicieux… Sans spoiler quoi et qui que ce soit, disons simplement que One hour et ses game masters ont fait en sorte de nous retourner le cerveau.

Retour au bercail où un dernier moment d’adrénaline met notre palpitant à rude épreuve. Bizarrement et contrairement à notre habitude, nous restons lucides et finissons en beauté la Mission Yakuza au bout de 59 minutes et 54 secondes. Fiouf ! C’était moins une… Ou moins quatre plutôt !

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Après délibération du conseil

One hour a très facilement réussi à s’imposer comme l’une des meilleures enseignes de la capitale. Leur secret ? Nous ne le connaissons pas… Mais ce dont nous sommes sûrs, c’est que l’équipe de game masters est plus qu’au taquet. Comme lors de nos aventures passées, l’investissement de notre hôte a parfaitement servi le scénario proposé par l’enseigne.
La Mission Yakuza n’est qu’un exemple supplémentaire de ce savoir-faire qui plonge les joueurs dans une histoire claire, trépidante et immersive.

Si cette salle possède un univers un peu moins original que les précédentes, elle n’en reste pas moins réalisée à la perfection. Les décors sont tous travaillés dans leurs moindres détails. Ils regorgent d’ailleurs de secrets que seuls les plus observateurs remarqueront… Seule une incroyable surprise capable d’en mettre plein les mirettes manque, selon nous, à l’appel.
De plus, il est important d’évoquer l’agencement de cette énigme qui s’avère être plutôt atypique. En effet, le laboratoire de la police scientifique sert de point de départ aux autres salles. Il vous faudra donc y repasser systématiquement avant de découvrir un nouvel univers.

Dans Mission Yakuza, en plus d’utiliser vos yeux, vos mains et vos cerveaux, votre équipe devra prendre des décisions susceptibles de changer le cours de votre aventure. De plus, les énigmes pourront être adaptées à votre avancée dans le jeu. Ainsi, sept fins différentes sont écrites et proposées par One hour. Vous ne vivrez donc pas forcément le même dénouement que l’équipe de votre tante Roberte passée trois heures plus tôt.

Tout est bien intégré, bien huilé et bien pensé… À aucun moment nous n’avons perdu de vue notre objectif. Nous ne sommes pas là pour nous échapper mais bien pour résoudre une enquête. Même si des petits rebondissements viennent se faufiler dans la quête initiale, le scénario ne dévie pas de sa ligne de mire. Il faut retrouver ce satané Shonida !

Certes, les enquêtes policières sont monnaie courante dans le monde des escape games. Cependant, Mission Yakuza réussit brillamment l’exercice en proposant une énigme au sein de laquelle le joueur semble maître de son destin. Grosso modo, c’est franchement bien fait et ça plaira probablement à tous, copains comme cochons, débutants comme aguerris.

Bulletin scolaire

Décors :4
Fouille :3
Réflexion :4
Difficulté générale :3

La planque de Vlad

Pour votre gouverne

Run out the clock
7 rue André Lefebvre
75015 Paris

Ligne 10 : Station Javel – André Citroën
RER C : Station Javel

https://www.run-out-the-clock.fr

À peine remis de notre triomphante victoire dans L’atelier d’Henryk, nous sommes complètement galvanisés à l’idée de découvrir La planque de Vlad, nouvelle salle fraîchement créée par l’enseigne.

Pour récupérer toutes les informations nécessaires au bon déroulement des opérations, chacun des deux à quatre malfrats constituant votre équipe devra débourser entre 28€ et 48€. Comme vous vous en doutez, plus vous serez nombreux, moins les billets cachés sous votre oreiller ne devront être utilisés…

Le scénario ?

Jusqu’alors considérés comme le gratin du quartier, les vauriennes à la tête de votre cartel viennent de se faire détrôner par des méchants encore plus méchants. Vous êtes donc tout guillerets lorsque la possibilité d’anéantir vos concurrents se présente…
Grâce à l’une de vos taupes, vous venez de mettre la main sur des informations permettant de situer la planque des zigotos adverses.

Ni une, ni deux, vous retroussez vos manches et vous rendez dans l’antre ennemie pour la dépouiller en argent, en drogues et en armes… Manque de pot, cet endroit se trouve actuellement entre les mains d’un russe pas franchement tendre. C’est ballot !

Il en faut plus pour vous impressionner… Tapez du poing sur la table que diable !

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Et tout le toutim…

Alors que nous ne sommes que joie grâce à notre fraîche performance artistique, nous découvrons une facette de nos hôtesses qui nous était jusqu’alors inconnue. Voilà que ces dernières s’avèrent tout à coup bien moins chaleureuses que précédemment. En effet, elles nous annoncent pratiquer une activité fort peu morale, bien plus proche de Pablo Escobar que de Pablo Picasso. Il est donc grand temps de passer aux choses sérieuses !

Après quelques explications, nous voilà fin prêts à pénétrer, et plus si affinités, chez Vlad afin de réaffirmer notre autorité. Comme vous vous en doutez, nous tenons sincèrement à satisfaire nos commanditaires qui nous ont fait comprendre qu’il était dans l’intérêt de tous que nous ne revenions pas bredouilles…
Voilà qui mériterait un petit shot de vodka pour le courage, pour pas qu’il y ait de faille, pour rester grands et fiers quand nous serons dans la bataille… Za vashe zdorovie !

Nous commençons donc notre mission avec une entrée en matière plus qu’originale et un accès dissimulé que nous n’avions même pas remarqué.

Notre première tâche consiste, bien évidemment, à déjouer les pièges que Vlad a mis en place pour protéger son repère. Nous sommes immédiatement plongés dans l’ambiance et parvenons rapidement à désamorcer le système de sécurité.

Nous voilà maintenant dans la planque à proprement parler ! Le bonhomme n’est visiblement pas un fana du rangement… Nous sommes bien loin de l’atmosphère épurée de L’atelier d’Henryk tant il y a des éléments partout ! Quel bordel là-dedans !
Le décor est sombre, fait de barbelés, de placards métalliques et d’objets plus ou moins légaux. Le tout n’est pas franchement rassurant mais nous n’en attendions pas moins de la part de quelqu’un dont le pays est dirigé par un certain Vladimir. Tout ça pour dire que nous n’avons pas spécialement envie de copier la déco mais bon, chacun ses gouts finalement.

Le local n’est pas bien grand et, du fait que nous nous marchons un peu dessus, la fouille des lieux n’est pas des plus simples.

Nous découvrons un système de communication avec l’extérieur qui s’avère être très original et parfaitement adapté à l’univers de la salle. Voilà de quoi récupérer quelques tuyaux des patronnes !

Nous trouvons de nombreux documents et commençons notre travail de réflexion. Malheureusement, nous ne savons plus trop où donner de la tête et bloquons rapidement sur une énigme toute simple. Heureusement, nos baronnes de la drogue préférées veillent au grain et nous aident à progresser. Après coup, nous nous en voulons un peu de ne pas avoir trouvé la solution tous seuls… C’était franchement à la portée de n’importe quel larbin !

Nous avons tout de même quelques éclairs de génie qui nous permettent d’avancer plus rapidement et de résoudre des énigmes cohérentes et systématiquement en lien avec le scénario. Les manipulations, quant à elles, sont nombreuses et réalistes. Au top !

Nous découvrons alors un deuxième espace, très clos, où nous avons encore moins de place pour circuler. Si vous ne voulez pas que votre équipe soit prise au dépourvu, préparez-vous à être aussi serrés que dans une cage d’ascenseur… Ça vous permettra d’être agréablement surpris !

Commence alors une énigme longue et dense qui nécessite de rester calme et de garder la tête froide. Nous tâtonnons et perdons pas mal de temps… Nous soufflons un bon coup pour retrouver un peu de lucidité, ce qui fonctionne, et finissons par enchaîner les étapes aussi vite que possible. Tout est compréhensible, il faut juste être rapide et efficace.
Une nouvelle fois, nous effectuons beaucoup de manipulations et déclenchons des mécanismes subtilement intégrés au décor.

Nous mettons enfin la main sur le butin recherché ! Il y a suffisamment d’armes, d’argent et de drogues pour pouvoir s’offrir une belle vie au Panama ! C’est bonheur ! Cependant, nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge… Nous n’avons que très peu envie d’être découverts par Vlad et ses copains, au milieu de leur planque, avec des sacs de cocaïne pesant à peu près le poids d’un âne mort !

Une dernière manipulation, originale et franchement sympa, nous permet de quitter les lieux après 59 minutes et 59 secondes de stress intense. C’était chaud cacao !

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Après délibération du conseil

C’est avec énormément d’émotion que nous nous apprêtons à conclure le premier article, présent sur la toile, qui soit consacré à La planque de Vlad. Pour une fois que nous ne sommes pas trop à la ramasse…

Tout comme dans L’atelier d’Henryk, nous avons découvert une salle créée à coup d’huile de coude et de nuits blanches. Les propriétaires et créatrices de Run out the clock se sont clairement données corps et âmes pour proposer quelque chose de chouette et de réussi.

En effet, les énigmes de La planque de Vlad sont classiques mais parfaitement justes. Elles servent dignement le scénario et permettent un juste équilibre entre la réflexion et la manipulation.
Les étapes à franchir, bien qu’à la portée de tous en termes de difficulté, sont nombreuses et particulièrement exigeantes. De ce fait, nous ne pouvons que vous conseiller de faire une ou deux autres salles avant de vous frotter à Vlad et ses copains. Ceci dit, compte tenu du fait que les hôtesses s’avèrent également être d’excellentes game masters, si vous êtes chauds comme la braise et que votre équipe sait faire preuve d’organisation ainsi que de sang-froid, il est tout à fait possible que vous fassiez des merveilles !

Quoi qu’il en soit, nous sommes certains que vous passerez un bon moment et que vous quitterez La planque de Vlad avec le sourire…

Bulletin scolaire

Décors :3
Fouille :4
Réflexion :4
Difficulté générale :4

L’atelier d’Henryk

Pour votre gouverne

Run out the clock
7 rue André Lefebvre
75015 Paris

Ligne 10 : Station Javel – André Citroën
RER C : Station Javel

https://www.run-out-the-clock.fr

Il est grand temps de vous brosser le tableau de notre venue chez Run out the clock, enseigne qui a ouvert ses portes au tout début de l’année et que nous n’avions pas eu le temps de découvrir depuis… Vous-même vous savez pourquoi ! Le moment est donc venu pour les férus d’arts que nous sommes d’en apprendre plus sur L’atelier d’Henryk qui n’est autre que la première salle de l’enseigne.

Une exposition digne de ce nom n’étant que très rarement gratuite, entre 23€ et 48€ seront demandés à chacun des deux à six visiteurs composant votre équipe. Tâchez d’ouvrir grand les yeux… Ce n’est pas tous les jours que vous aurez l’opportunité de voir de telles œuvres !

Le scénario ?

Comme tout esthète qui se respecte, vous n’êtes pas insensible aux œuvres d’Henryk… De ce fait, vous n’êtes que joie et excitation lorsque cet artiste à la renommée internationale vous ouvre les portes de sa galerie.

Malheureusement et contrairement ce que vous pensiez, aucune rencontre ou discussion n’aura lieu lors de cette exposition. En effet, ayant oublié d’honorer la commande de l’une des plus grandes critiques d’art, le maître des lieux a préféré se faire la malle ! C’est fâcheux… Surtout lorsque vous apprenez que ladite critique est attendue d’ici soixante minutes pour récupérer son tableau.

Il semblerait bien que votre équipe soit la seule capable d’empêcher que la carrière du grand Henryk ne parte pas à vau-l’eau…

Henryk

Et tout le toutim…

C’est dans le très vivant et animé quartier du XVème arrondissement de Paris que se trouvent les locaux de Run out the clock, enseigne au sein de laquelle nous avons rendez-vous à la tombée de la nuit. Afin de pouvoir échapper à la foule et à l’ambiance de folie qui règnent dans les rues ou pas, nous franchissons rapidement le seuil de la porte et pénétrons dans un hall d’accueil des plus beaux et originaux… D’un coup d’un seul, nous nous retrouvons sur la terrasse d’un typique bistrot parisien. Voilà qui nous donne envie de commander un café et un pain au chocolat. Oui… Vous avez bien lu ! Un pain au chocolat ! Nul besoin d’entrer dans le débat… Un bistrot parisien, c’est compris ?

Trêve de plaisanteries sur les chocolatines pains au chocolat… Nous sommes accueillis par les très sympathiques propriétaires des lieux qui, dans leur rôle d’agentes du célèbre peintre, n’ont pas le temps de niaiser. Petit détail qui nous donne le sourire, elles remettent à chacun d’entre nous un billet pour l’exposition. Nous n’en attendions pas tant !

Même si nous sommes extrêmement déçus d’apprendre qu’Henryk s’est carapaté, nous décidons de lui sauver les miches en visitant son atelier. Peut-être parviendrons-nous à trouver la fameuse toile…

Lorsque nous entrons dans l’atelier, nous découvrons, avec beaucoup d’étonnement, un lieu rangé et épuré. Le monsieur semble avoir fait le ménage avant de partir histoire que son public soit accueilli dans les meilleures conditions. Pour notre plus grand plaisir, des pinceaux et des croquis nous entourent. Bien évidemment, de nombreuses œuvres ornent les murs. L’art étant subjectif, nous préférons ne pas donner notre avis quant à ces toiles…

Nous nous dispersons dans la pièce, fouillons et rassemblons les éléments pouvant être utiles. Sauf que là… C’est le drame ! Il y a tellement d’informations que nous avons du mal à faire le tri. Tous les éléments semblent coïncider avec énigme et les objets avec une manipulation. Du sol au plafond, la salle regorge de mécanismes cachés. Nous ne savons clairement plus où donner de la tête…
Fort heureusement, une trouvaille nous remet dans le droit chemin. Nous comprenons enfin le fonctionnement de la salle et nous y attelons de plus belle.

Le déclic se fait dans nos cerveaux surentraînés au point que nous enchaînons les succès. Nous formons spontanément deux binômes et nous séparons afin d’être les plus efficaces possibles. Les énigmes qui s’offrent maintenant à nous faisant surtout appel à la logique et à l’observation, nous devons avouer être plutôt productifs… Sans vouloir nous lancer des fleurs…

Nous découvrons alors de nouveaux décors qui, sans être exceptionnels, sont tout à fait en cohérence avec le scénario. Ces derniers, réfléchis et travaillés, sont le théâtre d’actions simples mais, pour la plupart, inédites. Les manipulations sont toujours aussi agréables… L’une d’elles, faisant appel à notre créativité, nous donne particulièrement le sourire. Voilà qui mérite d’être salué !

Alors que nous sommes à un poil de pinceau de réussir notre mission et de quitter les lieux, une énigme nous donne du fil à retorde. Nous nous réunissons, mettons toute notre intelligence et donnons de notre personne mais rien n’y fait… Ça coince ! La lumière ne se fait pas et ce, malgré l’aide de nos hôtes…
Coup de génie, ou coup de chance, celle d’entre nous qui avait décidé de s’avachir sur un fauteuil des plus confortables pour regarder les autres faire parvient à débloquer la situation. Comme quoi, c’est parfois bon de prendre du recul !

Nous sortons donc de l’atelier, la toile à la main, après avoir profité de l’exposition pendant 51 minutes. La réputation d’Henryk est saine et sauve… Tout est bien qui finit bien !

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Après délibération du conseil

L’atelier d’Henryk est une salle qui donne le sourire et qui, grâce au travail de ses chouettes créatrices, permet de passer un excellent moment. Ces dernières se sont investies pour proposer quelque chose d’abouti qui ne pète pas plus haut que son fessier… C’est fait maison par d’humbles passionnées, ça se ressent et c’est cool !

S’il est vrai que nous ne nous sommes pas pris la claque du siècle, nous avons néanmoins pris beaucoup de plaisir à jouer cet escape game qui, soulignons-le, a choisi l’art comme thème principal. C’est tellement rare que cela fait beaucoup de bien.

Du fait que les énigmes ne sont pas linéaires, nous ne nous sommes jamais ennuyés. Chacun d’entre nous a toujours eu quelque chose à faire et, pour tout vous dire, il n’était pas question de chômer. En effet, les différentes étapes du jeu se sont enchainées sans aucun temps mort et ce, en toute fluidité.

Tout ça pour dire que, si vous avez envie d’une salle à la fois old school et moderne au sein de laquelle vous vous sentirez bien et où votre cerveau aura de quoi faire, L’atelier d’Henryk est franchement fait pour vous…

Bulletin scolaire

Décors :3
Fouille :3
Réflexion :4
Difficulté générale :3

Règlement de contes

Pour votre gouverne

Pandore et associés
102 boulevard Voltaire
75011 Paris

Ligne 5 : Station Richard Lenoir
Ligne 9 : Station Voltaire

https://www.pandore-escape.com

Il était une fois un petit groupe de copains qui avait pour habitude de s’enfermer dans des endroits plus ou moins louches et d’y résoudre des énigmes plus ou moins sympathiques… Il était également une fois Pandore et associés, une enseigne aussi jeune que pimpante, qui faisait grand bruit sur la toile et qui, comme vous vous en doutez, attendait impatiemment la visite des plus chouettes blogueurs de Paris. Il était donc grand temps que ces deux mondes s’unissent lors d’une rencontre au sommet pour un Règlement de contes en bonne et due forme…

Si découvrir le pays des contes vous met d’ores et déjà l’eau à la bouche, sachez qu’il est nécessaire que vous composiez une équipe de trois à cinq amoureux de Perrault et que vous déboursiez entre 30€ et 38€ chacun. Bien entendu, si les amoureux de Perrault sont remplacés par des passionnés d’Andersen, cela convient tout autant…

Le scénario ?

Connu depuis la nuit des temps, le monde des contes n’a jamais perdu de sa superbe… Il est merveilleux et féérique ! Seulement, ce que vous ne savez pas, c’est que cette magie ne serait rien sans Pandore et associés, la seule et unique société chargée du gardiennage du dit monde. En résumé, elle s’occupe de l’entretien des objets fantastiques, des soins aux créatures extraordinaires et de la maintenance de tout cet univers… Rien que ça !

Pour que tout fonctionne comme sur des roulettes, l’équipe de Pandore et associés a régulièrement besoin de petites mains… Vous et vos comparses vous voyez donc recrutés dans le but de réparer quelques défaillances techniques. Voilà une mission qui semble tout à fait à votre portée !

Enfilez donc vos bottes de sept lieues et hâtez-vous ! Le monde des contes se doit de perdurer…

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Et tout le toutim…

C’est à une heure tardive, pour la dernière session de la journée, que nous découvrons enfin les locaux de Pandore et associés. Lorsque nous pénétrons dans l’espace d’accueil, un seul et unique mot s’impose à nous… Magnifique ! Le hall d’entrée est incroyablement décoré grâce à des malles en bois, de toutes tailles, qui contiennent des objets magiques dont la réputation n’est plus à faire. Histoire que vous vous rendiez compte de l‘importance des coffres que nous avons sous les yeux, sachez que l’un d’entre eux renferme le jeu de société Jumanji… Rien que ça ! Pour tout vous dire, nous pourrions passer des heures à les observer mais la bienséance veut que nous nous intéressions aux dires de notre game master. Par chance, il s’avère que ce dernier est adorable et super sympa… C’est donc sans trop de frustrations que nous délaissons les décors au profit du contact humain.

Une fois nos identités déclinées, nos vessies vidées et nos mains désinfectées, notre hôte entre directement dans le vif du sujet et nous briefe sur la mission à venir. D’après ce que nous venons d’entendre, il semblerait que nous soyons en charge de simples travaux de maintenance… Mais soyons honnêtes, nous sentons qu’il y a anguille sous roche. Un transconteur, rendant possible le passage d’un conte à un autre, nous est alors remis. Cerise sur le gâteau, cette merveille de technologie permet également à notre équipe de garder le contact avec le maître des lieux. Nous voilà fin prêts !

Si nous pensions découvrir un univers féérique et enchanté, il n’en est rien ! Autour de nous, tout regorge de modernité et de technologie… Quelle surprise ! Si nous ne nous attendions pas à entamer notre périple dans de tels décors, nous sommes loin d’être déçus ! Sans que nous ayons le temps d’y réfléchir, nous sommes de suite happés par l’ambiance…
Nous nous retrouvons alors face à des manipulations en lien avec le scénario et comprenons vite ce que nous devons faire. Pour couronner le tout, chacune de nos actions s’inscrit, de près ou de loin, dans l’imaginaire des contes. C’est fluide, c’est prenant et c’est excitant ! Notre aventure vient tout juste de commencer et nous ne sommes déjà que joie. En plus d’avoir le sourire aux lèvres et d’être pris de quelques fous rires, nous sommes rapidement aussi transpirants qu’un adolescent en fin de journée. Quoi qu’il en soit, nous sommes efficaces et, notre mission effectuée, nous utilisons le transconteur pour la première fois. Il est grand temps de pénétrer dans le monde des contes !

Et là… Première claque dans nos faces ! Nous découvrons des décors à couper le souffle, des décors allant au-delà de nos attentes, des décors que nous ne sommes pas près d’oublier… La salle est immense et magnifique ! Nous courrons dans tous les sens, dans les moindres recoins, et tripotons chaque objet qui nous tombe sous la main.
La fouille, quant à elle, s’avère si succincte que seules la coopération et la communication font avancer le schmilblick. Les énigmes et les manipulations, extrêmement variées, nécessitent d’investir tout l’espace de jeu… Nous grimpons à tout va, regardons partout et rions comme des enfants. Pour tout vous dire, nous sommes complètement en folie !

De fil en aiguille, nous parvenons à tout remettre en ordre… Le moment est donc venu de quitter les lieux pour continuer notre mission de maintenance ailleurs.

Et là… Deuxième claque dans nos faces ! La salle dans laquelle nous venons de mettre les pieds est tout aussi incroyable que la première. Jamais nous n’aurions cru être éblouis de la sorte ! C’est dingue !
Le temps de découvrir un nouveau conte et de reprendre nos esprits, une surprise pointe le bout de son nez ! Déjà que nous avions atteint l’apogée de l’immersion, nous voilà maintenant au comble du bonheur !

Tout en étant aussi travaillé que ce que nous avions vu précédemment, ce nouvel univers est totalement différent et chouette au possible ! Voilà qui est parfait pour résoudre des énigmes prenantes, ludiques et inédites… La fouille, présente mais rapidement expédiée, laisse la part belle à la réflexion et à la communication. En ce qui concerne les mécanismes et les manipulations, nous faisons face à tout ce qu’il y a de plus sympathique, de plus drôle et de plus cohérent.
Tout s’enchaîne à la perfection, de manière fluide et sans aucun temps mort… Un régal !

Soudain, notre aventure prend un nouveau tournant ! Nous sommes maintenant confrontés à bien plus important qu’une banale opération de maintenance… Sans risquer de gâcher l’effet de surprise, contentez-vous de savoir que l’avenir du pays des contes dépend uniquement de notre réussite. Bonjour la responsabilité !
C’est donc plus déterminés que jamais que nous franchissons les étapes une à une dans le but de venir à bout de notre mission.

Et là… Troisième claque dans nos faces ! Nous découvrons des décors que nous avons envie de qualifier d’apothéose ! La pièce, sublimement décorée, est gigantesque, les lumières sont de toute beauté et l’ambiance sonore est absolument dingue ! Voilà qui nous plonge encore plus dans l’univers représenté. Une nouvelle fois, l’observation et la réflexion sont indispensables à notre avancée. Nous coopérons et communiquons, parfois en parlant, souvent en hurlant…
Nous sommes complètement sous le charme et aimerions rester des heures dans cette incroyable salle. Malheureusement, le temps file et notre hôte compte sur nous !

Et là… Quatrième claque dans nos faces ! Sans que nous l’ayons vu venir, les dernières minutes de jeu se font dans l’euphorie générale. Nous devons absolument faire preuve de logique et d’observation pour venir à bout d’une énigme finale ô combien incroyable ! Qu’il s’agisse des décors ou de la bande sonore, tout est mis en œuvre pour faire monter la pression. Malgré la panique qui s’empare de nous, il faut garder la tête froide ! Nous réussissons enfin notre mission après 69 minutes et 42 secondes sur les 75 minutes imparties. C’était de la folie, de l’émerveillement et du bonheur. Nous venons tout simplement de vivre notre meilleur escape game… Tout simplement. Juste tout simplement.

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Après délibération du conseil

Il y a bien longtemps que nous n’avions pas eu tant de mal à écrire un article… Il y a tout aussi longtemps que nous n’avions pas vécu un moment si exceptionnel…  Et aussi bizarre que cela puisse paraître, le Règlement de contes de Pandore et associés nous a tellement envoutés que nos habituelles touches d’humour se sont envolées, laissant place à une avalanche de compliments. Stupéfiant !

Ne nous en voulez donc pas d’évoquer, dans n’importe quel ordre, les sourires qui n’ont pas quitté nos lèvres, les décors somptueux qui nous ont charmés ainsi que les musiques qui ont enchanté nos oreilles.

Ne nous en voulez pas non plus de revenir sur le système d’indices qui tient plus que la route, sur les énigmes ludiques que nous n’avions encore jamais vues et sur la convivialité du game master qui nous a accueillis.

Tout ça pour dire qu’il ne faut pas nous en vouloir tant ce Règlement de contes est tout ce dont nous avions rêvé en termes de logique, de coopération, de cohérence, de manipulations et de mécanismes. C’est justement parce que tout y est que nous sommes encore sur un petit nuage…

Bulletin scolaire

Décors :5
Fouille :2
Réflexion :4
Difficulté générale :4

Le tremblement de terre

Pour votre gouverne

The game
6 rue de la Harpe
75005 Paris

Ligne 4 : Station Saint-Michel
Ligne 10 : Station Cluny – La Sorbonne
RER B et C : Station Saint-Michel – Notre-Dame

https://www.thegame-france.com

Notre équipe de baroudeurs des escape games continue tranquillement son périple en s’aventurant au sein d’une enseigne qu’il est désormais inutile de nommer… Cependant, notre article lui étant consacré, il nous semble indispensable de préciser qu’il s’agit de The game. Une petite originalité vient toutefois chambouler nos habitudes puisque, cette fois-ci, la découverte d’un local flambant neuf situé dans le très beau et très prisé quartier de Saint-Michel s’offre à nous. Dans le cas où vous n’auriez pas tout suivi, sachez que ce dernier a pointé le bout de son nez pour permettre à la nouvelle salle de l’enseigne, Le tremblement de terre, de voir le jour.

Pour sauver les parisiens des suites d’une secousse sismique, il vous faudra réunir une équipe composée de trois à cinq sismologues. Néanmoins, si vous êtes dix, vous aurez également la possibilité de scinder votre groupe en deux pour couvrir plus de terrain. Comme toute bonne chose se mérite, il sera également nécessaire de dépenser entre 25€ et 32€ par personne. Le monde vaut bien cela… Non ?

Le scénario ?

Un matin tout à fait ordinaire, alors que les parisiens boivent leur café sur les terrasses ensoleillées, un événement catastrophique secoue la ville… En effet, un tremblement de terre extrêmement puissant surprend la Ville Lumière et les dégâts sont considérables. Le centre de Paris est sens dessus dessous et la rue de la Harpe a particulièrement pris cher…

Comment va votre hamster ? Vous n’avez pas le temps de vous poser la question… Ni une, ni deux, vous êtes réquisitionné afin de sécuriser le périmètre car de nouvelles secousses ne sauraient tarder… Une catastrophe encore plus grave serait alors inévitable !

Votre mission ? Retrouver le local électrique et couper le courant du quartier avant que les choses ne dégénèrent… Prêts ? Feu ! Partez !

Tremblement

Et tout le toutim…

À défaut d’avoir eu le temps de découvrir la dernière-née de chez The game dans le monde d’avant, nous avons profité de la désertification estivale de la capitale pour ajouter cette pierre à notre édifice… Nous n’étions donc que hâte !

C’est après avoir reçu, comme à l’accoutumé, un petit message de rappel, que nous arrivons, par une après-midi ensoleillée, aux abords du nouveau local dans lequel nous ne tardons pas à entrer. Et là… Surprise ! C’est la maison ! La décoration, l’accueil, les zones de brief… Tout est identique au premier bâtiment de l’enseigne. Chapeau l’équipe ! Cerise sur le gâteau, nous nous trouvons à l’endroit même où un petit hôtel a accueilli Paul Verlaine il y a quelques années… Si seulement les murs pouvaient parler !

Nous rencontrons notre game master qui nous laisse le temps de passer aux cabinets avant de nous expliquer la situation… Équipé de son humour et de sa tablette, il nous présente des images du journal télévisé qui, en toute honnêteté, montrent Paris d’une manière saisissante et apocalyptique.
L’heure est grave ! Notre hôte a réellement besoin de notre équipe technique pour une intervention urgente. Mais soudain… Que se passe-t-il ? Qu’est-ce que… Oh punaise ! Ne vous en disons pas plus… Contentez-vous de savoir que l’immersion démarre avant même d’entrer dans la salle.

Juste avant de partir à la rechercher du compteur électrique pour y couper le courant, un téléphone et une bouteille de gel hydro-alcoolique nous sont remis. L’aventure peut maintenant démarrer !

C’est donc complètement survoltés que nous nous engageons dans la mission… Survoltés ! L’électricité ! Vous l’avez ou il faut vous faire un dessin ? La porte s’ouvre pour se refermer aussitôt ; nous découvrons un hall d’immeuble plus vrai que nature, le pipi du chien de la voisine en moins. Interphone, porte cochère, boîtes aux lettres… Tout y est ! Manque de bol, les choses se corsent un peu trop vite à notre goût. Il n’y a pas grand-chose et pourtant, nous ne savons pas bien comment passer la porte jusqu’au moment où un déclic se fait dans nos cerveaux… Alohomora ! Nous voilà de l’autre côté.

Compte tenu du fait que nous nous trouvions face à des interphones, nous pensions accéder à un immeuble… Allez donc savoir pourquoi et comment, nous sommes catapultés, comme par magie, en plein cœur d’une jolie rue. Autour de nous se trouvent tout un tas de commerces, un distributeur de billets et une boîte aux lettres récupérée chez les postes, télégraphes et téléphones… Croisons les doigts pour que les plus jeunes d’entre vous aient compris ce que nous venons d’écrire… Quoi qu’il en soit, de la poussière et des débris apportent une touche finale digne de ce nom car oui, la terre a bel et bien tremblé.

Après ce rapide état des lieux des décors, nous revenons vite à nos moutons. Nous démarrons par l’étape de fouille qui, vous le savez si vous nous lisez régulièrement, n’est pas notre fort. Au cours de cette dernière, nous retrouvons un portefeuille, quelques pièces de monnaie ainsi que des objets tombés ou abandonnés par les riverains ayant dû prendre la fuite… Tous ces éléments viennent accentuer le réalisme de l’expérience. C’est validé !

Nous ne l’avions pas réalisé au début de l’aventure mais, assez rapidement, nous nous rendons compte que les décors ne sont pas bien larges. Nous progressons donc, tantôt debout, tantôt à quatre pattes, à coup de pardon, oups et autres pousse-toi… Même si une partie de l’équipe ne parvient pas à voir ce qui se passe, nous avançons et effectuons des manipulations encore jamais vues. C’est chouette ! Nous tentons de nous séparer pour gagner un peu de temps mais le manque de communication nous en fait plutôt perdre. Il est grand temps de nous reprendre et de crier, masques oblige, pour que les informations circulent.

Nous parvenons enfin à trouver notre rythme de croisière. Les énigmes s’enchainent et, même si ces dernières ne sont pas toujours réalistes compte tenu du contexte, nous permettent de découvrir de nouveaux espaces de jeu. Seulement, aucun de nous ne met la main sur le compteur électrique… Nous sommes à deux doigts de péter les plombs ! Ah ah ah !

Sans que nous comprenions pourquoi, la bande originale de Requiem for a dream vient occuper nos oreilles. Même s’il est toujours agréable d’entendre du Clint Mansell dans la rue, nous doutons un chouya du fait que cela puisse réellement arriver après un tremblement de terre mais bon… Ce titre a au moins le mérite de faire monter la pression juste avant que nous entrions dans le fameux local électrique.

Nous y sommes ! Il est donc temps de couper le courant mais… Comment faire ? S’il est de notoriété publique qu’il faille appuyer sur le bouton rouge, nous devons avouer être dans le caca parce que, justement, il y a beaucoup trop de boutons rouges. Cette pièce est un casse-tête à elle seule. Nous tâtonnons, essayons et testons des combinaisons jusqu’à ce que ça fasse tilt dans nos cerveaux. Fort heureusement, notre travail d’équipe et notre synchronisation à toute épreuve portent leurs fruits. Le courant est maintenant coupé ! Top ! Bravo tout le monde !

Le périmètre est sécurisé mais nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge. C’est fâcheux ! En effet, l’aventure n’est pas tout à fait terminée puisque nous devons trouver le moyen de sortir de la rue ! Oui oui… Sortir de la rue ! C’est logique… Ou pas ! Un dernier petit effort pour maintenir nos cerveaux en marche et nous voilà sauvés des conséquences du séisme après 51 minutes et 29 secondes d’investissement.

Le tremblement

Après délibération du conseil

Retourner chez The game, c’est un peu comme retourner dans la maison de vacances de son enfance… Vous savez d’avance que l’accueil sera aux petits oignons et que tout se passera bien. C’est donc sans surprise et avec beaucoup de bonheur que nous avons retrouvé tous les petits détails faisant la réputation de l’enseigne. En effet, qu’il s’agisse du texto matinal ou du sympathique game master à fond dans son personnage, tout est pensé pour que chaque joueur passe un bon moment. Même si le traditionnel coup à boire a disparu pour raisons sanitaire, les célébrités que nous sommes ont été reçus avec la plus grande attention possible et ce, malgré le fait que nous soyons venus comme de simples mortels.

Si l’enseigne est toujours à la hauteur de sa réputation, Le tremblement de terre a, pour la première fois, fait débat au sein de notre équipe. Certes, les décors sont magnifiques et indiscutablement parmi les plus beaux de l’enseigne. Néanmoins, les énigmes ont laissé certains d’entre nous sur leur faim… La première moitié a trouvé l’aventure vraiment agréable grâce à des petits moments de rigolade et des retours aux sources tandis que l’autre moitié l’a trouvée bien… Juste bien.

Pour être tout à fait honnêtes avec vous, nous avons passé un bon moment chez The game qui a, une nouvelle fois, créé un univers original, incroyablement décoré, bien organisé et carré. Le tremblement de terre s’inscrit dans la lignée des belles salles de l’enseigne, parfaites sous tous rapports, mais manque néanmoins d’un petit quelque chose permettant au scénario d’être mis en avant. Certaines énigmes, aussi agréables soient-elles, n’ont que très peu de lien avec l’histoire au point qu’il a été difficile, à certains moments, de comprendre pourquoi nous étions là. Puis… Soyons honnêtes, avec un tel titre de mission, nous en attendions beaucoup plus en termes de pression et de surprises.

Ces petits couacs mis à part, Le tremblement de terre reste un escape game au thème jamais vu et à l’immersion travaillée. De plus, cette salle nous semble parfaitement adaptée à tous les joueurs, débutants comme confirmés, adultes comme enfants.

Au final, nous pouvons conclure en disant que The game a conçu une nouvelle énigme, digne de son enseigne, à laquelle il manque malheureusement ce je ne sais quoi que d’autres n’ont pas

Bulletin scolaire

Décors :5
Fouille :3
Réflexion :2
Difficulté générale :2